Copropriétés : comment financer la rénovation énergétique

Ce sera une nécessité dans les années qui viennent : il va falloir rénover les passoires thermiques dans lesquelles nous habitons. Cela va coûter cher. Mais il existe de nombreux dispositifs d'aides individuelles et collectives ou des solutions d'autofinancement…

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Si l'on prend l'exemple des deux millions de copropriétés de l'Île de France, la moitié est considérée comme énergivore, classée dans les trois classes les plus faibles du diagnostic de performance énergétique (E, F, G). "Il faudrait rénover 50 000 logements par an", explique Julien Berthier, directeur d'Énergies Posit'If, une agence spécialisée dans la rénovation énergétique. Le mouvement est encore embryonnaire. Alors comment faire si l'on veut se lancer dans la rénovation énergétique de son immeuble ?

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Le financement par la surélévation

L'Agence Parisienne de l'Urbanisme a répertorié à Paris 12 000 bâtiments potentiellement concernés.

- Principe : "Tous les lots créés en toiture ou en extension sur le foncier de l'immeuble appartiennent à la copropriété. Leur vente peut financer les travaux de requalification avec un bénéfice qui revient aux copropriétaires", explique Dominique Sevray, président de Planète Surélévation.  

- Autres avantages : les charges sont minorées puisqu'on a créé des lots supplémentaires et revu à la baisse les tantièmes ; dans le même temps on a augmenté le confort et la valeur patrimoniale des logements.

- Trois préalables :
l'immeuble a-t-il le droit à surélever,
en a-t-il les capacités en terme de construction,
l'équation financière est-elle rentable ?

- Vote simple : "Aujourd'hui la majorité requise est de deux tiers, sauf dans les grandes villes comme Paris, Lyon, Marseille ou Strasbourg où la majorité simple suffit", explique Olivier Brane, avocat, membre de Planète Surélévation. "Depuis un an, il n'est plus obligatoire de réunir l'unanimité des copropriétaires du dernier étage. Ces derniers n'ont qu'un droit de priorité pour réaliser eux-mêmes les travaux ou pour acheter les lots créés à cette occasion."

Ensuite le syndicat peut faire lui-même la maîtrise d'ouvrage des travaux ou, ce qui est préférable, confier l'ensemble de l'opération à un promoteur immobilier.

Démarche à suivre
Il faut savoir au départ qu'il se passera de 2 à 5 ans entre l'émergence de l'idée au sein du conseil syndical et la réalisation des travaux.




Géobiologie et architecture : équilibrer les ondes telluriques

Les géobiologues décèlent dans nos habitations des réseaux de champs telluriques vibratoires dont les interactions auraient des effets sur le bien-être voire la santé humaine. Pour rééquilibrer ces champs vibratoires, il serait possible d'utiliser certaines formes architecturales.

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Les traces prémonitoires de la géobiologie se trouveraient chez quatre grands architectes, Frank Lloyd Wright, Le Corbusier, Jean Faugeron et José Luis Sert, selon Dominique Pétry-Amiel*. Architecte depuis 40 ans en France, aux États-Unis, en Inde et en Espagne, Dominique Pétry-Amiel a dessiné notamment la gare TGV de Séville à l'occasion de l'Exposition Universelle de 1992. C'est un autre architecte, Rémi Alexandre**, qui lui a fait découvrir à ses débuts l'existence des réseaux telluriques. "Il m'a révélé qu'il existe dans le vide des éléments vibratoires répétitifs que l'on peut reconnaître avec une baguette de sourcier."

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Les réseaux cosmotelluriques

Leur origine viendrait du magma en fusion au centre de la terre, mais ils seraient susceptibles d'être modifiés par la position des planètes. Il y aurait 14 réseaux identifiés. Les plus connus sont :

- le réseau Hartmann ou réseau H : 2 mètres Nord-Sud et 2,50 m Est-Ouest, avec une largeur de bandes de l'ordre de 20 cm ;
- le réseau Peyré : 7 à 8 m de coté, même orientation N-S / E-O
- le réseau Curry : 7 à 8 m de côté, en diagonale par rapport aux deux précédents ;
- le Grand Réseau sacré : 35 à 40 km de côté. "Il passe par Chéops et la Sainte Baume dans le Var. Je pense que le Machu Picchu, le Corcovado, tous les temples khmers, bouddhistes, toutes nos grandes cathédrales sont concernées, et d'une manière générale tous les lieux saints et de pèlerinages", précise Dominique Pétry-Amiel.

Dans l'expérimental
Dominique Pétry-Amiel reconnaît et regrette que ces notions n'aient pas de statut scientifique. Pour lui, il ne s'agit pas non plus de religion ou d'ésotérisme mais simplement du champ expérimental.
"Je suis un géobiologue autodidacte comme tous les géobiologues parce qu'il n'existe pas de formation institutionnalisée à ce jour."




L’éolien, ce n’est pas du vent !

Emblème des énergies propres avec ses hautes pales blanches toisant la campagne, l’éolienne fait depuis quelques années son entrée dans le jardin de Monsieur Tout-le-monde.

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Miguel de Cervantes aurait trouvé matière à de nouvelles épopées pour son Don Quichotte, tant les éoliennes d’aujourd’hui ressemblent à ses moulins à vent d’hier. Majestueuses, elles poussent désormais partout. Mais leur fonctionnement n’a rien d’étranger à celui qui permettait jadis de moudre les céréales. 

Un procédé simple mais peu valorisé
Les pales, en freinant la poussée du vent, actionnent le retord de l’hélice dont le mouvement permet à une génératrice de produire l’électricité. Simple.

53 %

des Français souhaitent en priorité
le développement de l’éolien
parmi les énergies renouvelables 


2 sur 3

Français pensent que
l’esthétique est un frein
au développement des éoliennes
à moins d’1 km du domicile 


650

emplois estimés
dans la filière
en France en 2011






Géothermie : la chaleur sous nos pieds

Considérée comme onéreuse à capter, l’énergie géothermique n’en est pas moins une source de chaleur inépuisable pour la maison… Et très économique sur le long terme.

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97 % des Français sont favorables aux énergies renouvelables, selon le baromètre annuel de l’Agence de l’environnement et de la maîtrise de l’énergie (Ademe), mais seulement 19 % se prononcent pour le développement, en priorité, de l’énergie géothermique. Loin derrière l’énergie solaire ou éolienne.
Pourtant la géothermie est une source d’énergie inépuisable et qui n’est pas soumise aux aléas climatiques.

Il faut un jardin
On va chercher dans le sol les calories nécessaires pour chauffer notre habitation. Une pompe à chaleur les fait remonter pour alimenter des planchers chauffants, des radiateurs ou des murs chauffants.

1 sur 5

Français est favorable, en priorité,
au développement de la géothermie


40 %

de crédits d’impôts
sont accordés pour l’achat d’équipements


70 %

d’économie
sur la facture énergétique






La rénovation écologique

Nous habitons pour la plupart d'entre nous dans des logements anciens et nous sommes 65 % en France à occuper des maisons ou des appartements antérieurs à 1975.
Il va nous falloir diviser par quatre les gaz à effet de serre d'ici à 2050, c'est dire l'ampleur des enjeux de la rénovation écologique…

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La performance énergétique des bâtiments anciens est faible. Or plus personne ne doute aujourd'hui de la nécessité d'opérer des économies drastiques dans notre consommation d'énergie.
Pour Pierre Lévy, architecte et auteur de l'ouvrage Rénovation Écologique, la réhabilitation des bâtiments anciens est "économiquement rentable, écologiquement nécessaire et socialement souhaitable".

Rénover pour des raisons économiques et sociales
La première raison est que le prix de l'énergie ne peut qu'augmenter dans les années à venir et qu'il serait inconscient de laisser les populations les plus précaires dans l'incapacité d'accéder au confort.

25 %

des émissions
de gaz à effet de serre
sont dus au bâtiment


50 kWh/m2

l'objectif en 2050
de la consommation énergétique
moyenne dans le logement ancien
(contre 210 kWh/m2 actuellement)


75 %

de la facture énergétique
dans le bâtiment
sont consacrés au chauffage



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Le bois : matériau écologique pour la construction

Contrairement à la morale de l'histoire, le deuxième des trois petits cochons, qui avait construit sa maison en bois, n'avait pas tout à fait tort ! Le bois est un matériau qui présente de multiples avantages, notamment sur le plan écologique…

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C'est l'un des plus vieux procédés de construction utilisés par l'homme. "Au départ une cabane, c'est en bois", précise Romain Delahousse, architecte spécialisé en éco-construction.
Depuis quelques années, avec le développement des préoccupations environnementales, le matériau est en vogue.
"Ce n'est pas une mode, c'est un vrai secteur qui se développe. Même des fabricants de béton ont développé des filières de construction en bois."

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Les labels du bois

FSC
Forest Stewardship Council
 

PEFC
Programme for the Endorsement of Forest Certification Schemes

Le premier label mondial attestant la gestion durable des forêts est le FSC, mis au point après la conférence de Rio 92.
Il existe aussi depuis 99 un label européen, PEFC, qui commence à s’étendre au niveau mondial.

Les deux labels ont beaucoup de points communs, notamment la référence aux principes de gestion durable de la forêt : respect des ressources, multifonctionnalité, gestion à long terme.

Le FSC est plus exigeant dans la mesure où il fait l'objet d'un suivi plus rigoureux. Il est attribué sur la base de pratiques concrétisées et non de simples engagements.

Propre et rapide
Le premier intérêt du bois c'est qu'il génère un chantier propre et rapide. Le béton fait intervenir de l'eau, donc des temps de séchage : plus long, plus cher. Le bois est un élément léger qui nécessite peu de transformation, avec une mise en œuvre rapide : moins de dépense d'énergie, moins de temps humain.

5 %

des constructions
en France
se font en bois
(contre 30 % en Allemagne)

 



Romain Delahousse
Architecte

7 Mds €

de déficit en 2009,
c'est le déséquilibre
en France
de la balance commerciale du bois

 






Acteurs du développement durable - Profession : architecte

S'il y a un domaine où l'on peut mettre en pratique une démarche de développement durable c'est bien le bâtiment. Économies d'énergie, choix de matériaux écologiques, de nombreux architectes se sont tournés vers l'éco-construction. Nous avons rencontré Mathieu Janand…

Vie saine et zen - Acteurs du développement durable - Profession : architecte

Mathieu Janand a monté avec son associé Romain Delahousse un cabinet indépendant en août 2007. Il nous raconte comment deux jeunes architectes envisagent aujourd'hui leur métier et leur engagement en matière d'éco-consctruction.

En quoi consiste votre métier ?

Mathieu Janand : Architecte, c'est un métier de chef d'orchestre : il faut avoir une inspiration et ensuite il faut orchestrer tous les gens qui sont autour : l'entreprise, les ingénieurs, le client pour que ça se mette bien en musique et que le projet sorte tel qu'il a été pensé.

15 à 25 %

le surcoût
d'un logement
"éco-construit"



Mathieu Janand

25 %

des gaz à effet de serre
sont générés en France
par le secteur du bâtiment






Construction durable : les normes et les labels

C'est certain, nous habiterons demain, en 2012, dans des bâtiments basse consommation, et après-demain, en 2020, dans des bâtiments à consommation passive ou positive.
Ça bouge très vite dans le secteur du bâtiment. Pour se mettre à l'heure du Grenelle de l'environnement de nouveaux labels apparaissent…

Vie saine et zen, Construction durable

Depuis septembre 2006, tous les bâtiments neufs, résidentiels ou non, doivent répondre à des niveaux de performances conformes à la nouvelle réglementation technique (RT 2005) prévue par le Plan Climat 2004. Concernant la consommation d'énergie, le niveau est fixé à 130 kWh/m2/an (contre 350 auparavant !).
Problème : le Grenelle de l'environnement fixe l'objectif à 50 kWh/m2/an à l'horizon 2012…

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Diagnostic de performance énergétique

Depuis juillet 2007, c'est obligatoire, tout vendeur d'un bien immobilier doit faire établir un diagnostic de performance énergétique (en plus des cinq autres : plomb, amiante, termites, risques naturels et technologiques, et, depuis novembre 2007, installation de gaz naturel).

L'estimation est chiffrée en euros et comporte deux étiquettes, graduées de A à G, du meilleur au moins bon, concernant l'un la consommation d'énergie, et l'autre l'émission de CO2/m2/an.
Valable dix ans, ce diagnostic comprend également des recommandations techniques susceptibles de diminuer la facture d'énergie.

Avec la mise en place de ce diagnostic obligatoire, la performance énergétique va devenir un argument important dans la vente d'un bien.
C'est déjà le cas en Suisse : les logements labellisés bénéficient déjà d'une surcote de 12 à 15 % à la revente.

La démarche haute qualité environnementale (HQE)
Créée en 1996, la "Haute Qualité Environnementale" est une marque déposée qui a pour objectif à la fois de maîtriser l'impact des constructions sur l'environnement et la création de conditions de vie saines et confortables à l'intérieur du bâtiment.

2 à 8 %

de surcout pour une maison HQE,
par rapport à une maison traditionnelle


245

kWh par m2 et par an,
la consommation moyenne d'énergie d'une maison en France
(contre 15 pour une maison "passive")


8 000

maisons écologiques environ sont construites en France chaque année






Une maison écolo, sans surcoût ?

Aujourd’hui, lorsque nous pensons à l’habitation de nos rêves, que ce soit une maison ou un appartement, deux choses nous semblent essentielles : aspirer à un maximum de confort et de sécurité, et maîtriser nos prélèvements de ressources naturelles et d’énergies. Vouloir une habitation qui offre une meilleure qualité de vie et de préservation de la planète, c’est vouloir un logement qui répond à la démarche HQE.

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HQE, ça veut dire quoi ?
H comme Haute, Q comme Qualité et E comme Environnementale, la démarche Haute Qualité Environnementale permet de réaliser des logements sains, et confortables dont les impacts sur l’environnement sont limités. Cette démarche correspond à 14 cibles, notons toutefois qu’il est nécessaire de répondre seulement à 7 cibles pour pouvoir dire d’un bâti qu’il est HQE.

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Les 14 cibles de la démarche HQE

1) Relation harmonieuse des bâtiments avec leur environnement immédiat
2) Choix des produits (produits durables, et recyclables) et procédés de construction (projet évolutif)
3) Chantier à faible impact environnemental (tri des déchets, produits locaux, etc…)
4) Gestion de l’énergie
5) Gestion de l’eau
6) Gestion des déchets d’activité
7) Gestion de l’entretien et de la maintenance
8) Confort hygrométrique
9) Confort acoustique
10) Confort visuel
11) Confort olfactif
12) Qualité sanitaire des espaces
13) Qualité sanitaire de l’air
14) Qualité sanitaire de l’eau 

La démarche HQE n’implique pas l’obligation d’une certification. Toutefois, dans le cas de la maison individuelle, un certificat "démarche HQE" pour l’habitat individuel (NF Maison Individuelle Démarche HQE), peut être fourni par l’organisme mandaté CEQUAMI.

1980

première maison écologique en Suède

 


8000

le nombre de maisons écologiques
construites en France par an en moyenne


+ 7 à 17%

le surcoût d’une maison passive
par rapport à une maison traditionnelle




                
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