Le couple à l'épreuve des fêtes

Tensions familiales, enjeux conjugaux, problèmes d'organisation, les fêtes de fin d'année cristallisent beaucoup d'attentes qui sont susceptibles d'être déçues. C'est une période dangereuse pour le couple ! Mais peut-être ce dernier peut-il malgré tout y trouver des ressources pour se renforcer…

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On sait que la période des fêtes est ambivalente : a priori chaleureuse et censée rapprocher, elle peut générer de grandes tensions. Pour le couple c'est le moment de tous les dangers.

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Cinq conseils pour survivre aux fêtes de fin d'année

- Exprimer ses attentes sur les cadeaux.

- S'octroyer un moment à deux : un week-end ou quelques jours ;

- Faire attention aux amis. "Les amis sont, plus qu'on ne le croit, des empêcheurs de couple", assure Florence Escaravage*.

- Sur les échanges familiaux : prendre de la distance et rester philosophe.

- Manger et boire inventif et léger. "On peut créer un autre Noël sous le signe du goût, de la nouveauté, des plats créatifs qui ne sont pas lourds."

Propice aux ruptures
Selon Florence Escaravage*, spécialiste en coaching amoureux, il est vrai qu'on assiste à beaucoup de ruptures en cette période de l'année.
"Les gens sont vraiment à bout. Le mois de novembre est un mois très difficile. Les Fêtes suscitent de nombreuses attentes, bien plus que la Saint-Valentin ou qu'un anniversaire. Et il y a beaucoup d'illusions sur la fusion familiale de Noël. Or plus il y a d'attentes plus il y a de ruptures."




Vers une masculinité tranquille

Confrontés à des injonctions contradictoires quant à leur masculinité, beaucoup d'hommes sont en souffrance. Ceux qui reconnaissent leur fragilité dans le cadre d'une parole partagée entre hommes parviennent à plus de sérénité.

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Hier il fallait qu'un homme soit fort, puissant, protecteur, conquérant, dans l'oubli de soi. Il ne devait pas pleurer, il n'avait pas d'émotion, il n'avait pas peur, il n'avait pas mal… Et voilà qu'aujourd'hui on l'accuse d'être macho, violent, prédateur, bourrin, homophobe… C'est certain, le modèle ancien a vécu (Voir : Hommes-femmes à l'aube du 21e siècle) et ce qu'il en reste met en souffrance de nombreux hommes qui se retrouvent de plus en plus souvent dans le cabinet du psy.

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Une vulnérabilité partagée entre hommes

"Quand je suis avec un groupe de 12-14 hommes, de tous les milieux socioprofessionnels, de 25 à 75 ans, au bout d'une heure c'est la vulnérabilité qui s'exprime", raconte Alain Héril. "Vous avez un homme de 70 ans qui va raconter sa vie en acceptant d'être vulnérable, de ne pas avoir tout compris, de ne pas avoir tout réussi. Et il y a un homme de 25 ans qui va dire que, malgré la différence d'âge, il a la même sensation. Il y a alors quelque chose qui s'apaise, il y a une acceptation de cette vulnérabilité partagée entre les hommes. Personnellement je trouve ça très beau à vivre, très émouvant et, au-delà de l'émotion, c'est quelque chose qui donne de la force. C'est une vulnérabilité qui crée de la force." 




Couples non-cohabitants, deux toits pour durer ?

Ils s’aiment depuis des années et pourtant ils ont décidé de ne pas vivre sous le même toit. Ces couples, dits non-cohabitants, trouvent leur équilibre dans ce mode de vie.

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En union libre, pacsés ou mariés, certains couples décident de vivre séparément. Pour eux, la "non-cohabitation" comporte de nombreux avantages et n’empêche pas de partager une véritable intimité.

Une majorité de moins de 30 ans
Il y aurait en France environ 4 % de couples qui se diraient "non-cohabitants", et plus de la moitié auraient moins de 30 ans, selon une étude de l’Insee parue en 2011*. Il s'agirait pour eux d'une phase transitoire ou d'un "choix du jeune adulte souhaitant conserver une indépendance vis-à-vis du conjoint". Indépendance qui vaut pour tous les plans : familial, amical, financier, etc.

32 millions

de personnes majeures
se déclarent être en couple


1,3 million

de couples non-cohabitants
soit 4 % des couples


200 000

couples mariés
ne partagent pas le même logement






Le "polyamour", une conjugalité au pluriel

Loin du modèle occidental traditionnel de la monogamie, les "polyamoureux" prônent des relations sentimentales ouvertes. Si cette forme de conjugalité contemporaine en satisfait certains, elle suscite le débat. Le "poly", un modèle d’avenir ?

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Ni échangistes, ni libertins, les "polyamoureux" ou "poly" mettent en avant les sentiments d’affection qui les relient à plusieurs partenaires. Le concept de "polyamour", apparu sous cette dénomination dans les années 90, séduit certaines personnes qui y trouvent leur équilibre. Mais attention, tout n’est pas toujours rose dans la vie d’un "poly" !

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De l'amour ou pas ?

Eric Smadja est sceptique quant à la présence du sentiment amoureux au sein des relations de polyamour.
"Selon moi, s’il existe un sentiment amoureux, il ne concernerait qu’un seul partenaire ; les autres satisfont d’autres attentes et désirs comme l’érotisme, la tendresse, la complicité intellectuelle par exemple. L’amour est un sentiment complexe et ambivalent qui comporte plein de choses : valorisation de soi par l’autre, tendresse, érotisme, désir de possession qui s’accompagne de jalousie, état de dépendance, désir de fusion, capacité de se soucier de l’autre, etc. qui ne semblent pas correspondre avec les "polyamoureux". En ayant plusieurs partenaires, ils évitent de s’engager dans une relation trop intense qui impliquerait une dépendance à l’autre, le sentiment de possession, l’angoisse d’être abandonné, d’être fragilisé. Leur investissement affectif est moindre mais satisfaisant et tolérable pour leurs désirs. Sans oublier les bénéfices narcissiques de la séduction et de la valorisation de soi…"

Des relations moins denses et sans sentiment de dépendance peuvent-elles encore être considérées comme de l’amour ?
"Oui", répondent les "poly"; "peut-être", nuancent les psy. 

La conjugalité élargie
Être "polyamoureux", c’est entretenir une relation sentimentale, platonique ou sexuelle, avec plusieurs partenaires. Pour Yves-Alexandre Thalmann*, enseignant en psychologie, le "polyamoureux" aime simultanément plusieurs personnes de façons différentes.




Les pères "enceintes"

De plus en plus d'hommes avouent leur désir d'enfant et accompagnent activement la grossesse de la future maman jusqu'à l'accouchement où ils prennent une part active ! Ces nouveaux pères découvrent des émotions nouvelles et captivantes…

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Depuis une quarantaine d'années la fonction de père connaît une évolution importante, avec la remise en cause dans la société de l'autoritarisme absolu et l'atténuation chez l'homme de la peur de la femme et de la féminité. Il était impensable il y a cinquante ans qu'un père assiste à l'accouchement, c'est aujourd'hui chose courante.

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Coutumes ancestrales

La couvade n'est pas une invention récente. Lise Bartoli, psychothérapeute, explique dans son ouvrage Venir au monde que certains aborigènes d'Australie restent couchés quand s'approche l'heure de la naissance.

Chez nous aussi, à l'époque médiévale, dans la région basque, les pères restaient couchés, se plaignaient d’avoir les douleurs liées à l’accouchement, recevaient les cadeaux et donnaient les premiers soins au nourrisson alors que leur femme déjà debout reprenait le cours normal de la vie !

Ces traditions montrent que l'homme a besoin d'une manière ou d'une autre de s'impliquer physiquement dans la grossesse de sa femme. 

Désir d'enfant
Traditionnellement la plupart des hommes ne commençaient à découvrir le plaisir d'avoir un enfant que quand il était là. Aujourd'hui, c'est souvent le jour de la première échographie que le choc se produit. "On voit l'œuf, savoir qu'il y a un cœur qui bat, savoir qu'il marche à 180 pulsations minutes (…) ça s'est imposé", raconte Jean-Yves*.




Les cinq étapes du couple

La vie de couple n'est pas un long fleuve tranquille. Jeunes ou vieux, riches ou pauvres, mariés ou en union libre… Selon les psychologues, nous traversons tous les mêmes étapes. Après la passion qui nous pousse irrationnellement dans les bras l'un de l'autre, il faut construire pour que la relation puisse durer et qu'elle se transforme en amour véritable.

Vie saine et zen - Les cinq étapes du couple

Il y aurait cinq étapes qui seraient les mêmes pour tous. Yvon Dallaire, psychologue, a développé une approche psychosexuelle des relations homme-femme qui s'appuie sur des données biologiques et psychosociales de l'être humain. Selon lui, d'un couple à l'autre ces cinq étapes arrivent toujours dans le même ordre mais leur durée change.
"Elles sont loin d'être chronologiquement tranchées au couteau : elles se superposent et s'influencent les unes les autres", explique-t-il.

1. La lune de miel
C'est la période de séduction. L'homme et la femme se présentent sous leur plus beau jour. On est beau, on sent bon, et on fait tout notre possible pour faire plaisir à l'autre et lui plaire.
"C'est une période où l'homme est très attentif et communicatif, et la femme admirative et réceptive". Une période où les émotions sont intenses et où le couple se sent très proche.

86 %

des français pensent
que la durée de vie idéale d'un couple,
c'est toute la vie


20 %

des couples
sortent gagnants
de l'étape 2


47 %

des français pensent
que le couple sert avant tout
à avoir des enfants






Pourquoi veut-on tout savoir de l'autre ?

Lorsque l'on rencontre LA bonne personne, tout devient merveilleux. La vie est belle et l'autre est tellement extraordinaire qu'il réussit à nous combler entièrement. Du coup tout nous intéresse chez lui (ou elle). Sa couleur préférée, son ou sa meilleur(e) ami(e), le nom de ses ex, sa journée au boulot… Et puis d’ailleurs où est-il (elle) en ce moment ? On n’est jamais rassasié, on veut tout savoir. Mais attention à ne pas glisser vers l’espionite aiguë.

Vie saine et zen - Pourquoi veut-on tout savoir de l'autre ?

Plus d’un Français sur quatre regarde dans le portable de son conjoint, pour consulter le journal de ses appels ou inspecter ses SMS.
Téléphone, Facebook, Twitter, MSN... Les moyens de surveiller l’être aimé se sont multipliés ces dernières années, réveillant parfois nos plus bas instincts. Mais d’où vient ce petit vice ?

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Tomber amoureux fait perdre deux amis

On le sait, lorsqu’on tombe amoureux, on est un peu moins disponible pour notre entourage. Nos roucoulades auraient raison de nos amis, pour être précis : deux d’entre eux. C’est ce qu'ont constaté Robin Dunbar et Max Burton, professeurs d’anthropologie à l’université d’Oxford en interrogeant 540 personnes de plus de 18 ans sur leurs amitiés lors de leur relation amoureuse naissante.

Robin Dunbar explique "les gens qui sont dans des relations amoureuses, au lieu d'avoir les typiques cinq [proches] qu'on trouve en moyenne, ont seulement quatre personnes dans ce cercle. Et comme l'un de ces quatre proches est la personne qui vient de rentrer dans votre vie, cela veut dire que vous avez dû en délaisser deux autres".

Tout beau tout neuf
Toujours vouloir être avec l’autre et tout savoir de lui… Ce petit nuage où rien n’existe sauf le couple est une phase normale des relations amoureuses débutantes.
En plus de l’attrait de la nouveauté, cet attachement permet de construire et consolider la liaison et surtout de se rassurer. En effet, les partenaires ont la même crainte : être rejeter et perdre l’être aimé.

61 %

des femmes privilégient
"passer du temps en couple"
lors de leurs temps libres,
soirs et week-ends.


57 %

des hommes affirment
tout dire à leur chérie
et trouver
que c’est tant mieux


67 %

des hommes estiment
être le premier confident
des états d’âme, complexes,
angoisses de leur compagne.






Vivre sous le même toit, partir du bon pied

Ensemble depuis quelques mois ou quelques années, beaucoup de couples finissent par passer le cap : vivre sous le même toit. Mais une fois passée la joie des premiers jours, la désillusion pointe le bout de son nez. Comment éviter ce désenchantement ?

Vie saine et zen - Vivre sous le même toit, partir du bon pied

Vivre à deux n’est pas une étape anodine. Elle peut consolider le couple mais également le mettre en péril.
S’il n’y a pas de recette miracle, quelques règles simples peuvent réduire les tensions et prolonger l’idylle. Prêts pour le grand saut ? 

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Les 4 piliers du couple

Selon Frédéric Fanget, le couple se fonde sur plusieurs piliers.

- L’engagement
Il est nécessaire de se projeter avec son partenaire pour avancer ensemble et franchir les difficultés qui surgiront au fil du temps.

- La communication
Elle doit être de qualité. Il faut à la fois exprimer à l’autre ce que l’on ressent, d’une bonne façon, et être attentif à ce qu’il a à dire.

- Partager des valeurs communes
C'est également indispensable. Toutefois, quelques-unes peuvent être différentes, mais jamais opposées.

- Sexualité
Enfin, le couple doit partager une sexualité qui épanouit les deux amants.

On franchit le cap ? Oui, mais après réflexion
Certains attendent des années, d’autres comme Lauranne prennent la décision après quelques mois de relation. Elle habite avec Laurent depuis 2 ans et ne regrette rien.

47,7 %

des plus de 15 ans
vivent en couple

 


8 %

des couples âgés de 18 à 79 ans
choisissent de vivre séparément

 


91 %

plus de risques de divorcer
quand la femme est au foyer
et que l’homme participe peu aux tâches ménagères






Hommes-femmes à l'aube du XXIe siècle (suite)

Nous sommes tous bisexuels
De la même manière dans sa construction psychique, chaque individu se construit une identité sexuée originale qui est le produit de choix conscients ou inconscients.
Pour Serge Hefez, psychiatre et psychanalyste, nous empruntons à notre entourage des traits de caractère plutôt réputés "masculins" ou "féminins" et nous faisons notre propre "cocktail".

Parmi les paramètres qui entrent en ligne de compte notre place dans le groupe familial joue un rôle peut-être plus important que la réalité biologique. Serge Hefez fait alors référence à l'analyse systémique : selon qu'on est l'aîné, le cadet ou le benjamin, selon qu'on a (ou pas) des frères ou des sœurs et selon leur place dans la fratrie, on ne va pas se construire de la même manière.

16%

d'écart subsiste encore entre les salaires des hommes et des femmes


1950

la première pilule contraceptive est élaborée par une équipe de chercheurs au Mexique


88%

des femmes pensent qu'il est difficile de concilier vie professionnelle et vie de mère de famille






Hommes-femmes à l'aube du XXIe siècle

Le bouleversement du féminisme au siècle dernier, indépendamment de l'égalité juridique et de la parité qui font aujourd'hui à peu près l'unanimité, provoque des réactions d'inquiétudes : les femmes ne seraient plus des femmes et les hommes ne seraient plus des hommes ! Certains aimeraient bien revenir en arrière…
Une quarantaine d'année, c'est bien court pour juger des conséquences profondes de cette révolution des sexes qui perturbe beaucoup d'entre nous. Quelques repères pour essayer d'y voir plus clair…

Vie saine et zen - Hommes-femmes à l'aube du XXIe siècle

Le modèle de référence a vécu
Avant c'était simple : l'homme partait chasser au bureau, la femme tenait la grotte, la briquait au Paic Citron et élevait les enfants.
À partir des années 70, rien ne va plus ! Les codes sont remis en cause. On voit des femmes conduire des poids lourds et diriger des entreprises, des hommes faire des omelettes et changer la couche de bébé. Il y a brouillage des valeurs, c'est certain.

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Pantalon interdit aux femmes

Il est légalement interdit aux femmes de porter un pantalon !
La loi date de 1799. Selon la loi du 26 brumaire de l’an IX, il est stipulé que "toute femme désirant s’habiller en homme doit se présenter à la Préfecture de police pour en obtenir l’autorisation". Tombée en désuétude depuis longtemps, elle n'a toujours pas été annulée.
Des circulaires datant de 1892 et 1909 autorisent la femme à porter le pantalon uniquement si elle tient une bicyclette par le guidon ou les rênes d'un cheval…

Les femmes y gagnent en émancipation professionnelle. Les hommes ont l'impression d'y perdre parce qu'obligés de partager leur domination dans la sphère professionnelle et privée, alors que, dans le quotidien, les femmes gardent la main sur l'organisation de la maison.


                
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