Des pâtes, des pâtes… Oui, mais du bio ?

Été comme hiver, nous mangeons tous des pâtes. Que ce soit en sauce ou nature, nous les adorons. De nombreuses variétés existent, elles peuvent être de formes et de goûts différents, mais ont toujours un point commun : de grandes qualités gustatives et nutritionnelles. Et le bio dans tout ça me direz- vous ? A-t-il un réel intérêt pour un aliment en apparence si basique ?

Vie saine et zen - Des pâtes, des pâtes… Oui, mais du bio ?

Pour fabriquer des pâtes, il faut de la farine ou de la semoule de céréales, et de l’eau ou des œufs. Une fois les ingrédients rassemblés, pétrissez, étalez, et coupez selon la forme que vous souhaitez obtenir.

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Côté cuisson, visez le "al dente"

Les pâtes "al dente" ont un pouvoir plus rassasiant que des pâtes trop cuites car elles favorisent la mastication, évitant ainsi de se resservir plusieurs fois.

En France, les pâtes doivent être obligatoirement fabriquées avec du blé dur depuis 1934. Seules les ravioles de Romans (minis raviolis au fromage) ont le droit d’être réalisés à base de farine de blé tendre.




Des pâtes, des pâtes… Oui, mais du bio ? (suite)

L’avantage des glucides complexes, appelés aussi sucres lents, c’est qu’ils mettent plus de temps à être dégradés que ceux qui se trouvent dans les bonbons ou les fruits. L’apport énergétique pour l’organisme dure plus longtemps.

Les pâtes apportent des fibres
Les fibres permettent une régulation du transit intestinal, notamment en équilibrant les pics d’hyperglycémie qui suivent un repas (la glycémie est le taux de sucre glucose dans le sang).

85 g

c'est la quantité moyenne de féculents
qu'il est conseillé
de consommer par jour


150

variétés de pâtes
sont distribuées
en France


1295

c'est l'année de l’introduction des pâtes
en Italie par Marco Polo
qui revenait de Chine






Qui veut du pain ?

Jusqu'à une époque récente, il avait un caractère sacré : avant d'être rompu, le maître de maison traçait une croix dessus avec la pointe de son couteau.
86 % d'entre nous ne conçoivent pas un repas sans lui.
Mais est-ce que le pain est bon pour notre santé et notre ligne ? Et quel pain ?...

Vie saine et zen, Qui veut du pain ?

On le consomme dans nos régions depuis l'Antiquité et ce serait les Égyptiens, il y a plus de 4000 ans, qui auraient mis au point sa fabrication.
Après une chute constante tout au long du XXème siècle, de 900 g/jour à 153 g/jour, depuis l'an 2000 la consommation de pain en France remonte à 165 g/jour.

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Levure ou levain ?

La levure est faite de champignons microscopiques avides de sucres. Elle déclenche une fermentation de type "alcoolique" qui produit principalement du gaz carbonique faisant grandir le volume de la pâte.

Le levain est un ferment réalisé à partir de farine et d'eau où se développe naturellement une culture de levure et de bactéries lactiques qui transforment une partie des glucides de la pâte en gaz carbonique et en acide lactique (d'où le goût légèrement acide du pain au levain).
La production de gaz carbonique est beaucoup moins importante qu'avec la levure, la pousse de la pâte est moins forte et plus lente. Le pain est donc moins levé et sa fabrication est plus contraignante.

Le levain est la plus ancienne technique connue pour faire du pain, et même la seule jusqu'au XVIIe siècle.

Recette simple
La recette paraît simple : de la farine, de la levure ou du levain, du sel, de l'eau. Le pétrissage permet de mélanger tous ces ingrédients. On obtient alors une pâte qui va fermenter. Elle gonfle, c'est le principe de la "pâte levée".

98 %

des français
mangent
du pain


30 %

des français
fabriquent eux-mêmes
leur pain


138 g

de pain est consommé en moyenne par jour par un Français, enfant comme adulte






Bien choisir son pain

Son choix répond à des critères de gourmandise mais également à des exigences nutritionnelles qui concernent notre santé et notre ligne. Quel pain mangeons-nous ? Où trouver du bon pain ?...

Vie saine et zen, Bien choisir son pain

Il suffit de regarder la très grande variété de produits qui figurent sur les étals des boulangers pour comprendre qu'il y a pain et pain.

Le pain blanc
Parmi eux, la baguette est un classique. Pour un étranger c'est, avec le béret basque, le symbole du français type.
Il y a bien sûr toutes les autres formes : ficelle, bâtard, flûte, pain long, en épi, miche…

Les pains blancs sont faits avec de la farine de blé raffiné, c'est-à-dire du blé dont on a enlevé l'écorce (farine de type 55).

74 %

des pains achetés
sont des baguettes


320

baguettes sont produites et consommées chaque seconde en France


71 %

des baguettes sont vendues par les boulangeries artisanales






Vous reprendrez bien du poisson ?

D'un côté les écologistes nous alertent face à la pénurie de certaines espèces de poissons.
De l'autre, les nutritionnistes nous conseillent de manger du poisson deux à trois fois par semaine…
Mais les toxicologues nous disent : "attention le poisson est très pollué !"
De quoi être largement désorienté ! Alors faut-il manger du poisson ? Et quels poissons ?...

Vie saine et zen, Vous reprendrez bien du poisson ?

Fin janvier, le WWF (Fonds mondial pour la nature) demande à la grande distribution de cesser la vente de thon rouge de méditerranée. Et ce n'est pas seulement le thon qui est menacé dans les mers et les océans…
Pourtant, on nous conseille de manger du poisson deux à trois fois par semaine pour avoir notre dose d'oméga-3 si bénéfiques pour la santé…

Bon pour la santé
On disait que le poisson était bon pour la mémoire. Les catholiques en avait fait leur plat du vendredi pour "faire maigre" (on dirait aujourd'hui : "détoxiquer l'organisme").
Il est vrai que le poisson est une très bonne source de protéines alternative à la viande (18 à 20 g pour 100 g) et souvent moins calorique que cette dernière.

16,3 kg

de poisson sont consommés par personne et par an


1 sur 3

espèce de poisson est menacée d’extinction


600

espèces de poissons sont pêchées dans le monde






Vous reprendrez bien du poisson ? (suite)

Choisir des poissons d'élevage bio
Poisson sauvage ou d'élevage ? On est là au centre d'une polémique.
D'un côté, les tenants de l'aquaculture expliquent que l'élevage de poissons permet de mieux contrôler leur teneur en produits toxiques.

De l'autre, les écologistes s'alarment de la manière avec laquelle on alimente les poissons d'élevage : farines animales (parfois d'origine terrestre), huiles animales et grandes quantités de petits poissons de pêche à teneur élevée en polluants organiques persistants et dont la pêche massive dépeuple les océans.
Ils dénoncent également les pollutions organiques, chimiques et biochimiques, et les contaminations parasitaires qu'entraînerait l'aquaculture.

Alors pourquoi pas orienter son choix plutôt vers les poissons d'élevage bio ?
Le cahier des charges de l'aquaculture biologique mis en place depuis 2000 apporte un certains nombre de garanties : des techniques d'élevage respectueuses de l'environnement, une alimentation contrôlée et exempte de tous produits d'animaux terrestres.




Champagnes et vins d'excellence bio

Des piquettes bio qui décapent la langue et l'estomac, ce n'est plus une fatalité.
Depuis quinze ans, le nombre de viticulteurs bio a explosé. Des domaines prestigieux se sont ralliés à la culture biologique ou biodynamique et aujourd'hui on trouve de nombreux vins bio parmi les meilleurs fleurons français…

Vie saine et zen - Champagnes et vins d'excellence bio

On sait que le bio est bon pour l'environnement mais pas toujours pour le palais. La qualité des produits, parfois variable, ne remplace pas le savoir-faire de l'artisan. Longtemps les vins bio ont traîné une réputation de vins mal vinifiés, et quelques grands crus hésitent encore à communiquer sur leur appartenance à la mouvance bio.

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Les conseils des cavistes

Nous avons demandé à trois cavistes parisiens de nous conseiller deux vins bio de très bon niveau pour moins de 35 €.

- Le Verger de la Madeleine nous oriente vers :
un Cheverny blanc, racé et puissant, le Domaine de Veilloux (cuvée Argilo) de Michel Queunioux (16 €),
en rouge, un Côte de Provence, Le Clos Milan 2001 (32 €), un grenache velouté à la bouche fruitée et épicée.

- La Cave à Milésimes préconise :
en blanc un Meursault Village, le Domaine de Darnat (33 €),
en rouge un Crozes Hermitage assemblant syrah, marsanne et roussanne : le Domaine Combier (25 €).

- Les Vins Guy Jeunemaître proposent :
en blanc un grand cru d'Alsace harmonieux, équilibré et complexe, le Gewurztraminer "vendange tardive" 1998 "Grand Cru Vorbourg" (35 €) du Domaine du Clos Saint Landelin
en rouge un syrah 2005 puissant et charpenté des Côtes de Provence, le Domaine Richeaume (30 €).

1 907

domaines sont consacrés en France à la viticulture bio


25 %

seulement des vignes européennes bio sont françaises
(deuxième position)


3,3 %

du vignoble français est cultivé en bio




                
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