Vive les vacances et le tourisme vert !

L'année a été dure, nous avons bien mérité nos vacances. C'est certain. Mais ce n'est pas une raison pour oublier de respecter la planète et celles et ceux qui l'habitent, le temps du break estival. À nous d'être les "consomm'acteurs" d'un tourisme vert et zen !

Vie saine et zen, Vive les vacances et le tourisme vert !

Le tourisme tient une grande part dans la dégradation des milieux naturels et le développement des inégalités dans les pays du sud avec son cortège d'effets pervers : délinquance, prostitution…
Voilà la raison pour laquelle, face au tourisme de masse, est né depuis les années 90 ce qu'on appelle le tourisme "durable" ou "responsable".

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Tourisme international et OMT

Les recettes du tourisme international : 733 Md $ en 2006. 
Nombre de touristes : 898 millions en 2007. 
À qui profite cette activité fortement lucrative ? 
Aux grands opérateurs internationaux qui, pour la plupart, appartiennent aux pays développés. 
Le tourisme est fait pour les riches et enrichit… Les riches.

Pour l'Organisation Mondiale du Tourisme (OMT), "le tourisme durable doit exploiter de façon optimum les ressources de l'environnement (…) en préservant les processus écologiques essentiels (…), respecter l'authenticité socioculturelle des communautés d'accueil (…), assurer une activité économique viable sur le long terme offrant à toutes les parties prenantes des avantages socioéconomiques équitablement répartis…"

Vert, équitable, solidaire, écotourisme : c'est quoi ?
- Le tourisme vert et l'écotourisme, c'est pareil. Synonyme. C'est une variante du tourisme durable qui privilégie la découverte de la nature.

- Le tourisme équitable et solidaire met, lui, l'accent sur la relation nord-sud, dans une perspective de développement des populations locales.

82 millions

c’est le nombre de touristes qu’a accueilli la France en 2007


7 %

des voyageurs français ont pratiqué l’écotourisme en 2008


- de 2 %

c’est l’offre touristique française consacrée à l’écotourisme






Pollution de l'eau : une catastrophe qui dure

Voilà plus de quarante ans que la plupart des rivières et des nappes phréatiques françaises sont gravement polluées. La situation est loin de s'améliorer et les pouvoirs publics tardent à prendre les mesures nécessaires… Et nous, à notre niveau, que pouvons-nous faire ?...

Vie Saine et Zen, Pollution de l'eau

La question revient régulièrement à la une de l'actualité. La France a été plusieurs fois condamnée par la Cour européenne de justice pour la mauvaise qualité de ses eaux. Les agences qui ont pour mission de lutter contre la pollution se retrouvent à chaque fois aux côtés des écologistes pour tirer la sonnette d'alarme.

Une responsabilité partagée
Pour les rivières, la responsabilité est partagée entre les eaux usées domestiques, les rejets industriels et agricoles. Les eaux de pluie au contact de l'air pollué se chargent également en résidus d'hydrocarbures et autres métaux lourds.

Pour les nappes souterraines qui fournissent 60 % de l'eau potable, l'agriculture intensive (grande culture et élevage) est principalement responsable, avec ses rejets de nitrates et pesticides.

55 %

de la pollution de l'eau est due à des rejets industriels


310 000

contrôles officiels sont effectués sur l'eau du robinet chaque année en France


1,1 milliard

de personnes dans le monde n'ont toujours pas accès à l'eau salubre






Réduire sa facture d'électricité

Aujourd’hui, la tendance est plutôt aux restrictions budgétaires. Alors comment faire des économies sans se priver et sans stresser ? L’électricité est un des postes de dépenses les plus importants dans le budget d’une famille. Avec un peu de bon sens, des équipements adaptés, et une toute petite dose d’effort, il est très simple de diminuer sa consommation d’énergie, et donc de faire baisser sa facture. En plus, nous ferons du bien à la planète.

Vie saine et zen - Réduire sa facture d'électricité

En France, une famille de 4 à 5 personnes vivant dans une maison individuelle consomme environ 4 000 kWh/an soit 434 €/an. Si cette même famille maîtrise l’utilisation de son énergie, grâce à des gestes simples, elle ne consommera plus que 2 200 kWh/an, c’est-à-dire 238 €/an.

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Un label "électricité verte"

Le WWF et le Comité de Liaison Energies Renouvelables (CLER) se sont associés en 2007 pour créer un label "électricité verte".
Tous deux espèrent que le label EVE saura enthousiasmer les fournisseurs d’énergie et encourager tous les citoyens à être vigilants et exigeants sur la qualité du courant qu’ils consomment au quotidien. Il en va de notre avenir à tous !

Bien choisir son contrat
Bleu Ciel d’EDF propose sur son site des conseils pour économiser l'énergie, avec des outils simples à utiliser. Dans "économiser l'énergie ensemble" à la rubrique "éco-gestes", vous pourrez tester votre niveau et publier votre éco-badge sur votre mur Facebook.  




Réduire sa facture d'électricité (suite)

L’eau chaude
Encore une fois, c’est le bon sens qui est de mise. Voici les 3 règles à respecter :
- Prenons plus de douches que de bains (une douche coûte environ 2,5 fois moins qu’un bain en électricité).
- Si nous utilisons un chauffe-eau, pensons à le faire détartrer tous les 2 ans.
- Pensons aux robinets thermostatiques. Il en existe de très nombreux modèles sur le marché, ils nous permettent de régler l’eau très vite, fini le gaspillage (en électricité et en eau) !

Le chauffe-eau solaire est très couru en ce moment. Rassurez-vous, vous n’êtes pas obligés d’habiter le sud de la France pour pouvoir l’utiliser. Pour preuve, l’Allemagne et de nombreux pays nordiques les utilisent. Sur le site de l’ADEME, le système du chauffe-eau solaire individuel ou collectif est très bien expliqué.




Construction durable : les normes et les labels

C'est certain, nous habiterons demain, en 2012, dans des bâtiments basse consommation, et après-demain, en 2020, dans des bâtiments à consommation passive ou positive.
Ça bouge très vite dans le secteur du bâtiment. Pour se mettre à l'heure du Grenelle de l'environnement de nouveaux labels apparaissent…

Vie saine et zen, Construction durable

Depuis septembre 2006, tous les bâtiments neufs, résidentiels ou non, doivent répondre à des niveaux de performances conformes à la nouvelle réglementation technique (RT 2005) prévue par le Plan Climat 2004. Concernant la consommation d'énergie, le niveau est fixé à 130 kWh/m2/an (contre 350 auparavant !).
Problème : le Grenelle de l'environnement fixe l'objectif à 50 kWh/m2/an à l'horizon 2012…

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Diagnostic de performance énergétique

Depuis juillet 2007, c'est obligatoire, tout vendeur d'un bien immobilier doit faire établir un diagnostic de performance énergétique (en plus des cinq autres : plomb, amiante, termites, risques naturels et technologiques, et, depuis novembre 2007, installation de gaz naturel).

L'estimation est chiffrée en euros et comporte deux étiquettes, graduées de A à G, du meilleur au moins bon, concernant l'un la consommation d'énergie, et l'autre l'émission de CO2/m2/an.
Valable dix ans, ce diagnostic comprend également des recommandations techniques susceptibles de diminuer la facture d'énergie.

Avec la mise en place de ce diagnostic obligatoire, la performance énergétique va devenir un argument important dans la vente d'un bien.
C'est déjà le cas en Suisse : les logements labellisés bénéficient déjà d'une surcote de 12 à 15 % à la revente.

La démarche haute qualité environnementale (HQE)
Créée en 1996, la "Haute Qualité Environnementale" est une marque déposée qui a pour objectif à la fois de maîtriser l'impact des constructions sur l'environnement et la création de conditions de vie saines et confortables à l'intérieur du bâtiment.

2 à 8 %

de surcout pour une maison HQE,
par rapport à une maison traditionnelle


245

kWh par m2 et par an,
la consommation moyenne d'énergie d'une maison en France
(contre 15 pour une maison "passive")


8 000

maisons écologiques environ sont construites en France chaque année






Les métiers du développement durable

C'est le grand débat. Dans le cadre du développement durable va-t-on assister à l'éclosion de nouveaux métiers ou une évolution des métiers existants ? Les deux, mon capitaine…

Vie saine et zen, Métiers du développement durable

Aujourd'hui cela semble acquis : l'entreprise citoyenne de demain devra se préoccuper du bien-être de ses employés, s'assurer que ses produits ont un impact positif pour la santé de l'être humain et pour l'environnement naturel.

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Les formations

On en compte 560 actuellement !

L'université et les grandes écoles créent de nouvelles filières, ajoutent des modules à leur cursus. Le nombre d'étudiants a presque doublé en dix ans.
HEC a maintenant un mastère en management du développement durable. 

On trouve dans les universités françaises des masters professionnels sur : l'eau, le droit de l'environnement, la traçabilité, la gestion des déchets, la prévention des risques, la gestion durable des ressources, les énergies renouvelables…

Mais attention :
- beaucoup de filières attirantes débouchent sur un nombre d'emplois restreint (comme par exemple celles tournées vers la protection de la nature),
- en dessous de Bac+5, difficile d'avoir sa chance !

Intégrer le développement durable aux métiers de l'entreprise
Cette mutation verte et éthique est en train de toucher toutes les fonctions traditionnelles de l'entreprise.




S'habiller zen

Ce qu'on demande à nos vêtements aujourd'hui ? Le confort, l'authenticité, une élégance décontractée, une production respectueuse des humains et de la planète.
Nous souhaiterions porter du bio et de l'équitable : le problème c'est que l'offre est encore très réduite.

Vie saine et zen, s'habiller zen

Depuis les années 90, la soumission au diktat de la mode et des marques n'est plus de mise. Le vêtement ne doit plus souligner la différence sociale (sauf chez les "bling bling"). Retour aux valeurs authentiques : le fait main, les vêtements issus de l'univers professionnel (caban, duffle-coat, jean…) ou la récup' (le vintage).
De plus en plus, on y arrive : chacun fait sa propre mode.
Le mouvement de fond qui revendique le droit d'être bien dans sa tête et dans son corps revendique aussi celui d'être bien dans ses fringues. 
Le problème c'est qu'il n'est pas toujours facile de trouver dans l'offre du marché ce qui correspond à nos aspirations profondes…

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Attention à l'ennoblissement !

Sous ce terme, on regroupe tous les traitements que l'on fait subir aux fibres textiles pour leur conférer certaines caractéristiques.

Exemples :
- la chemise qui ne se repasse pas a été traitée avec des résines synthétiques contenant du formaldéhyde,
- pour lui donner un aspect soyeux, on a imprégné le tissu de soude caustique,
- si un tissu en coton est traité "anti-taches", c'est sans doute avec des résines fluorées,
- s'il a été imperméabilisé c'est avec d'autres produits chimiques.

Tous ces traitements contribuent à la pollution de l'eau et laissent des résidus allergéniques sur les vêtements.

Des matières désastreuses pour l'environnement et la santé
Les vêtements les moins coûteux sont souvent fabriqués dans des matières synthétiques dérivées du pétrole (nylon, polyester, acrylique) et toxiques pour l'environnement. Elles sont désagréables au contact, et potentiellement allergéniques.

60 %

des fibres utilisées dans le textile sont synthétiques


7 000

litres d'eau sont nécessaires pour produire 1kg de coton


80 %

de la mer d'Aral a été asséchée à cause de la culture de coton à base de pesticides






Comment lutter contre la pollution chez nous ? (suite)

Les COV
Ce sont les Composés Organiques Volatils. Ils sont présents dans de nombreux produits et matériaux : désodorisants, colles, parquets, solvants, cires, laques, vernis, peintures, produits ménagers… Et ils sont nombreux !
Nous en connaissons quelques-uns comme le formaldéhyde, le trichloréthylène et le benzène.
D'autres sont moins connus comme le limonène, le toluène et le styrène. Leurs effets réels sont encore mal connus mais on leur attribue des irritations de la peau, des muqueuses et du système pulmonaire, des nauséees maux de tête et vomissements. Certains comme le benzène et le formaldéhyde sont des cancérogènes certains, d’autres comme le trichloroéthylène et le tétrachloroéthylène sont des cancérogènes probables, et enfin les éthers de glycol sont suspectés de nuire aux capacités reproductives.

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316 000 décès par an

Selon une enquête de l'ADEME, la pollution atmosphérique génère vers l'âge de 78 ans des décès prématurés. L'exposition sur le long terme à la pollution entraînerait différentes affections. Les résultats parlent d’eux-mêmes, 316 000 décès par an.

L’amiante
Si elle est inhalée, elle peut provoquer des fibroses pulmonaires, et des cancers pulmonaires ou de la plèvre. On en trouve dans les dalles de vinyl-amiante et certains matériaux en fibro-ciment.




Comment lutter contre la pollution chez nous ?

La pollution de l’air extérieur est connue. Elle se mesure, il existe des valeurs limites au-dessus desquelles l’air est déclaré mauvais. Mais qu’en est-il de l’air que nous respirons dans la sphère privée ? Les concentrations de polluants peuvent y être très élevées.
Alors quels sont les polluants que nous respirons ? Pourquoi sont-ils dangereux et comment préserver notre santé et celle de notre famille ?

Vie saine et zen - Comment lutter contre la pollution chez nous ?

Lorsque nous nous promenons nous subissons la pollution automobile, industrielle, et ou agricole. Une fois à l’intérieur de notre p’tit chez nous, nous nous pensons en sécurité et bien non, c’est tout faux !!!

4000

substances nocives
présentes
dans la fumée de cigarettes


10 000 000

de logements touchés
par le plomb contenu
dans les peintures datant d’avant 1948


11 000 000

tonnes de polluants
émis en France
chaque année dans l’atmosphère






Je veux un sapin…

De quoi aurait l’air Noël et la période des fêtes sans un sapin couvert de boules et de guirlandes ? Moi je vous le dis : d’un vulgaire anniversaire !
Alors oui, j’aime la nature, mais non, je ne me priverai pas du plaisir partagé en famille autour de cet arbre de fête...

Vie saine et zen - Je veux un sapin…

Un sapin artificiel est-il plus écolo ?
En plus de ne pas avoir d’odeur, le sapin en plastique est issu du pétrole, matière première non renouvelable. Autre problème, ces sapins sont très souvent fabriqués en Asie, je vous laisse imaginer le coût écologique du transport et les conditions sociales dans lesquelles ils sont fabriqués.

Les vrais sapins sont principalement cultivés pour la période des fêtes
Les sapins coupés pour les fêtes n’abîment pas la forêt car ils sont cultivés pour être vendus à cette période de l’année. 80 % des sapins vendus en France poussent en France.

80 %

des épicéas vendus en France
durant les fêtes viennent du Morvan


5 €

le prix du sac à sapin
100 % biodégradable et compostable


15 %

des sapins vendus en France
durant les fêtes sont artificiels




                
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