Huiles essentielles : connaître les effets secondaires

L'aromathérapie n'est pas une médecine douce, c'est du reste la raison de son efficacité ! Les huiles essentielles renferment des substances actives dont certaines peuvent avoir des effets indésirables. Il est important de les connaître pour prendre les quelques précautions qui s'imposent.

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"Quand on veut utiliser une huile essentielle, la première chose à faire c'est de regarder précisément la liste des composants, les indications et contre-indications... On lit bien la notice des médicaments allopathiques, je ne vois pas pourquoi on ne lirait pas attentivement la fiche technique d'une huile essentielle !", conseille Alina Moyon*, docteur en pharmacie.

Une huile essentielle (HE) est issue d'une plante composée d'un cocktail de molécules spécifique. C'est ce qu'on appelle son type chimique ou chémotype. Il est donc important de savoir quels sont les ingrédients du cocktail ! (Voir encadré)

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Principales familles biochimiques et chémotype

Principales familles biochimiques
- Les acides : formique, acétique, angélique, benzoïque, salicylique…
- Les alcools : monoterpénols, diterpénols, sesquiterpénols…
- Les aldéhydes terpéniques ou aromatiques : citral, citronnellal, aldéhyde cinnamique, salicylique ou cuminique…
- Les cétones : monocétones, dicétones, cétones monoterpéniques, non terpéniques, acycliques, mono ou bicycliques…
- Les composés hydrocarbonés : terpènes et hydrocarbures non terpéniques…
- Les coumarines : ombelliférone, psoralène ou bergaptène…
- Les esters terpéniques et non terpéniques : acétate de linalyne ou d'eugényle, salicylate de méthyl……
- Les éther-oxydes : myristicine, apiole…
- Les lactones : Santalolactone, Népétalactone, Alantolactone ou Massoïalactone…
- Les oxydes : 1-8 cinéole, monoxydes monoterpéniques ou furaniques, dioxydes monoterpéniques ou sesquiterpéniques…
- Les phénols : carvacrol, thymol ou eugénol…

Chémotype
La cocktail de ces molécules constitue le type chimique ou chémotype d'une HE.
Ce chémotype peut varier considérablement pour une même plante, selon la variété.
L'exemple de l'absinthe est souvent cité par les aromathérapeutes : fléau du 19e siècle, la boisson était fabriquée à partir d'une plante cultivée en région parisienne à haute teneur en thuyone, une substance neurotoxique, mortelle à haute dose. On s'est aperçu que la variété d'absinthe cultivée dans la région de Grasse, sur la plateau de Caussols, en contenait très peu et ne présentait donc pas de toxicité**.
D'où l'importance de connaître le nom botanique exact (en latin) de la plante d'où est extraite l'HE !  

Brûlures, irritations de la peau
Certaines HE, à des degrés divers, peuvent avoir une action irritante sur la peau et les muqueuses.




Apithérapie et médecine traditionnelle chinoise

Miel, pollen, propolis, gelée royale et venin d'abeille ont des propriétés préventives et curatives sur de nombreuses pathologies. Leurs caractéristiques se prêtent particulièrement bien à l'approche spécifique de la médecine traditionnelle chinoise.

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Depuis des millénaires on utilise les produits de la ruche non seulement pour se nourrir mais aussi pour se soigner. On les trouve mentionnés pour leurs effets préventifs et curatifs dans le Shennong bencao jing, le plus ancien traité de médecine chinoise qui remonte à plus de 2000 ans. Claudette Raynal*, praticienne en médecine traditionnelle chinoise et spécialiste en apithérapie, a approfondi l'hypothèse du docteur Stefan Stangaciu selon laquelle il existerait un tropisme spécifique entre les cinq produits principaux de la ruche et les cinq éléments (bois, feu, terre, métal, eau) dont la théorie fonde la médecine traditionnelle chinoise (MTC).

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Les produits de la ruche

Miel
Le nectar contient 80 % d'eau et 20 % de matières actives lorsque les abeilles le collectent sur les plantes mellifères. Au sein de la ruche, après l'avoir échangé de jabot à jabot environ 140 fois, le miel ainsi obtenu contient 20 % d'eau et 80 % de matières actives.
(voir : Le miel, un aliment médicament)

Pollen
Après avoir rempli leur jabot de nectar, les abeilles reviennent à la ruche avec deux pelotes de pollen qui pèsent l'équivalent de leur poids. Elles les enfoncent dans les alvéoles de la ruche.
"Le pollen est très riche en protéines, il en contient deux fois plus que la viande, le poisson ou les œufs. Il contient 24 minéraux différents, des vitamines et des lipides polyinsaturés. Il sert de viande pour les abeilles", explique Claudette Raynal.

Propolis
Les abeilles collectent des résines que les plantes fabriquent pour colmater leurs plaies, les protéger de la surinfection, favoriser la cicatrisation, éviter que d'autres animaux viennent la picorer. Dans la ruche elles y ajoutent de la cire et en enduisent les alvéoles pour les aseptiser ou les trous d'entrée de la ruche, l'hiver, pour en réduire le diamètre. Elles s'en servent également pour embaumer le corps des intrus, souris, lézard, escargot ou autre, qui se dessèche ensuite comme une momie. La propolis joue un rôle de protection.

Gelée Royale
La reine des abeilles en est nourrie exclusivement toute sa vie. Elle vit aujourd'hui environ 3 ans alors que les abeilles ordinaires ne vivent que 6 semaines en saison de travail, 4 ou 5 mois l'hiver. La gelée royale est secrétée par les glandes situées sur la tête des jeunes abeilles.

Venin d'abeille
Le venin passe par l'aiguillon de l'abeille à partir d'un sac à venin.
On peut l'administrer soit à l'aide d'une seringue contenant du venin dilué soit en apipuncture en déposant sur des points d'acupuncture, à l’aide d’une pince, une abeille vivante sur la peau du patient.

Miel et élément terre
Le miel a des propriétés énergétiques : nourriture du muscle et du tissu conjonctif, tonification du sang.




Défricheurs de l'avenir : Dominique Eraud

Médecin, très active dans les ONG environnementales depuis les années 1980, Dominique Eraud se bat pour faire reconnaître à leur juste place les médecines alternatives et complémentaires qu'elle appelle "écomédecines".

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Juin, ciel bleu, coin de nature enchanteur avec vue panoramique sur les toits de la capitale… Au milieu des poiriers, des framboisiers et des plantes aromatiques, Dominique Eraud nous reçoit sur sa terrasse écolo (voir encadré) et a préparé une infusion de plantes fraichement cueillies. Médecin, acupunctrice, homéopathe, phytothérapeute, spécialiste en nutrition, elle revient sur sa vie et son engagement pour les médecines écologiques.

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La terrasse écologique de Dominique Eraud

Pouvez-vous nous parler de votre terrasse ?
D.E. : J'ai toujours aimé la terre, je suis petite fille d'agriculteur breton par mon père. Mais j'habite en plein centre de Paris. J'ai donc toujours eu des terrasses car, comme je travaille le samedi, ça me permet d'être à la campagne sans bouger de la capitale. J'ai actuellement la chance de disposer d'environ 100 m2 et j'ai décidé tout récemment de créer une "terrasse à manger" avec un potager, des plantes médicinales et des arbres fruitiers : abricotier, poirier, amandier, framboisier, fraisier...

En quoi est-elle écologique ?
D.E. : Camille Muller, qui est un paysagiste écolo, m'a beaucoup aidé. Je voulais une terrasse qui soit jolie. On peut faire bio et beau ! Je récupère l'eau de pluie du toit, j'ai mon compost, j'ai deux panneaux solaires qui alimentent l'arrosage automatique, l'éclairage le soir et un petit bassin. J'ai aussi une ruche et des arbres de variétés anciennes. Et évidemment, tolérance zéro sur les pesticides ! J'ai des euphorbes de Virginie dans le potager qui enlèvent les insectes, j'utilise du purin d'orties, de l'huile de Neem, du sang de bœuf desséché, des farines d'arêtes de poisson… Le dispositif permet l'autonomie alimentaire d'une personne neuf mois sur douze.

Cette terrasse a du succès, je crois…
D.E. : Elle est passée dans plein d'émissions de télé et les gens me téléphonent pour avoir des renseignements. Il y a une demande incroyable ! J'adore faire ma part de colibri…




L'âyurveda : la médecine indienne traditionnelle

Science du corps et de l'esprit, c'est la plus ancienne des médecines traditionnelles. En France, l'âyurveda est encore peu représentée mais son approche est intéressante à découvrir notamment pour la prévention des maladies…

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Parmi les médecines encore vivantes aujourd'hui, l'âyurvéda est la plus ancienne. Elle existe depuis environ 5000 ans et s'est développée en Inde, transmise en sanscrit par les védas, les textes sacrés de l'hindouisme.

"L'objectif de la médecine âyurvédique est de réunifier les trois grandes tendances de l'être : le corps, l'âme et l'esprit. Son intérêt réside en premier lieu dans le fait de s'occuper de la globalité de la personne et non pas de la maladie en tant que telle", explique Sylvie Verbois*, ethno-thérapeute.

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Science de la vie

En sanscrit le mot âyur signifie : "vie", "force vitale".
Le mot veda : "savoir", "connaissance".
L'âyurveda est donc la science de la vie.
Elle réunit de nombreuses disciplines : philosophie, éthique, médecine, spiritualité, chirurgie, physiologie, hygiène et mode de vie, conseils de beauté, recommandations pour l'entretien du corps…

Concepts de l'âyurveda
- les trois constituants corporels ou dosha (vata, pitta, kapha) issus des cinq éléments couplés ;
- les trois formes d'énergie ou guna ;
- la notion d'inné ou d'acquis : prakruti ou vikruti ;
- les sept tissus vitaux ou dhatus ;
- les treize feux ou agnis ;
- les trois éliminations ou malas ;
- les treize besoins physiques ou vegas ;
- les cinq corps ou koshas ;
- …

Médecine de terrain
Il s'agit donc d'une médecine de terrain comme les autres approches orientales ou comme l'homéopathie.




La mycothérapie : des champignons qui soignent ?

Depuis la découverte de la pénicilline, de nombreuses études scientifiques ont mis en lumière les vertus de certains champignons, notamment pour stimuler le système immunitaire. En cures régulières ou ponctuellement, en accompagnement de traitements conventionnels, ils ont toute leur place dans une approche de la santé au naturel…

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Contrairement à ce qu'on croit, le champignon n'est pas une plante.
"Le champignon n'est ni plante, ni algue. Il est proche des insectes et des crustacés", précise Jean-Claude Secondé*, ostéopathe, naturopathe. Voilà pourquoi il a fallu créer une catégorie distincte de la phytothérapie : la mycothérapie.
"Il y a 200 000 familles de champignons, il y en a 2 à 3 000 qui sont comestibles, il y en a 200 qui sont connus et seulement une centaine ayant des vertus thérapeutiques."

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Pénicilline et immortalité

Symbole de longévité en Chine, le champignon y est utilisé depuis des millénaires à usage médicinal pour de nombreuses pathologies. Le reishi ou "champignon de l'immortalité" apparaît dans le plus ancien livre de pharmacopée chinoise en 56 av. JC.

En occident, les grecs et les romains faisaient manger des champignons à leurs soldats pour leur donner de la vigueur et s'en servait également pour… empoisonner les empereurs.

Il faut attendre 1928 pour que la science s'y intéresse avec la découverte fortuite du britannique Alexander Fleming, la pénicilline, à partir du champignon Penicillium notatum.
En 1969, le norvégien Hans Peter Frey extrait du champignon Tolypocladium inflatum la ciclosporine qui permet d'éviter les rejets dans les cas de greffes d'organes.
Depuis, nombreux sont les scientifiques qui ont travaillé sur les champignons et leurs propriétés thérapeutiques...

Champignons thérapeutiques : des vertus adaptogènes
Ces derniers permettraient de stimuler le système immunitaire et de réguler notre métabolisme face au stress. Ils auraient donc la propriété d'être adaptogène, c'est-à-dire d'aider l'organisme à s'adapter face aux différentes agressions auxquelles il est soumis.




Les dérives du médicament

La médecine allopathique des 30 dernières années aurait connu une dérive due au marketing et à la course aux profits… C'est le point de vue original, radical et décoiffant du professeur Philippe Even, médecin et chercheur, qui connaît bien le système de l'intérieur.

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Jusqu'en 1985, tout va bien ! L'industrie pharmaceutique a inventé toutes les grandes molécules qui ont révolutionné la médecine depuis la guerre et a véritablement investi dans la recherche. Philippe Even*, professeur émérite à l'Université Descartes et président de l'Institut de recherche Necker-Enfants malades, lui reconnaît le mérite d'avoir "prolongé de 20 ans la vie des hommes".

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Des études biaisées voire truquées

Pour tenir ses objectifs, l'industrie n'hésite pas, s'il le faut, à biaiser les essais cliniques :
- sélection des malades (on en élimine 90 % pour ne garder que ceux sur lesquels il y a le plus de chance de succès),
- flous des critères d'évaluation,
- suppression pure et simple des effets négatifs (dans le cas du Prozac les patients qui se sont suicidés ont été classés "perdus de vue").

"Vous n'imaginez pas ce qu'est le truquage des essais ! Quand une industrie cherche à s'ouvrir un marché et qu'elle met un demi-milliard de dollars dans un essai clinique, elle ne peut pas, à la fin de l'essai, conclure que la molécule ne sert à rien. Il faut absolument un résultat positif !", dénonce Philippe Even.

Un objectif de profit de 20 %
Mais aujourd'hui la démarche a totalement changé.
"Les grands fonds d'investissement sont maintenant propriétaires des sociétés et choisissent des managers financiers avec pour objectif un profit de 20 % par an. Aucune industrie ne fait des bénéfices pareils. Par exemple le pétrolier Total ne fait que 10-15 %. C'est une politique de court terme."




Les oméga-3, une panacée ?

Les acides gras oméga-3 font partie des recommandations officielles en matière de nutrition et leur effet est reconnu, notamment pour la prévention des maladies cardiovasculaires. S'il est aujourd'hui certain qu'ils sont indispensables pour vivre en bonne santé, faut-il pour autant en faire une panacée ?

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Dans son livre Guérir paru en 2003, David Servan-Schreiber parlait de la "révolution des oméga-3", et considérait que les psychiatres et les cardiologues seraient bien inspirés d'en prescrire à leurs patients. Plus de dix ans plus tard, beaucoup de chemin a été parcouru. Les oméga-3 ont tendance à être considérés comme une panacée et font le bonheur du marketing alimentaire.

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Les oméga-3 dans l'alimentation

"Comme les 3 mousquetaires, les oméga-3 sont 4", explique Jean-Marie Bourre : "ALA, DHA, EPA et DPA".

D'origine végétale : ALA (acide alpha-linolénique).
Sources : huile de colza, de noix, de lin, de soja, pourpier, mâche…

D'origine animale : DHA (acide cervonique) ; EPA (acide timnodonique) ; DPA (acide clupanodonique).
Sources : sardine, maquereau, hareng, saumon ; les autres poissons et coquillages en contiennent également mais en moindre quantité. Selon Jean-Marie Bourre, "à l'exception des œufs, l'animal terrestre d'élevage qui cumulera le plus d'oméga-3 nous en apportera toujours environ 5 fois moins que les huîtres et les fruits de mer".

Très inspiré par les travaux de Jean-Marie Bourre, Sébastien Loctin, fondateur de la société Quintesens, a créé des mélanges équilibrés d'huiles alimentaires (incluant du DHA) adaptés aux différents âges de la vie. Pour lui, il est important de rappeler trois choses :
- il ne faut ne pas confondre les oméga-3 ALA et DHA et il faut comprendre lequel on consomme ;
- l'huile d'olive ne contient pas d'oméga 3 ;
- on ne doit pas avoir peur de mettre du (bon) gras dans l'assiette des bébés qui ont, notamment, besoin d'oméga-3.




Le Qi Gong thérapeutique

L'idée qu'un travail corporel et énergétique comme le Qi Gong puisse avoir des effets bénéfiques sur la santé commence à faire son chemin en France. Il faut dire que de plus en plus d'études scientifiques prouvent son efficacité…

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Dans la médecine traditionnelle chinoise, à côté de l'acupuncture, de la phytothérapie et des massages Tui Na, le Qi Gong thérapeutique est une branche à part entière qui commence seulement à émerger en France (voir : La médecine chinoise en France ; Le Tui Na, massage traditionnel chinois).

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Le Qi Gong c'est quoi ?

"Le Qi Gong recouvre de nombreuses techniques qui relèvent de la physiologie énergétique de la médecine traditionnelle chinoise, comme dans l'acupuncture", explique Dominique Casaÿs.

Trois niveaux de travail associés :
- le travail sur le corps, "qui permet de faire circuler l'énergie partout dans le corps, d'entretenir son fonctionnement, de travailler sur l'enracinement, l'axe du corps, la souplesse, de fluidifier tous les échanges…"
- le travail du souffle : "ce sont à la fois des exercices respiratoires et tout un travail associé à la respiration pour diriger l'énergie dans différentes parties du corps, par exemple sur le trajet d'un méridien d'énergie ou vers une partie du corps, faire descendre l'énergie, la faire monter, la faire rentrer, la faire sortir, travailler vis-à-vis d'un organe…"
- le travail de l'esprit, "la conscience, l'intention, le sens : on éveille toutes les perceptions du corps, on donne des intentions au mouvement, on peut aussi associer des couleurs, des images par exemple de la nature."

Le Qi Gong : une révolution ?
Yves Réquéna se souvient d'une soutenance de thèse sur les effets thérapeutiques du Qi Gong, dans le cadre d'une spécialisation d'acupuncture à Marseille en 1984. La jeune élève avait inclus dans sa thèse les premières publications scientifiques chinoises.
"Un des grands patrons de l'époque lui avait dit : "mademoiselle, si tout ce que vous dites est vrai, c'est une révolution !" Cette phrase est restée gravée dans ma mémoire parce qu'effectivement, le Qi Gong c'est une révolution. Il s'agit d'améliorer sa santé, faire de la prévention avec son corps, avec ses mouvements, avec sa respiration sans l'aide de personne ni d'aucun médicament."

Travail de l'énergie
"Le Qi Gong c'est l'éducation à reprendre conscience et contrôle de son corps et de son esprit", explique Yves Réquéna*, médecin, directeur et fondateur de l'Institut européen de Qi Gong.




La médecine tibétaine

C'est une médecine traditionnelle originale, synthèse des médecines chinoise, arabe et indienne. Elle a failli disparaître au début des années 1970 à la suite des évènements politiques au Tibet. Mais elle a résisté et connaît aujourd'hui un nouvel essor.

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Comme toutes les médecines traditionnelles asiatiques, la médecine tibétaine considère l'être humain dans sa globalité.
"Elle s'attache autant à l'équilibre du corps que celui de l'esprit, de la parole et du comportement. Ce qu'elle a de particulier, c'est qu'elle va un peu plus loin dans la recherche de l'origine des pathologies", explique Pierre Ricono*, expert en médecine tibétaine.
Ce serait en réalité une synthèse réalisée au 8e siècle de notre ère entre les trois grandes médecines : chinoise, unani (arabe et persane) et ayurvédique (indienne).

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Les centres de formation dans le monde

En Inde, il y a trois collèges de médecine tibétaine (Men Tsee Khang) : à Dharamsala, cette ville du Nord de l'Inde ou est établi le gouvernement tibétain en exil, au Ladakh et à Darjeeling.

En Chine, les anciens collèges de Lhassa ont rouvert. "Il y a de nouveau des formations de médecine tibétaine en Chine. C'est venu du fait qu'un grand médecin tibétain, Tenzin Choedrak, emprisonné pendant 30 ans dans les prisons chinoises, a soigné ses geôliers et des responsables politiques chinois qui se sont rendu compte de l'impact de cette médecine. Il a donc été réhabilité et a fini sa vie à Dharamsala où il est redevenu médecin auprès du Dalaï Lama", raconte Pierre Ricono.

À Amsterdam, la Fondation néerlandaise pour la Médecine Tibétaine (NSTG) fait venir du monde entier des praticiens en médecine traditionnelle. Les soins y sont remboursés.
"Chaque année l'un des meilleurs étudiants diplômés de Dharamsala a la possibilité d'aller en résidence dans ce dispensaire. C'est ce qu'a fait par exemple Lobsang Tsultrim, le fils d'un des médecins du Dalaï Lama, qui y a installé ensuite son cabinet."

À Milan, l'institut New Yuthok propose une formation qui ressemble à ce qui est enseigné à Dharamsala.

Le diagnostic en médecine tibétaine
Il y a des règles à suivre à la veille d'une consultation. "Il faut s'abstenir d'un certain nombre d'aliments du type café, viande rouge, alimentation trop riche ou trop grasse pour que le pouls ne soit pas parasité par des excès."




La méthode Acmos : rétablir l'équilibre énergétique

Lorsque la physique occidentale rencontre les médecines traditionnelles d'Asie, le résultat est pour le moins surprenant… La méthode Acmos avec son appareillage sophistiqué permettrait de mesurer la dimension énergétique de l'être humain et d'en rétablir l'équilibre.

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L'homme qui m'explique la méthode Acmos est un positiviste formé aux probabilités aux Etats-Unis, un adepte d'une démarche scientifique en économie spatiale théorique. Son CV est impressionnant : spécialiste en aménagement du territoire, il a été professeur à l'ESSEC et à l'Ecole Nationale des Ponts & Chaussées. On le voit, rien ne prédisposait Alain Sallez à se tourner vers la bioénergie. Pourtant depuis 12 ans il est devenu naturopathe, Bioénergéticien Acmos et formateur dans cette discipline.

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L'origine de la méthode

La méthode Acmos a été créée dans les années 1970 par un physicien français, René Naccachian.
À l'occasion d'un déplacement à l'étranger, il a été soigné par des médecins chinois pour un problème au genou.
"Fasciné par l'efficacité de ces soins, il a fait un doctorat de médecine chinoise à Taiwan, un doctorat de médecine ayurvédique au Sri Lanka, et un doctorat de biologie moléculaire en Europe. Puis il a construit petit à petit une méthode qui prend en compte tous les éléments de fonctionnement de l'organisme sur le plan bioénergétique".

"Acmos, au début, voulait dire Acupuncture Moléculaire par Stimulation. Puis le sens a évolué et est devenu Accord du Corps Matière avec les Ondes Suprasensibles", précise Alain Sallez.

Les agressions de l'environnement
L'objectif d'une séance Acmos est de faire retrouver à l'organisme ses capacités d'auto-guérison.
"Ce sont des qualités naturelles mais elles sont la plupart du temps bloquées par les agressions dont nous sommes victimes : un virus, des courants d'air, une personne qui nous met mal à l'aise…"


                
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