Le karité : le beurre de l'arbre

Cicatrisant, assouplissant et protecteur contre le soleil, le beurre de karité est de plus en plus reconnu chez nous pour les soins de la peau et des cheveux.

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En Egypte, la reine Nefertiti lui devrait sa grande beauté. Depuis des millénaires le karité est connu en Afrique. Il est utilisé comme sauce ou friture dans l'alimentation, comme combustible dans les lampes pour l'éclairage, comme huile de massage pour traiter les foulures, entorses, luxations, courbatures, rhumatismes… Et surtout comme produit de beauté : il a été pendant longtemps le seul cosmétique des femmes africaines.

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L'arbre à beurre

Karité veut dire "arbre à beurre" en wolof, une langue parlée au Sénégal, en Gambie et en Mauritanie.
En bambara, la langue nationale du Mali, on l'appelle "si yiri" d'où le nom anglais "shea tree".
Son nom savant est Butyrospermum parkii : Butyrospermum signifiant "graines de beurre" et "parkii" en hommage à Mungo Park, un explorateur écossais qui rapporta l'existence du karité après un voyage au Sénégal à la fin du 18e siècle.

L'arbre de karité a, en moyenne, 15 m de haut. Il ne pousse qu'en Afrique, à l'état sauvage dans les savanes arborées du climat sahélien. On le trouve de la frontière sénégalo-guinéenne jusqu'au Nigéria en passant par le Mali, le Nord de la Côte d'Ivoire, le Burkina Faso, le Nord du Ghana, du Togo et du Bénin. C'est aujourd'hui une espèce menacée.

Il produit à sa maturité, vers 30 ans, 20 kg de fruits par an, soit 5 kg d'amandes sèches qui donnent moins d'1 kg de beurre de karité.

Les amandes du fruit
L'arbre de karité ne pousse qu'en Afrique, à l'état sauvage dans les savanes arborées du climat sahélien.
Dans le noyau de son fruit, comparable à celui de l'avocat, on trouve des amandes blanchâtres à partir desquelles on produit le beurre de karité.

3 millions

de femmes en tireraient
80 % de leurs revenus


300 ans

la durée de vie
de l'arbre de karité


1 kg

de beurre de karité
par arbre et par an






Le vinaigre : simple et bon marché (suite)

Le vinaigre pour la santé
Le vinaigre a été utilisé en médecine autrefois, on l'a vu. La Pompadour commandait jusqu'à 37 vinaigres différents pour stimuler l'appétit du roi Louis XV.
Il est encore utilisé aujourd'hui en Chine pour lutter contre plusieurs types de pneumonie et est à la base de nombreux remèdes de grand-mère.

D'une manière générale, on conseille de ne jamais prendre du vinaigre pur mais dilué.

Quelques exemples :

- Une boisson au vinaigre (eau, vinaigre et miel) serait apéritive et régulariserait la digestion, à condition de la prendre 1/2h avant les principaux repas.




Le vinaigre : simple et bon marché

Indispensable en cuisine, c'est aussi un produit d'entretien qui est bon pour la planète. Il a des vertus irremplaçables en cosmétique, au jardin, et même comme remède de grand-mère…

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C'est au vin que le vinaigre doit d'exister.
Il n’a pas d’inventeur : laissez une bouteille de vin débouchée, il tournera en vinaigre.
Heureusement, le hasard devenu art a appris aux hommes la manière d’utiliser ce "vin aigre".

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Du paléolithique à la guerre de Sécession

Les origines du vin - et donc du vinaigre - datent de la nuit des temps, à l'époque où nos ancêtres du paléolithique cueillaient et consommaient des fruits qui, forcément, fermentaient à l’occasion, et dont les jus pressés se transformaient ainsi en vinaigre.
La première utilisation qui en fut faite fut certainement la conservation des fruits et légumes : on avait constaté que lorsqu’ils étaient plongés dans du vinaigre, ils ne se putréfiaient plus. C’est de toute évidence ainsi que l’on y prit goût et que l’usage s’en répandit en cuisine.

Chez les Romains, comme chez les Grecs, le breuvage le plus usité reste longtemps l'eau additionnée d'un vinaigre léger. Il sert à tout, non seulement de boisson rafraîchissante, mais également de condiment. On l'aromatise avec des herbes, des fleurs ou des fruits. Le vinaigre est aussi apprécié pour conserver le gibier et pour ses propriétés thérapeutiques…

La légende dit qu'il fut utilisé lors des grandes épidémies de peste au Moyen-Âge. À l'époque, aucun médecin ne se serait rendu au chevet d’un malade sans avoir dans sa poche un peu de vinaigre "des quatre voleurs", réputé pour la protection qu’il était censé assurer contre la contagion et pour ses propriétés bactéricides.

Renommé pour guérir les plaies et les blessures infectées, il aurait permis de sauver la vie de milliers de soldats blessés au cours de la guerre de Sécession aux Etats-Unis en raison de ses propriétés antiseptiques et antibiotiques.

Fabrication : le secret du vinaigre
C'est au Moyen-Âge qu’apparurent les premiers "vinaigriers", constitués en corporation en 1394, et qui se spécialisèrent dans la fabrication des vinaigres, jusqu’alors confiée aux seuls vignerons.




L’aloès : la reine des plantes (suite)

De multiples présentations
On trouve l'aloès dans le commerce sous de nombreuses présentations.

- Gel d’Aloe vera : jus brut stabilisé et épaissi 10 à 40 fois. S’utilise uniquement en usage externe pour traiter certaines affections cutanées (acné, dermatite atypique, brûlures, coups de soleil, piqûres d’insectes…)

- Jus d’Aloe vera : les principales qualités d’un bon jus d’aloès sont l’absence d’eau de reconstitution, l’absence d’acide citrique, l’absence de conservateurs, l’emploi exclusifs de la pulpe entière et un certificat bio.

- Huile à l’Aloe vera : l'aloès ne contient aucun corps gras. Aussi, pour l’application externe, faut-il lui adjoindre un support gras qui permet aux principes actifs de se diffuser dans les tissus. Les huiles d’aloès dans le commerce sont souvent additionnées de parfums et conservateurs : à vérifier sur l'étiquette avant d’acheter.




L’aloès : la reine des plantes

Symbole d'immortalité ou "magie du ciel", il offrirait la santé et la beauté. On utilise aujourd'hui l'aloès principalement pour ses propriétés digestives et dermatologiques. Il entre dans la fabrication de nombreux produits cosmétiques et on le trouve dans des compléments alimentaires.

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De l'antique Mésopotamie (1750 avant notre ère) à la Grèce des débuts de l'ère chrétienne, en passant par l'Égypte des pharaons, on connaît les vertus du gel d'aloès pour traiter les infections de la peau, de même que les propriétés laxatives de son latex.
À en croire la légende, Alexandre le Grand (356-323 av. JC) aurait emporté dans ses bagages, lors de chacune de ses campagnes, un stock de plants d’aloès afin de pouvoir soigner les plaies de ses soldats.
Les écrits médicaux d’Hippocrate, Aristote, Celsius, Dioscoride, Pline l'Ancien, Galien, Paracelse, vantent ses vertus.

Au 20e siècle on découvre que sa pulpe peut aussi guérir les brûlures et on isole ses principaux éléments actifs. À la fin de la seconde guerre mondiale, les scientifiques sont frappés par son efficacité chez les survivants d’Hiroshima et Nagasaki qui ont soigné leur peau avec le gel interne des aloès et bu le jus préparé de façon spécifique.




L’argile : une thérapie millénaire (suite)

Modes d’utilisation

- Par voie générale interne, on peut l'utiliser par la bouche sous forme :
- de petits morceaux naturels grossièrement concassés à sucer lentement,
- d’eau argileuse à boire préparée en délayant parfaitement 2 cuillérées à café rases d'argile finement pulvérisée et purifiée de ses impuretés dans un grand verre à moitié plein d’eau minérale plate faiblement minéralisée ; laisser reposer quelques heures au frais et absorber cette préparation soit après l’avoir à nouveau bien remuée afin que le mélange redevienne homogène, soit en buvant l’eau qui surnage après décantation de l’argile au fond du verre.

- Par voie générale externe, on peut l'utiliser sous forme de bain pour l’ensemble du corps. Ce type de bain est essentiellement pratiqué dans certaines stations thermales spécialisées qui possèdent des boues adéquates et des installations nécessaires.




L’argile : une thérapie millénaire

On peut la boire, s'en faire des cataplasmes, des bains ou des masques de beauté… C'est une médecine ancestrale. Gorgée de soleil, d’air et d’eau, l’argile pourrait être un puissant agent de régénération capable de soulager ou résoudre certains de nos maux.

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Les vrais inventeurs de l'argilothérapie sont en fait les animaux de la brousse africaine, qui non seulement se roulent dans la boue d'argile pour soigner leurs blessures et se protéger des insectes, mais aussi mangent de l'argile pour combler les carences en minéraux et oligo-éléments.
Dans l'Antiquité les Égyptiens, les Grecs, les Indiens et les Chinois ont formalisé son emploi.

Aujourd'hui, elle est courante dans la médecine conventionnelle. Mais elle se cache derrière des noms savants : attapulgite, kaolinite, silicate d’aluminium, montmorillinite, beidellite, etc.

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Un peu de géologie

La roche argileuse provient de la décomposition de roches mères cristallisées, tel le granit.
Il y a deux types principaux : l’argile d’altération rocheuse et l’argile de sédimentation.

Du point de vue chimique, les différentes argiles sont des silicates d’alumines hydratés dans lesquels sont imbriqués des éléments minéraux étrangers qui amènent ainsi les diverses colorations de l’argile.

Une fonction de pompe
L'argile peut apporter un soutien dans beaucoup d'affections en association avec d'autres thérapies naturelles.

Elle a un pouvoir absorbant, une fonction "pompe". Elle peut retenir toutes sortes de liquides, absorber les mauvaises odeurs. Elle aurait également un pouvoir "adsorbant", c'est-à-dire permettant la rétention des toxines à sa surface. L’argile capterait les éléments indésirables du corps pour les évacuer.




L'huile d'argan : l'huile aux trésors

L’huile d’argan a le vent en poupe ! Elle est qualifiée d’or berbère par certains, d’huile aux trésors par d’autres… C'est qu'elle possède des propriétés cosmétiques et médicinales précieuses.

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Tout est bon dans l'arganier !
Son bois sert à la menuiserie et pour le chauffage. Ses feuilles et sa pulpe sont utilisées comme fourrage. Ses tourteaux nourrissent le bétail. Ses amandons fournissent une huile que l’on emploie en cuisine, dans les soins de beauté et en thérapie.

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L'arganier

L'arganier (argania spinosa) est un arbre épineux d'une particularité forestière et fruitière exceptionnelle qui appartient à la famille des sapotacées.

Il daterait de l'ère tertiaire, serait répandu sur une grande partie du Maroc et aurait été refoulé alors au sud-ouest par l'invasion glaciaire. Ce qui expliquerait l'existence actuelle de quelques colonies un peu partout au Maroc. Mais les forêts d'arganiers s'étendent aujourd'hui dans les zones arides et semi-arides près d'Agadir et Essaouira dans le sud-ouest du Maroc.

L’arganier représente environ 65 % (700 000 ha) de la surface boisée de la région du sud-ouest du Maroc. Dans cette région classée par l'Unesco patrimoine de l'humanité, l'arganier représente à lui seul le symbole de la vie écologique et socio-économique. Il joue un rôle majeur dans la lutte contre la désertification des zones arides et assure la subsistance de près de 3 millions de ruraux.

Une huile artisanale pressée à la main
Le fruit de l’arganier cache sous sa pulpe la noix d’argan, à la coque très dure, qui renferme une à trois amandes appelées amandons. Ces derniers contiennent jusqu’à 55 % d’une huile à la texture très fine.

20 kg

de fruits par arbre
récoltés en moyenne


38 kg

de fruits
pour 1 litre d'huile


2 000

personnes au Maroc
travaillent pour l'huile d'argan






Le thé vert : la boisson zen par excellence

SanTHÉ, beauTHÉ et également générosiTHÉ et convivialiTHÉ…
Le thé vert a le vent en poupe. Tant mieux ! C'est une boisson riche en antioxydants, tonique sans être toxique, on lui attribue toutes les vertus…

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En France, on a longtemps dégusté le thé vert très sucré, mélangé à la menthe, dans la tradition maghrébine. Aujourd'hui, on le sert de plus en plus souvent nature, à la manière chinoise ou japonaise.

La culture du thé est née en Chine et sa renommée en tant que plante médicinale s’est développée au Japon, il y a deux millénaires. Dans les deux pays la cérémonie du thé est un rituel traditionnel qui requiert des années d’entraînement et de pratique : la sophistication à la recherche de la simplicité.

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Le temps d'infusion

La théine est très soluble dans l'eau, elle se libère donc en premier. En moins de 30 secondes toute la théine est sortie des feuilles.
Donc si l'on veut un thé sans théine, il suffit de jeter la première infusion au bout de ce délai.

Ensuite sortent les composées aromatiques, s'étalant sur plusieurs minutes.

Puis vient le tanin, qui donne une sensation d'âcreté en bouche et qui modère l’action de la théine sur l'organisme.

Les différentes variétés
Cultivé principalement en Asie, le théier (Camellia Sinensis) est un arbre de 5 à 10 m ramené à 2 ou 3 m pour les besoins de la récolte.

2 calories

pour une tasse de 25 cl
de thé


240 g

de thé consommés en France
par habitant et par an


3 fois

plus de thé consommé
en France depuis 25 ans






Le ginseng : La racine de longue vie (suite)

Valeur thérapeutique
Selon la médecine traditionnelle chinoise, le ginseng est un tonique général de l'organisme (un tonique du "Qi"). Mais cela ne veut pas dire tout à fait la même chose que pour nous, occidentaux. Il vaudrait mieux utiliser le concept "adaptogène" développé par un scientifique russe appelé Lazarev. Selon lui, une substance "adaptogène", comme le ginseng, accroîtrait, "de manière générale et non spécifique, la résistance de l'organisme aux divers stress qui l'affectent".

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Attention aux imitations !

- Le "ginseng de Sibérie" est un pseudo ginseng récolté en Russie. Il s’agit d’une plante de la même famille, l’éleuthérocoque, aux vertus reconnues par la pharmacopée traditionnelle chinoise, mais différentes du ginseng. - Le "ginseng des femmes" est en fait de l’angélique chinoise.

Le ginseng servirait donc à :
- stimuler le système immunitaire,
- lutter contre le surmenage, le stress de la vie quotidienne, l'asthénie physique, les bouffées de chaleur dues à la ménopause,
- aider les convalescents à recouvrer leurs forces,
- prévenir le vieillissement cérébral, les troubles de la mémoire et du sommeil chez la personne âgée,
- stimuler la fonction sexuelle…


                
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