Et si les régimes faisaient grossir ?

Ils font régulièrement la une des magazines féminins, surtout à l'approche de l'été. C'est l'époque des régimes minceur de tous poils…
Problème : ils marchent au mieux à court terme. À moyen et long terme, ils font prendre du poids et peuvent même être nocifs. Peut-être faudrait-il retrouver simplement un équilibre alimentaire ?

Vie Saine et Zen, régimes faisaient grossir

"Les petits kilos en trop, j'en fais mon affaire : un petit régime et hop ! Partis." Quelle est la tendance de l'année qui va nous permettre d'atteindre notre objectif ? Formule hyperprotéinée, dissociée, détoxifiante… ?

Les régimes minceur privatifs
Ils reposent tous sur le même principe : bannir un certain type d'aliments pendant une période restrictive, puis le réintroduire progressivement dans une période de stabilisation.

5,6 kg

c'est le poids que les Françaises souhaitent perdre en moyenne


47 %

des Françaises ayant un poids médicalement normal souhaitent maigrir


90 %

des personnes reprennent leurs kilos perdus dans les 5 ans suivant leur régime






Trouver son poids idéal : vers un équilibre alimentaire

À l'approche de l'été nombreux sont celles (et ceux) qui veulent perdre trois ou quatre kilos pour faire la belle (ou le beau) en maillot de bain. Et si pour trouver son poids idéal, il suffisait simplement de réapprendre à bien manger ?

Vie Saine et Zen, Trouver son poids idéal : vers un équilibre alimentaire

Elle a 34 ans, sportive, mesure 1,70 m, pèse 63 kg et s'est mise en tête d'arriver absolument à 60 kg. C'est connu : le regard le plus dur qu'on porte sur les rondeurs est celui que l'on porte à soi-même.
La dictature de la minceur est présente en chacun de nous. Sommes-nous capables de nous en affranchir et d'avoir une nouvelle approche de la corpulence ?

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IMC et tour de taille

IMC
- entre 18,5 et 24,9 kg/m2 : poids normal ;
- entre 25 et 29,9 : surpoids modéré sans conséquence néfaste sur la santé ;
- entre 30 et 34,9 : obésité modérée ;
- au-delà de 35 : obésité sévère ou massive.

Dans les deux derniers cas la santé peut être améliorée si l'on parvient à maigrir, sans forcément devenir mince pour autant.

TOUR DE TAILLE
- jusqu'à 94 cm (homme), 80 cm (femme) : pas d'inquiétude ;
- entre 94 et 102 cm (homme), 80 et 88 cm (femme) : risque accru ;
- Au delà de 103 cm (homme) et 89 (femme) : risque considérablement accru.

Avons-nous vraiment besoin de maigrir ?
La première des choses à faire, sauf si on est très musclé ou enceinte, est de vérifier notre Indice de Masse Corporelle (IMC) : notre poids en kilos, divisé par le carré de la taille, en mètres.

Le tour de taille est aussi une donnée à prendre en compte car il influe sur le risque spécifique de souffrir d’une maladie cardiovasculaire et de diabète et de faire de l’hypertension (voir encadré).

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De la viande ou pas ?

Autrefois la viande était la base de l'alimentation et signe de richesse. Aujourd'hui la plupart des experts de santé la déconseillent autant qu'ils encouragent les fruits et légumes. Pour quelles raisons ?…

Vie saine et zen viande ou pas

"Une à deux fois par jour en faible quantité, en variant les espèces et en privilégiant les morceaux les moins gras", disent les autorités médicales. "Deux ou trois fois par semaine" conseillent la plupart des nutritionnistes. Sans parler des végétariens qui la proscrivent totalement… On voit bien que la tendance est aujourd'hui à essayer de limiter sa consommation de viande.

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Impact environnemental

Selon la FAO (Organisation des Nations Unies pour l'alimentation et l'agriculture), l'élevage serait à l'origine de :
- 18% des émissions de gaz à effet de serre (davantage que les transports),
- 8% de la consommation mondiale d'eau (il faut entre 20 000 et 100 000 litres d'eau pour produire un kg de bœuf)
- 37% du méthane (gaz à effet de serre 21 fois plus "réchauffant" que le CO2)

L'élevage : zen pour la planète ?
Les associations écologiques le rabâchent depuis des années : il faut 7 kg de fourrage pour produire 1 kg de bœuf, 2 kg pour produire 1 kg de poulet… Les surfaces agricoles seraient beaucoup mieux utilisées si on y plantait des végétaux sources de protéines pour les humains.

38 kg

de viande par habitant ont été consommés dans le monde en 2007


1, 7 milliard

d’animaux d'élevage dans le monde


1,5 %

des français sont végétariens






Bien choisir sa viande (suite)

Sur le plan environnemental, l'élevage intensif de bœuf est gourmand en fourrages importés (transport, déforestation) ou local (engrais, pesticides, irrigation). On préfèrera l'élevage extensif qui s'effectue dans des prairies constituant des espaces verts gourmands en CO2.

Bien choisir son bœuf
En plus des conditions d'élevage, d'autres paramètres peuvent desservir la qualité du produit : l'abattage précoce et la trop courte durée de maturation.
On préférera donc le boucher (encore 25 % de la distribution hexagonale !) qui va donner à la viande le temps de maturation nécessaire (8-10 jours minimum) quand la grande distribution va emballer sous vide et commercialiser directement après l'abattage.

98 %

du porc consommé en France vient de l'Hexagone


75 %

du bœuf consommé en France vient de l'Hexagone


60-70 %

des volailles consommées en France viennent de l'Hexagone






Fruits et légumes : pourquoi bouder un plaisir ?

"Manger au moins 5 fruits et légumes par jour", cette mention fleurit partout, sur les publicités ou les emballages de produits agro-alimentaires.
Qu'est-ce que ça veut dire exactement ? Pourquoi est-il intéressant de mettre en pratique ce conseil ? Pourquoi est-on réticent à le faire ?

Vie saine et zen, fruits et légumes

En décembre dernier, l'Afssa communiquait les résultats de son étude sur les comportements alimentaires dans notre pays.
Par rapport à l'étude précédente réalisée huit ans auparavant, il n'y a pas de changement sensible dans la consommation des légumes, et une hausse modérée (de 12 à 16 %) pour celle de fruits frais ou cuits.
Le fait est encore là aujourd'hui : nous ne mangeons pas assez de fruits et légumes.

Changer les habitudes alimentaires des français ?
Depuis 2001, le ministère de la santé a lancé un Programme National Nutrition Santé (PNNS) dont l'un des objectifs principaux est d'amener la population française à manger plus de fruits et légumes.
Un peu partout, sur les pubs, les petits conseils diététiques signés "mangerbouger.fr", c'est ça. Par exemple : "manger au moins 5 fruits et légumes par jour".

260 millions €

le chiffre d’affaires moyen des fruits et légumes bio par an en France


12/11/08

Les fruits et légumes biscornus pourront revenir sur nos étals, fini le diktat de la beauté et du gâchis


50 %

de risques en moins de contracter un cancer en consommant des fruits et légumes régulièrement






Fruits et légumes : pourquoi bouder un plaisir ? (suite)

Les pièges du marketing
Certains produits de l'industrie agro-alimentaire vantent le fait qu'ils contiendraient une des cinq portions nécessaires à la ration quotidienne. Il faut y regarder à deux fois, parce que les doses en question sont souvent très inférieures aux 120 g requis. Et si l'on augmente les quantités de produits ingérés, on risque de faire exploser la portion tolérable de sucre !

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Quelques pièges du marketing

- Que Choisir épingle une marque de soda qui porte sur son emballage "1/5 des fruits et légumes recommandés par jour" : tous les jus de fruits, même les purs jus, sans sucre ajouté, contiennent peu ou pas de fibres et moins de vitamines que les fruits dont ils sont issus ; en revanche ils sont riches en sucres simples et favorisent la prise de poids.

- Un fabricant de yaourt est aussi montré du doigt par le mensuel : sur l'emballage est marqué "ma portion de fruits", alors qu'il faudrait deux pots pour atteindre ladite portion, soit en sucre l'équivalent de 8 morceaux (la ration maximum recommandée par jour est estimée à 50 g soit 10 morceaux) !

Privilégier les produits non transformés
D'un point de vue nutritif, les vertus des fruits et légumes sont les mêmes qu'ils soient crus ou cuits, surgelés ou en conserve. Pour le goût, c'est autre chose.

On peut bien sûr, si l'on est pressé, choisir des plats cuisinés tout prêts, mais il faut être attentif à leur composition. La plupart du temps, leur teneur en sel ou en sucre est beaucoup trop forte.




Matières grasses : les bonnes et les mauvaises

Pour faire fonctionner correctement notre organisme, les matières grasses sont indispensables, il ne faut pas chercher à les éliminer de notre alimentation. Mais en revanche il faut apprendre à en gérer la dose, et faire le tri entre les bonnes et les mauvaises…

Vie saine et zen, Matières grasses

Les matières grasses sont une source importante d'énergie.
Elles contiennent des nutriments, les lipides, qui sont nécessaires au bon fonctionnement de l'organisme.

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Triglycérides et insaponifiable

Les lipides sont composés en majorité par ce qu'on appelle des "triglycérides" c'est-à-dire une molécule de glycérol et de trois acides gras, en proportions variables selon les types de graisses.
Ils contiennent également une partie non grasse, appelée insaponifiable riche en vitamines (A, D, E), phytostérols, squalène…

Ne pas trop chauffer les graisses
À forte température, un des composés des lipides, le glycérol, peut former un gaz toxique. Cette température critique varie selon la nature des graisses. Si on la dépasse, le corps gras se met à mousser puis à fumer. Il vaut mieux alors ne pas le consommer.

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Matières grasses : les bonnes et les mauvaises (suite)

Les acides gras saturés : mauvais pour le cholestérol
Ils sont présents massivement dans les viandes et les produits laitiers, beurre, saindoux, margarine, certaines huiles et aliments raffinés.
Beaucoup d'aliments produits industriellement (biscuits, gâteaux, plats cuisinés, produits chocolatés…) en regorgent du fait de leur teneur en huiles de palme, de palmiste ou de coprah, qui sont peu coûteuses. Ce sont ces corps gras qui donnent de l'onctuosité à la pâtisserie industrielle et qui lui permettent de se conserver très longtemps.

Certains acides gras saturés, notamment dans les produits laitiers, pourraient posséder à faible dose des propriétés intéressantes.
Mais ceux qu'on trouve dans les huiles des produits industriels sont considérés comme nocifs pour l'organisme, car ils augmentent la cholestérolémie et donc le risque cardio-vasculaire.

30 %

maximum de l'apport énergétique quotidien en matières grasses


75 %

du cholestérol est produit par le foie ;
les aliments ne fournissent que les 25 % restant


1 %

environ d'acides gras oméga 3
dans le hareng ou le saumon



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L'heure du goûter

Pour le goûter, êtes-vous plutôt pâtisseries, pâte à tartiner, confiseries en tout genre ? Ou fruits, gâteaux maison, jus de fruits frais ?…
"Choisis ton camp c’est important !" me disait ma maman.
Oui mais entre faire du bien à mon corps et réjouir mes papilles avec des produits plein de sucres et de graisse, j’ai eu bien du mal à choisir.
Alors, comment combiner bien-être et plaisir ? Le goûter est–il indispensable pour les adultes ? Et que faut-il donner aux enfants ?

Vie saine et zen - L'heure du goûter

Depuis le 28 février 2007, un décret d'application et un arrêté de la loi du 9 août 2004 relative à la politique de santé publique imposent aux annonceurs de certains produits alimentaires (ceux où sont ajoutés sucre, sels, ou édulcorants ; ensemble ou séparément) d'introduire des messages de prévention au sein de leurs publicités.

Des recommandations réglementaires… Mais pas obligatoires
À la télévision ces messages sanitaires prennent la forme d'un bandeau déroulant sous la publicité.
Voici le type de message que vous pouvez croiser :
"Pour votre santé, mangez au moins cinq fruits et légumes par jour."
"Pour votre santé, pratiquez une activité physique régulière"

2 heures

le temps minimum
entre le goûter du dîner


29 %

des femmes
prennent un goûter


16 %

des hommes
prennent un goûter






L'heure du goûter (suite)

Que pensent les naturopathes du goûter ?
Pour la naturopathe Valérie Misto, les enfants et les adultes doivent profiter de ce moment de la journée pour consommer des fruits (pommes, poires, pêches, prunes, cerises, etc…) et des oléagineux (amandes, cajous, sésame, pistaches, noix, etc…), ils sont une bonne source d’oméga 3. Le plaisir doit aussi rester au centre de l’alimentation.

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Une recette à découvrir : le confit de noisettes

Vous pouvez aussi partir à la découverte de nouvelles recettes, et pourquoi pas testez sur une tartine le confit de noisettes de Françoise Bon (recette extraite de son livre Petits déjeuners et goûters bio, soyez en forme toute la journée ! éditions Anagramme).

Mélangez 2 cuillères à soupe de purée de noisettes (ou amandes, sésames, etc…) avec 2 à 3 cuillères à café de sirop de riz (ou d’agave). Cette purée se conserve très bien dans un petit bocal, et remplacera avantageusement une certaine pâte à tartiner très célèbre sur vos tartines, brioches, galettes ou autres produits du goûter.

Le goûter à la même fonction que la collation matinale. Il permet de consommer des fruits qui apportent de l’eau, de la vitamine C, quelques vitamines du groupe B.


                
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