Bio : la mutation en marche

Dans le secteur du bio, les grandes manœuvres ont commencé ! Arrivée en force de la grande distribution, acquisitions stratégiques, orientation vers le e-commerce, émergence de nouveaux acteurs plus bio que bio…

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Depuis plusieurs années, nous sommes en présence d'un taux de croissance digne des Trente Glorieuses : +21,7 % en 2016 après deux années à +15 %. Même si, globalement, le bio ne représente qu'une part modeste (3,5 % de la consommation alimentaire à domicile), il n'en reste pas moins vrai que les ventes de produits bio progressent de manière spectaculaire pour atteindre un total de 7,1 milliards €* en 2016.

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Bio : 7 sur 10

71 % de produits français
Le mouvement de la consommation est suivi par le développement de la production. Depuis début 2017, 19 fermes bio se créent chaque jour et la surface agricole cultivée en bio atteint au 30 juin les 6,5 %*.
"C'est moins la conséquence des aides économiques que des prises de conscience individuelles des agriculteurs qui développent des surfaces en bio. À l'avenir, le recours à l'importation qui est de l'ordre de 29 % sera sans doute revu à la baisse ", se réjouit Benoît Soury.

70 % des Français
Côté consommateur, la population concernée se généralise avec environ 7 Français sur 10 qui consomment bio régulièrement. Il existe toujours parmi elle une surreprésentation des foyers aisés, parisiens, sans enfant et plutôt âgés. Mais depuis deux ans la progression la plus rapide concerne les jeunes, les familles avec enfant et les foyers modestes**.

2e marché européen en terme de consommation
"C’est l’équivalent du marché du champagne", précise Benoît Soury, président de Natexbio (Fédération des professionnels de la filière bio). "Nous sommes le deuxième marché européen derrière l’Allemagne."

45 %

la part de marché
de la grande distribution
dans le bio en 2016***


+22,5 %

la croissance du bio
en grande distribution
en France en 2016***


+24 %

la croissance du bio
en magasins spécialisés
en France en 2016***






Une agriculture pour nourrir l'humanité

Serons-nous capable demain, en 2050, de nourrir 10 milliards d'êtres humains sur terre tout en respectant la planète ? Et si la seule solution était une agriculture écologique ?

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Ce soir, 800 millions de personnes iront se coucher en ayant faim. Le chiffre ne bouge pas depuis plus d'un siècle alors que la population mondiale est passée d'environ 1,8 milliards en 1900 à 7,5 milliards aujourd'hui. "Quel que soit le nombre d'habitants sur la planète, il y a 800 millions de crève la faim", s'indigne Bruno Parmentier, ingénieur des mines, économiste et ancien directeur de l'École Supérieure d'Agriculture d'Angers. Il y a aussi la malnutrition avec 1 milliard de gens qui mangent la même chose tous les jours : riz, manioc… "Leur santé est gravement détériorée parce qu'ils manquent de protéines, de vitamines, de minéraux".

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Soyons locavores

Moins de 500 km
La spécialisation du commerce qui s'est mise en place après la 2de guerre mondiale a touché aussi l'agriculture.
"Qu'est-ce que c'est que cette idée, dans une période de pénurie, d'organiser le monde pour faire circuler sur des dizaines de milliers de kilomètres des centaines de milliers de tonnes de produits périssables et pondéreux dans des pays où il n'y a même pas de routes, pour les vendre à des gens qui n'ont pas d'argent pour nous les acheter. C'est de l'escroquerie intellectuelle !", s'indigne Bruno Parmentier.
"Il faut revenir aux fondamentaux : sur les produits périssables et indispensables, chacun doit produire sa nourriture localement dans sa zone géopolitique. La nourriture de tous les jours doit venir de moins de 500 km."

Le choix de la qualité
Pour que cela fonctionne, il faut que le consommateur comprenne l'importance du choix de la qualité : aussi bien pour la planète que pour sa santé. "Le consommateur doit se dire que quand il achète un produit il achète le monde qui va avec. En France dans les années 50 on dépensait environ 35 % de notre salaire pour manger, aujourd'hui 14 %. Les américains c'est 7 %. En Afrique noire c'est 56 % en moyenne. Il faut avoir le courage de se dire qu'on ne dépense pas assez d'argent et de temps pour manger."

Plus de bébés, plus de riches
Pour faire disparaître la faim et la malnutrition, pour prendre en compte la progression démographique, il faut augmenter la production agricole en moyenne de 30 % d'ici 2050, selon Bruno Parmentier. "En Afrique, il faut la tripler. En Asie il faut la doubler."




Les femmes, moteurs du bio ?

Les femmes seraient en pointe dans la consommation de bio, d'après les enquêtes. Mais dans le monde de la production, il reste du chemin à parcourir… Des initiatives comme le Prix des Femmes Marjolaine y contribuent.

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Le bio est en plein boom et cela se confirme. Après une croissance de 15 % en 2014 puis en 2015, les ventes de produits bio ont augmenté de 20 % au premier semestre 2016, selon les derniers chiffres de l'Agence Bio. Aujourd'hui le mouvement a changé d'échelle et gagne toutes les couches de la société : deux tiers des Français achètent du bio au moins une fois par mois et affichent à 93 % leur intention de continuer à le faire. Leurs principales raisons : la santé, qui arrive juste devant la protection de l'environnement.

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Consommateurs : une tendance de fond
Cette tendance est confirmée par la dernière étude Ethicity (GreenFlex/TNS Sofres) : "Le développement durable est devenu une nécessité pour 71,9 % des Français."

24,7 %

des consommatrices bio
"consomment systématiquement
moins de viande"**


40,7 %

des consommatrices bio
"se méfient de la nourriture
industrielle"**


38,5 %

des consommatrices bio
"préparent le plus souvent leurs repas
à partir de produits frais"**






Économie de partage : de l'échange et du lien

Une autre manière de consommer qui privilégie l'entraide, prolonge la durée de vie des objets et permet de réaliser de sérieuses économies… Certains parlent même d'un changement de civilisation.

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Nous y sommes. Elle est présente partout. Lorsque nous prenons un vélo ou une voiture en libre service, que nous faisons du covoiturage, du coworking, du don, du troc, que nous utilisons des jardins ou des ateliers partagés, que nous consultons un article sur Wikipédia, que nous téléchargeons un logiciel en open source, que nous contribuons à un financement participatif… Nous sommes dans l'économie collaborative.

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MyTroc.fr : comment ça marche ?

MyTroc.fr est un site qui met en relation des particuliers pour troquer des biens, des services, des prêts. Les échanges sont facilités par une monnaie complémentaire, collaborative : les noisettes.

"Il y a trois façons de troquer sur le site : contre des noisettes, contre quelque chose avec ou sans complément de noisettes. Les membres doivent se sentir libres dans leur façon de troquer", explique Floriane Addad.

Pour pouvoir troquer il faut ouvrir un compte, l'inscription est gratuite.
"Quand on dépose sa première annonce on a 20 noisettes offertes. Tous les 5 trocs ou quand on parraine quelqu'un, on a 5 noisettes offertes. On peut gagner régulièrement des noisettes lors de concours sur Facebook, "le troc coup de cœur de la semaine" ou "le troqueur de la semaine", celui qui a troqué le plus."

Aujourd'hui le site compte 6 500 membres et plus de 4 700 annonces en ligne.

L'équipe fonctionne de manière bénévole depuis plusieurs mois. Elle est en train de conclure des partenariats avec des mairies et des entreprises qui paieront une cotisation pour avoir une page personnalisée donnant accès à leurs services collaboratifs (liens associatifs, jardins partagés, covoiturage…). 10 % des bénéfices seront reversés aux associations écologiques partenaires.




Copropriétés : comment financer la rénovation énergétique

Ce sera une nécessité dans les années qui viennent : il va falloir rénover les passoires thermiques dans lesquelles nous habitons. Cela va coûter cher. Mais il existe de nombreux dispositifs d'aides individuelles et collectives ou des solutions d'autofinancement…

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Si l'on prend l'exemple des deux millions de copropriétés de l'Île de France, la moitié est considérée comme énergivore, classée dans les trois classes les plus faibles du diagnostic de performance énergétique (E, F, G). "Il faudrait rénover 50 000 logements par an", explique Julien Berthier, directeur d'Énergies Posit'If, une agence spécialisée dans la rénovation énergétique. Le mouvement est encore embryonnaire. Alors comment faire si l'on veut se lancer dans la rénovation énergétique de son immeuble ?

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Le financement par la surélévation

L'Agence Parisienne de l'Urbanisme a répertorié à Paris 12 000 bâtiments potentiellement concernés.

- Principe : "Tous les lots créés en toiture ou en extension sur le foncier de l'immeuble appartiennent à la copropriété. Leur vente peut financer les travaux de requalification avec un bénéfice qui revient aux copropriétaires", explique Dominique Sevray, président de Planète Surélévation.  

- Autres avantages : les charges sont minorées puisqu'on a créé des lots supplémentaires et revu à la baisse les tantièmes ; dans le même temps on a augmenté le confort et la valeur patrimoniale des logements.

- Trois préalables :
l'immeuble a-t-il le droit à surélever,
en a-t-il les capacités en terme de construction,
l'équation financière est-elle rentable ?

- Vote simple : "Aujourd'hui la majorité requise est de deux tiers, sauf dans les grandes villes comme Paris, Lyon, Marseille ou Strasbourg où la majorité simple suffit", explique Olivier Brane, avocat, membre de Planète Surélévation. "Depuis un an, il n'est plus obligatoire de réunir l'unanimité des copropriétaires du dernier étage. Ces derniers n'ont qu'un droit de priorité pour réaliser eux-mêmes les travaux ou pour acheter les lots créés à cette occasion."

Ensuite le syndicat peut faire lui-même la maîtrise d'ouvrage des travaux ou, ce qui est préférable, confier l'ensemble de l'opération à un promoteur immobilier.

Démarche à suivre
Il faut savoir au départ qu'il se passera de 2 à 5 ans entre l'émergence de l'idée au sein du conseil syndical et la réalisation des travaux.




Acteurs du développement durable – Profession : conseil en économie circulaire

C'est une méthode ludique qui permet aux acteurs de l'entreprise de reconsidérer leur stratégie pour aller vers l'économie circulaire… Avec son associé, Nicolas Buttin a mis au point "Circulab", un jeu destiné à animer des séminaires d'entreprise

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Créée en 2012 par Nicolas Buttin et Brieuc Saffré, Wiithaa est une agence de design qui se consacre au conseil en économie circulaire. Les fondateurs de l'entreprise entendent le mot design au sens du "Design Thinking" anglo-saxon (voir encadré).

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Le "Design Thinking"

D'après Wikipédia, le Design Thinking est "une approche de l'innovation et de son management qui se veut une synthèse entre la pensée analytique et la pensée intuitive. Il s'appuie beaucoup sur un processus de co-créativité impliquant des retours de l'utilisateur final".

Nicolas Buttin revendique cette méthodologie : "nous envisageons le design de manière globale comme un outil d'innovation et non un outil d'esthétique tel qu'il est généralement compris en France. C'est plus le design d'Apple que celui de Philippe Starck ! Pour nous le design est quelque chose de très global : ce n'est pas uniquement le design produit ou graphique, c'est plutôt le design stratégique, une approche holistique de l'entreprise".




Tendances : le magasin bio de demain

Le magasin bio de troisième génération arrivera bientôt dans nos quartiers ! Il sera centré sur le nouveau consomm'acteur, ouvert à une diversification des métiers avec une vocation collaborative…

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Les plus âgés se souviennent qu'il n'y a pas si longtemps, au 20e siècle, il fallait faire un long trajet pour trouver une boutique bio et rapporter son muesli, son riz complet ou son pain Lemaire quotidien. C'était déjà une épicerie Biocoop ou La Vie Claire. C'était souvent une petite échoppe indépendante dont l'enseigne indiquait "magasin diététique". Aujourd'hui nous faisons nos courses avec un panier à roulette dans ce qui ressemble à une supérette ou un mini-supermarché. À quoi ressemblera le magasin bio de demain ?

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Des réseaux en forte croissance

Dans le bio, les acteurs qui créent plus des trois quarts des nouveaux points de vente en France et qui structurent la distribution sont "soit des groupes totalement intégrés type Naturalia ou NaturéO qui sont propriétaires de 100 % de leurs points de vente, soit des regroupements uniquement volontaires par adhésion comme BioCoop, soit encore des systèmes mixtes comme La Vie Claire", explique Benoît Soury.
Le nombre d'indépendants a sensiblement diminué et la tendance se confirme pour les années à venir.

Les groupes connaissent une croissance très forte : +10 % en 2014. "À fin juin 2015, les chiffres semblent indiquer qu'il n'y a pas un réseau qui ne progressera pas d'au moins 12 ou 13 % à nombre de magasins constant. Le chiffre est près de 20 % à nombre de magasins non constant." 

Autour de 250 m2
Les tentatives de grandes surfaces bio de 900 ou 1 000 m2 on fait long feu, selon Benoît Soury, directeur général de La Vie Claire et président de Natexbio*.




Défricheurs de l'avenir : Dominique Eraud

Médecin, très active dans les ONG environnementales depuis les années 1980, Dominique Eraud se bat pour faire reconnaître à leur juste place les médecines alternatives et complémentaires qu'elle appelle "écomédecines".

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Juin, ciel bleu, coin de nature enchanteur avec vue panoramique sur les toits de la capitale… Au milieu des poiriers, des framboisiers et des plantes aromatiques, Dominique Eraud nous reçoit sur sa terrasse écolo (voir encadré) et a préparé une infusion de plantes fraichement cueillies. Médecin, acupunctrice, homéopathe, phytothérapeute, spécialiste en nutrition, elle revient sur sa vie et son engagement pour les médecines écologiques.

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La terrasse écologique de Dominique Eraud

Pouvez-vous nous parler de votre terrasse ?
D.E. : J'ai toujours aimé la terre, je suis petite fille d'agriculteur breton par mon père. Mais j'habite en plein centre de Paris. J'ai donc toujours eu des terrasses car, comme je travaille le samedi, ça me permet d'être à la campagne sans bouger de la capitale. J'ai actuellement la chance de disposer d'environ 100 m2 et j'ai décidé tout récemment de créer une "terrasse à manger" avec un potager, des plantes médicinales et des arbres fruitiers : abricotier, poirier, amandier, framboisier, fraisier...

En quoi est-elle écologique ?
D.E. : Camille Muller, qui est un paysagiste écolo, m'a beaucoup aidé. Je voulais une terrasse qui soit jolie. On peut faire bio et beau ! Je récupère l'eau de pluie du toit, j'ai mon compost, j'ai deux panneaux solaires qui alimentent l'arrosage automatique, l'éclairage le soir et un petit bassin. J'ai aussi une ruche et des arbres de variétés anciennes. Et évidemment, tolérance zéro sur les pesticides ! J'ai des euphorbes de Virginie dans le potager qui enlèvent les insectes, j'utilise du purin d'orties, de l'huile de Neem, du sang de bœuf desséché, des farines d'arêtes de poisson… Le dispositif permet l'autonomie alimentaire d'une personne neuf mois sur douze.

Cette terrasse a du succès, je crois…
D.E. : Elle est passée dans plein d'émissions de télé et les gens me téléphonent pour avoir des renseignements. Il y a une demande incroyable ! J'adore faire ma part de colibri…




Défricheurs de l'avenir : Philippe Desbrosses

Philippe Desbrosses est l'un des pionniers du bio en France et dans le monde. Il mène depuis de nombreuses années un combat sans répit concernant l'un des enjeux essentiels pour une alimentation de qualité : la préservation des semences paysannes.

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Agriculteur, docteur en sciences de l’environnement, Philippe Desbrosses* a participé activement dans les années 1970 à la création des labels bio au niveau national et international. Il anime depuis 1999 l'association Intelligence Verte, qui a pour objet la sauvegarde de la biodiversité, et vient de lancer Graines de vie, un mouvement citoyen pour la sauvegarde des variétés potagères et fruitières menacées de disparition.

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La Ferme de Sainte-Marthe et les Entretiens de Sologne

Vous avez créé une sorte de conservatoire des semences paysannes…
PhD : Depuis le début des années 80 nous avions un catalogue de graines pour jardiniers. On parcourait les foires avec nos 107 variétés de courges multicolores et multiformes, 250 variétés de tomates…J'avais écrit un article dans "Pour nos jardins", l'organe des Jardins Ouvriers de France qui comptait 900 000 abonnés. À la suite de cet article, j'ai reçu des sacs de courriers de jardiniers voulant acheter des graines de potimarron. En 1982 j'ai donc démarré la vente de semences par correspondance.

Quand avez-vous créé les Entretiens de Millançay ?
PhD : Ils sont nés en 1992. Ils devaient durer seulement une année parce qu'il y avait une actualité autour de la réforme de la PAC (Politique Agricole Commune). Mais compte tenu du succès, on a continué chaque année à faire ces conférences, ces débats, ces ateliers qui sont devenus récemment les Entretiens de Sologne.

Vous avez aussi monté un centre de formation…
PhD : Lorsque j’ai pris la suite de mes parents à la Ferme de Sainte-Marthe j’avais déjà ce projet pédagogique. En 1995, j'y ai démarré le centre-pilote de formation à l'agriculture biologique. Les écuries sont devenues des salles de cours. On a reçu des milliers d'élèves et le succès ne se dément pas. Six ou sept mois de la belle saison sont consacrés à la formation de stagiaires qui viennent du monde entier.




Le bio ne connaît pas la crise

Malgré la crise, le secteur du bio connaît une forte croissance et tous ses voyants sont au vert… Dans tous les sens du terme ! Loin d'un phénomène de mode, c'est devenu une tendance de fond de la société.

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Augmentation du chômage, croissance poussive, pouvoir d'achat en berne… La crise est une réalité incontournable.
Catherine Chalom, créatrice de deux magasins Biocoop* à Paris, connaît bien la réalité du terrain et témoigne : "Que ce soit à Paris ou en Normandie, où je vais souvent, le nombre de commerces qui ferment est impressionnant. La destruction ou la précarisation des emplois est une réalité."

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La production de bio : en croissance continue

Côté production, en 2014, le nombre de producteurs (environ 26 500) et la surface cultivée en bio ont tous deux augmenté de 4 %.
La production nationale couvre 75 % de nos besoins.
Elle a doublé en cinq ans (de 2007 à 2012).

Avec 1,1 million d'hectares cultivés en bio, la France a dépassé l'Allemagne en 2014 et affiche la troisième surface bio d'Europe, derrière l'Espagne et l'Italie.
"D'ici trois ou quatre ans on peut espérer être le premier pays européen du bio", affirme Etienne Gagneron, président de l'Agence Bio.

Une croissance de 10 %
Logiquement on pourrait en déduire que les consommateurs sont amenés à économiser sur tout, y compris sur l'alimentation.
"Or nous, dans le bio, on s'en sort plutôt bien ! Je ne constate aucune baisse d'activité mais au contraire une croissance qui se poursuit de manière constante", explique Catherine Chalom.

4 %

de la surface agricole utile
en France
est en bio
en 2014**


92 %

des consommateurs bio
pensent maintenir ou augmenter
leurs achats bio
dans les 6 mois à venir**


2,6 %

du marché alimentaire
en France
est en bio
en 2014**




                
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