Phobie scolaire : comment en sortir ?

De plus en plus d’enfants et adolescents ne parviennent plus à se rendre à l’école. En cause : la "phobie scolaire", un mal-être pouvant mener à de graves dépressions et à un décrochage scolaire. Pour accompagner ces élèves vers la guérison, médecins, parents et enseignants travaillent de concert.

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Ne s’accordant pas sur les termes, les experts parlent aussi bien de "phobie scolaire", "anxiété scolaire" ou "refus scolaire anxieux". Derrière ces mots, une même souffrance : malgré leur désir d’apprendre, les enfants ne parviennent plus à aller à l’école à cause d’une angoisse qui les submerge.
"Ce phénomène d’anxiété recouvre différentes situations, souligne Marie-France Le Heuzey*, psychiatre pour enfants et adolescents. Il peut s’agir d’une peur de la séparation avec le cercle familial, d’une peur d’effectuer le trajet qui mène à l’établissement, d’une peur concernant une matière scolaire… Chaque enfant est un cas particulier."

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Des solutions de réintégration scolaire

Les cours à domicile peuvent être un premier pas vers la réintégration scolaire. Le Service assistance pédagogique à domicile a pour mission de permettre à un enfant de recevoir un enseignant chez lui, si possible provenant de son établissement d’origine, pour quelques heures de cours par semaine. L’association Votre école chez vous permet également d’accéder à des cours à domicile.

Lorsque le jeune est déscolarisé depuis plusieurs mois, le thérapeute peut envisager une hospitalisation dans une structure proposant une scolarisation accompagnée. C’est le cas à l’hôpital Robert Debré à Paris, où 38 enseignants s’occupent des enfants.
"Ils commencent par donner des cours à l’hôpital, dans des classes généralement composées de 2 ou 3 élèves. On leur redonne le goût d’apprendre et une confiance dans l’école", explique Catherine Coupé, directrice spécialisée du centre scolaire hôpital Robert Debré. "Progressivement, nous intégrons l’enfant dans une école aux alentours : on commence par effectuer seulement le trajet, puis l’élève assiste à une heure de cours, puis 2 heures… Enfin, on le réintègre dans son établissement d’origine."

Des symptômes plus ou moins visibles
L’un des premiers signaux d’alarme est l’absentéisme répété 2 ou 3 fois minimum. L’élève nécessite alors un suivi psychologique pour déterminer les causes de son trouble, car comme le répète le médecin, "un enfant qui ne va pas à l’école est un enfant qui ne va pas bien".




Rentrée scolaire : nouvelle école, nouveaux amis

Qu’ils changent de cycle scolaire ou déménagent, de nombreux enfants font leur rentrée dans une nouvelle école. Entre la tristesse de quitter leurs amis, la perte de leurs repères, et l’appréhension face à l’inconnu, la présence des parents est primordiale.

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L’école n’est pas simplement une institution où l’on acquiert de la connaissance : c’est aussi un lieu où se créent des interactions entre les enfants, des liens sociaux qui permettent de se construire. En changeant d'établissement scolaire, la rupture avec un groupe d’amis peut perturber ces jeunes pour qui l’amitié est un repère.

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Le rôle de l’école

Face au mal-être des élèves effectuant leur rentrée scolaire dans une nouvelle école, les professeurs ont un rôle à jouer.

Dès la rentrée, on peut les rencontrer pour évoquer l’angoisse de l’enfant et s’assurer qu'ils seront attentifs à son intégration.

"Souvent, lors de la constitution des classes de sixième et seconde, on s'arrange pour que plusieurs élèves issus du même établissement soient réunis. Dans certains collèges, il est même possible à l'élève de choisir avec qui il veut être !", témoigne Sami, professeur d’histoire-géographie dans le sud de la France. Pour ceux qui ont davantage de difficultés à s’intégrer, "des professeurs organisent des stages ou des activités sportives. Les sorties culturelles sont un moyen pour eux de mieux se connaître", souligne Sami. "Je ne cherche pas à ce que mes élèves se fassent des amis mais à ce que le groupe fonctionne en communauté de vie."

Les parents ne doivent pas hésiter à dialoguer avec le professeur principal ou se rapprocher d’une association de parents d’élèves pour échanger et être soutenus.

Changer d’école après un déménagement
Plusieurs raisons peuvent entraîner un changement d’école. Lorsqu’il s’agit d’un déménagement, mieux vaut privilégier la rentrée de septembre : l’enfant a ainsi plus de chance de ne pas être le seul "nouveau" et de se rapprocher des personnes dans sa situation sans trop attirer l’attention.




Haptonomie : communiquer avec bébé pendant la grossesse

Afin d’inclure davantage les pères pendant la préparation à l'accouchement, certains couples optent pour l’haptonomie. Cette méthode "psychotactile" permet, à travers la parole et l’application des mains sur le ventre de la future maman, de créer un lien avec le fœtus.

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Yoga, chant prénatal, sophrologie, aquagym… Quelle méthode choisir pour se préparer à l'accouchement ? Certains parents choisissent l’haptonomie.
"Grâce au toucher et à la parole, cette méthode crée un contact affectif entre le père, la mère et le bébé", résume Brigitte Breton, gynécologue formée notamment en haptonomie prénatale au Centre International de Recherche et de Développement de l’Haptonomie. "Elle est incompatible avec d’autres techniques de préparation à l’accouchement car pour développer ce lien affectif, il ne faut pas se concentrer sur sa respiration ou la poussée par exemple."

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Science de l'affectivité

Au milieu du 20e siècle, Frans Veldman, chercheur et thérapeute, a créé l'haptonomie, une nouvelle approche pour accompagner les malades définie comme "science de l'affectivité". Déclinée autour de la périnatalité, elle est dite "psychotactile" et permet d’entrer en contact avec le fœtus dès les premiers mois de la grossesse.

En dehors de la préparation à l’accouchement, l'haptonomie peut être appliquée à d’autres pratiques médicales et paramédicales. Elle peut aider notamment des soignants à accompagner des malades et des mourants. En touchant un patient avec cette méthode "psychotactile", le soignant lui donnerait le sentiment d’être davantage respecté. Sentant ce message, son corps se détendrait, sa respiration s'ouvrirait, sa tolérance aux interventions médicales et sa capacité à guérir seraient accrues.

De l’affectif plutôt que de la technique
Les séances, réalisées par des professionnels de la santé et de la psychothérapie formés en haptonomie, se déroulent au moins une fois par mois en présence des deux parents.




Comment parler de l’homosexualité à son enfant ?

Certains parents sont à l’aise pour aborder la question de l'homosexualité avec leur enfant, d’autres le sont moins et s’interrogent sur la façon dont ils peuvent répondre aux questions inévitables sur le sujet. Des témoignages de parents et les conseils de Sandrine Dury, psychanalyste et psychothérapeute…

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À l’école, dans les médias ou sur les réseaux sociaux, les enfants accèdent à toute sorte d’informations et se tournent souvent vers leurs parents pour en savoir plus.

"Dans les films et dans la vie, on est confronté régulièrement à la question de l'homosexualité", constate Sybile, mère d’une fillette de 10 ans. "Je me rappelle que lorsqu’on a vu le film Billy Elliot, dont le meilleur ami se travestit, ma fille a eu besoin de mettre des mots sur cette relation qu’elle voyait. En échangeant toutes les deux, elle a compris que c’était une relation amoureuse et ça lui a suffit."

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Parent homo : ça change quoi ?

Être un parent hétéro ou homo ne change pas grand-chose dans la façon dont on aborde la question. On est avant tout un parent !

"La sexualité personnelle n’intervient pas par rapport à l’enfant", souligne Sandrine Dury, même s’il peut avoir des questions spécifiques si les parents sont homosexuels, comme par exemple "pourquoi untel n’est pas au courant" ou "pourquoi ne pas s’afficher dans tel endroit".

Aurore est mère d’une adolescente de 16 ans "qui a vu des couples homos aussi souvent qu'hétéros depuis sa naissance, donc pour elle il n'y a jamais eu que des gens qui s'aiment, et aucune différence entre les sortes de couples." Elle a évoqué son homosexualité quand sa fille avait 5 ans, à l'occasion d'une séparation avec son amie de l’époque. "Il a fallu que je lui explique pourquoi on ne pouvait pas "se voir encore un peu" avec cette amie. Je lui ai expliqué qu’en fait je vivais une histoire d'amour avec elle, et que quand les histoires d'amour sont finies, c'est un peu difficile et souvent radical... Je ne lui en avais pas parlé avant parce que mon amie avait deux enfants plus âgés à qui elle préférait cacher son homosexualité. Ma fille n'a montré aucune surprise liée à l'homosexualité."




"Génération écran" : gérer la connexion de nos enfants

Tablettes, téléphones portables, consoles de jeux ou télévision, les outils numériques sont utilisés de plus en plus et de plus en plus tôt. Un enfant de trois ans sait se servir d’un écran tactile et surfer sur le net. Mais attention ! Ce n'est pas sans danger et les parents doivent poser des règles pour préserver santé, intimité et sphère familiale.

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Les jeunes qui sont nés à partir de 1995 ont toujours baigné dans le 2.0. C’est la génération "écran", familière avec le monde virtuel même si elle n’en maîtrise pas forcément tous les rouages.
En moyenne, les 9-16 ans passent deux heures par jour sur internet auxquelles s’ajoutent deux heures par jour devant la télé (source : rapport France EU-Kids).

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Une hygiène de vie numérique

Voici quelques propositions de règles d’hygiène de vie numérique :
- pas de téléphone ou de console à table,
- fixer une heure limite d’échanges de SMS ou d’appels (pas après 20 heures),
- interdire les téléphones et ordinateurs dans les chambres,
- installer l’ordinateur dans le salon de manière à ce que le surf sur internet ne se fasse pas dans un lieu isolé,
- même si les études de l’OMS n’ont pas conclu à un risque des ondes sur la santé, il est prudent d'utiliser l’oreillette le plus souvent possible et d'éviter, pour les garçons, d’avoir le téléphone allumé près des parties génitales,
- apprendre à gérer son forfait : il est important de sensibiliser les jeunes à la question du coût, d’où l’intérêt des forfaits bloqués.

Le filtre parental est souvent utile et nécessaire pour les plus jeunes car il permet en fonction de mots clés de bloquer l’accès à des sites sensibles. Il devient obsolète pour des ados qui le déconnectent assez facilement. D’où la nécessité d’avoir une discussion de fond pour trouver un équilibre et un terrain d’entente.

De plus en plus tôt, de plus en plus virtuoses
"À trois ans, un enfant sait faire la différence entre fiction et réalité et peut aisément commencer à jouer sur une tablette", explique Michael Stora, psychologue clinicien pour enfants et adolescents.

75 %

des enfants
savent bloquer un expéditeur indésirable
(rapport France EU-Kids)


40 minutes

la durée moyenne de sommeil en moins
pour les jeunes hyper connectés
(INPES)


76 %

des 15-17 ans ont déjà montré
à leurs parents comment utiliser internet
(baromètre Calysto)






Mon enfant est insupportable !

Nos enfants sont champions du monde lorsqu'il s'agit de nous pousser à bout. Et certains plus que d'autres. Mais rien n'est jamais irréversible, voilà les 10 conseils pour faire régner un peu plus de calme à la maison et apaiser les relations parents-enfants.

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Pas toujours facile de rester calme avec nos petits monstres ! Mais chercher des limites en faisant des bêtises ou en provoquant ses parents, fait tout simplement partie de l'enfance.

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Il est turbulent, c'est normal docteur ?

Tous les enfants sont turbulents et ils ne sont pas pour autant hyperactifs.
Un enfant turbulent, c'est un enfant actif, curieux, dont la soif de découvertes lui procure une telle excitation qu'il a besoin du mouvement physique pour exprimer sa joie de vivre et sa liberté d'être.
Bonne nouvelle, non ?

1. De la routine
La répétition est rassurante pour les enfants. Se lever, manger, jouer et dormir à heure fixe leur donnent des repères.
"En créant des routines pour l'enfant et en les renforçant sans relâche, vous lui donnez un cadre et des limites externes qui l'aident également à améliorer son contrôle interne", explique le Dr Michel Lecendreux, pédopsychiatre.




Comparer les enfants : un réflexe à contrôler

L’un est calme et réservé, l’autre agité et intrépide. Enfants très différents, on ne peut s’empêcher de les comparer, même si l’on a conscience que cela n’a pas le meilleur effet sur eux. Parents, grands-parents, amis… Pourquoi avons-nous ce réflexe et quelles sont les conséquences sur nos bambins ?

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Fratrie ou cousins, c’est entre les enfants d’une même génération que les comparaisons naissent le plus facilement et font le plus de mal.

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Les enfants aussi….

Les grands ne sont pas les seuls à céder aux sirènes de la comparaison, les petits aussi savent l’utiliser…. Pour se coucher plus tard, avoir un nouveau vêtement, éviter une corvée, les enfants n’hésitent pas à comparer la fratrie et faire part de leurs observations pour obtenir ce qu’ils veulent : pareil que leurs frères et soeurs.

Pour Harry Ifergan, il faut faire attention à ne pas confondre équité avec égalité : "en tant que parents nous devons donner à chacun de nos enfants ce dont ils ont besoin en fonction de leur âge et non accorder à tous la même chose."
Rappelez-le à votre bambin lorsqu’il essaie de grappiller 30 minutes le soir.

Pourquoi compare-t-on ?
"Le premier enfant transforme la vie des parents. Il leur montre comment un enfant réagit et devient la référence éducative des parents. Et de ce modèle naît la comparaison", explique Harry Ifergan, psychologue.




La grossesse, une rencontre avec soi-même

Ça y est. Le moment fatidique des résultats est arrivé. C'est la bonne nouvelle : enceinte ! Joie et bonheur évidemment. Pourtant, même attendue, la nouvelle de la grossesse provoque chez la future maman des sentiments contradictoires.

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Devenir mère, ça commence par un désir d'enfant. Pourtant, bien qu'on en ait eu envie et qu'on s'y soit préparé, lorsque l'on découvre sa grossesse, on passe d'une joie intense à un questionnement infini. Et oui, notre vie ne sera plus jamais la même…

793 420

bébés 
sont nés
en France en 2009 

(chiffres INSEE)


2 millions

environ de tests de grossesse
sont vendus chaque année
en France


28,5 ans

l’âge moyen du premier enfant
pour la femme en France
(source INED)






Comprendre nos ados

"J'm'ennuie", "j'sais pas quoi faire", "j'ai rien le droit de faire", "laisse moi vivre", etc… sont autant de phrases qui peuvent sortir de la bouche des adolescents et qui agacent nos oreilles de parents.
Alors pourquoi a-t-on tant de mal à les comprendre ?

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Les adolescents n'ont qu'une envie, croquer la vie à pleines dents. Ils sont imaginatifs, curieux, plein d'énergie. Ils ont des idéaux et des envies de changer le monde. Pourtant, il n'est pas toujours facile de les voir sous cet aspect positif.

Une énergie débordante
Nos ados ont bien du mal à dépenser leur énergie dans notre société pleine de règles et de contraintes. Ce qu'ils retiennent, c'est que les adultes les frustrent et les empêchent de vivre leur vie.
Résultat, ils bouent à l'intérieur et sont totalement apathiques à l'extérieur, ne sachant plus comment exprimer toutes ces émotions qui les débordent.

96 %

des adolescents disposent d’un ordinateur avec un accès à internet


58 %

des lycéens ont déjà utilisé leur mobile en salle de classe ou de cours


7 %

des adolescents ont déjà filmé un de leurs professeurs






Parents : comment rester sains d'esprit

"L’enfant est une personne"’… L'héritage de Dolto pèse lourd sur nos épaules de parents. Nous essayons d’être les meilleurs parents du monde en écoutant tous les pédopsychiatres du moment nous dire comment faire avec notre progéniture. Au milieu de tous ces avis et conseils, difficile ne pas devenir fou ! Alors comment rester sain d’esprit face aux diktats de l’éducation ? Richard Templar, célèbre spécialiste britannique en développement personnel, nous propose 10 lois pour rester sain d’esprit…

Parents : comment rester sains d'esprit

Loi n°1 : Détendez vous
"De vraiment bons parents, ce sont des parents qui trouvent normal que leurs enfants soient bruyants, désordonnés, agités, râleurs ou couverts de boue".
Et oui, inutile de nous mettre la pression, nos enfants ne pourront jamais se comporter comme des adultes puisqu’ils n’en sont pas. Acceptons de leur laisser le temps de devenir grand, et réjouissons nous de leurs enfantillages !


                
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