Accompagner la fin de vie

Prendre soin d'un parent, d'un conjoint ou d'un proche en fin de vie est une période difficile à traverser. D'autant qu'elle nous renvoie à notre propre fragilité. Quelques repères pour éviter les écueils les plus courants…

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L'arrivée du grand âge et/ou le diagnostic d'une maladie grave chez un parent, un conjoint ou un(e) ami(e), peuvent nous transformer en accompagnant, parfois du jour au lendemain. Nous ne sommes généralement pas préparés à cette situation et la confrontation à la maladie et à la mort est une épreuve qui n'est pas facile à surmonter.

"Comment naviguer, éviter les icebergs, surfer parfois sur nos impossibles, sans jugements, dans ce non-savoir qui peut nous faire si peur et où, si l'on tente de reprendre la barre du contrôle, on se heurte aux récifs. La passage vers le lâcher prise sera indispensable", affirme Annick Danielle Bruyneel, psychologue, qui propose quelques repères pour baliser cette période où règne l'inconnu.

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Personne de confiance

"La loi prévoit que chacun puisse désigner une personne de confiance pour l'accompagner dans son parcours de santé."*

Conjoint, parent, enfant, ami proche… La personne de confiance accompagnera le patient dans son parcours médical et, le cas échéant, se fera son porte-parole quand celui-ci ne pourra plus s'exprimer.

Il n'est pas question que la personne de confiance prenne une quelconque décision pour le patient.
"Concrètement, les décisions d'ordre médical sont par essence sous la responsabilité du médecin", affirme Annick Danielle Bruyneel. "Famille et proches, comme la personne de confiance, sont rencontrés et consultés pour recueillir des informations sur la volonté du patient."*

Penser à soi
Lorsqu'on devient accompagnant, il est tout d'abord impératif de ne pas hésiter à… penser à soi-même ! Faire un point sur sa propre situation personnelle et professionnelle, ainsi que sur ses besoins…




Travailler les muscles du bonheur

Se débarrasser des vieux mythes et cultiver certaines qualités permettraient de devenir un "diffuseur de positif", de muscler son bonheur intérieur, pour soi et ses proches…

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Dans le sillon de la psychologie positive, on considère que le bonheur relève largement de la décision personnelle (voir : Une boîte à outils pour être heureux). Ce serait même une question d'entraînement.
"Tout est affaire d'apprentissage. Le bonheur s'acquiert de la même façon que la force musculaire"*, affirme Will Jelbert, consultant, conférencier et coach bien-être.

En d'autres termes, nous pourrions donc apprendre à devenir un "diffuseur de positif", comme l'explique Lirone Samoun** (voir encadré).

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Devenir "diffuseur de positif"

Lirone Samoun propose de devenir un diffuseur de positif, c'est à dire "une personne rayonnante qui inspire et impacte directement ou indirectement son entourage. Elle rayonne par sa joie de vivre, son authenticité, sa capacité à aimer et apprécier, son dynamisme et sa volonté à toujours aller de l'avant."**

Il y aurait 9 étapes pour devenir un diffuseur de positif accompli :
1) Apprendre à s'accepter tel qu'on est
2) Développer la pleine conscience
3) Développer l'art de voir les choses autrement
4) Développer l'art de la reconnaissance
5) Développer un entourage de qualité
6) Développer sa curiosité
7) Agir en fonction des ses objectifs
8) Prendre soin de son corps
9) Impacter son entourage. 

Chasse aux mythes
On peut d'abord démolir tranquillement quelques mythes sur le bonheur. Premier exemple : l'argent, les biens matériels, le luxe ou le confort rendraient heureux. Ce n'est pas plus vrai que le fait de bénéficier d'un physique avantageux, d'un job intéressant ou d'une situation sociale enviable. Pas plus vrai que d'avoir du temps pour soi ou de déménager dans un lieu paradisiaque.




Écolo mais pas dépressif !

La prise de conscience écologique peut conduire à différents troubles psychologiques. Heureusement, il existe de nombreux outils pour être écolo sans sombrer dans la dépression…

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"Entrer" en écologie n'est pas un parcours de tout repos ! Se mettre en face des maux du monde n'est pas exempt de répercussions parfois compliquées à vivre sur le plan psychologique.
"J’en ai pleuré, des espèces disparues, des paysages amochés, des pollutions chimiques, des petits accidents nucléaires et même des humains pris dans l’œil de dizaines de cyclones", témoigne Laure Noualhat, journaliste à Libération pendant 15 ans. "J’en ai parcouru, des sites dévastés, de Fukushima à Hiroshima en passant par des rivages ravagés, des banquises fondues, des forêts primaires écartelées."*

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Éco-anxiété, solastalgie, psycoterratie, écoagnosie

Les psys ont inventé plusieurs mots pour rendre compte du phénomène :
- l'éco-anxiété est la forte appréhension des dangers qui pèsent sur la planète (changements climatiques et dégradations environnementales) ;
- la solastalgie est le malaise déclenché par une expérience directe de destruction de l’environnement ;
- la psycoterratie exprime la tristesse d’être déconnecté et éloigné de la nature ;
- l'écoagnosie est l'indifférence à l'écologie due à une amnésie environnementale.

L’éco-anxiété n’est pas encore répertoriée officiellement mais ses symptômes sont bien connus des psys : insomnie, dépression accompagnés d'un sentiment de colère, de tristesse, d'impuissance, parfois de honte...
"Cette angoisse face à la dégradation de l’environnement est décuplée par l’indifférence, la schizophrénie, le manque de décisions politiques à la hauteur de l’enjeu"*, regrette Laure Noualhat.




Crise du Covid-19 : vivre avec l'incertitude

Lâcher la volonté de contrôle, accepter de ne pas savoir tout sur tout, accueillir ses émotions en travaillant sur la peur… Quelques clés pour s'adapter face à l'incertitude inhérente à cette crise.

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Dans notre univers où tout est balisé, anticipé, voilà qu'un minuscule organisme est venu flanquer la pagaille et provoquer, de la part des scientifiques et des autorités, une cacophonie inédite sur de multiples questions : la contagiosité du coronavirus, la gravité de la maladie, l'immunité des personnes guéries, l'utilité des tests et des masques, l'efficacité de tel ou tel traitement… Il faut se rendre à l'évidence, nous nous sommes trouvés en face d'un phénomène nouveau et inconnu.

Isabelle Pailleau*, psychologue clinicienne du travail et des apprentissages, spécialiste en psychologie positive, constate que beaucoup de gens ont été totalement déroutés.
"Ils sont passés par toutes les étapes du deuil : la sidération, le déni, la colère, la tristesse, l'acceptation… C'est ce qui montre que, face à l'inattendu, nous avons été dans une vraie perte de repères." 

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Méditation, yoga ou EFT

Face au sentiment de peur, Isabelle Pailleau conseille de se poser, de respirer.
"Décider par exemple d'arrêter les infos en continu et n'écouter le JT qu'une fois par jour. Arriver à se reconnecter au présent. On va mieux quand on fait de la méditation ou du yoga, qu'on est davantage dans l'ici et maintenant. L'EFT marche très bien également (voir : EFT, techniques de libération émotionnelle). Par exemple, il y a un point d'acupression qui est intéressant, un point de secours ou d'urgence : avec le pouce appuyer entre le pouce et l'index de l'autre main et respirer en même temps. L'EFT est une excellente technique pour faire descendre l'anxiété, le stress, les peurs et pour mieux vivre la situation." 
(Voir : Covid-19, comment réagir face à sa peur)

Impossibilité de planifier
Incertitude sur la dangerosité de la maladie, le risque de l'attraper, la liberté de planifier ses allées et venues, de fêter l'anniversaire de ses proches, de programmer ses vacances d'été, de sortir au cinéma ou de faire un stage de yoga…




Covid-19 : comment réagir face à sa peur ?

La peur de l'épidémie serait justifiée. Mais parmi les quatre réactions naturelles à cette peur, deux seraient contre-productives : se figer face au danger ou le combattre, tête baissée. Deux autres seraient plus constructives : se mettre à l’abri et anticiper.

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Le crescendo des chiffres des personnes décédées du Covid-19, les images des services de réanimation surchargés, l'avalanche des témoignages de soignants épuisés et de patients hagards… Les esprits les mieux accrochés ont du mal à ne pas paniquer devant le traitement médiatique de cette épidémie ! Nous avons demandé à Véronique Salman*, psychanalyste et coach analytique, quelles sont les meilleures manières de réagir face à cette peur.

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Les réactions contre-productives

La sidération
"C'est ce qui s'est passé pendant la première semaine de confinement", explique Véronique Salman. "Beaucoup de gens ont été éberlués, ne sachant pas réellement comment s'organiser. Cette sidération est le propre de ceux qui ont peur de manière très intuitive et qui ne peuvent rien en faire. Elle est totalement instinctive et peut permettre de se préserver psychiquement d'une grande agression, comme un viol par exemple, en mettant l'organisme en stand by. Mais l'absence de réaction peut être est dangereuse et mal comprise."

Le combat
"On fonce tête baissée, poings devant, pour combattre l'ennemi sans forcément le connaître. Il s'agit d'une réaction épidermique sans consistance au niveau de la réflexion et qui risque d'être très dangereuse : elle nous propulse de manière mécanisée vers un ennemi qui peut être beaucoup plus armé et agressif que nous. Il y a quelque chose de débridé, pulsionnel et infantile à croire qu'il suffit de riposter de manière violente pour que ça s'arrête."




Covid-19 : pour un confinement positif

La crise du Covid-19 nécessite de s'adapter à une situation inédite dans notre Histoire. Et si nous profitions de l'occasion pour choisir d'adopter de nouvelles habitudes ? Et réinventer notre vie ?

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Les mesures de confinement décrétées par le gouvernement face à l'épidémie de Covid-19 provoquent une situation inédite dans l'Histoire de France (voir : Coronavirus, ce qui est permis et ce qui est interdit pendant le confinement en France). Les causes d'angoisse sont nombreuses, de la peur d'attraper la maladie au sentiment de claustrophobie en passant par les tensions et les conflits du huis clos familial…

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Les gestes barrières

Face au coronavirus, les gestes simples pour préserver sa santé et celle de son entourage :
- je reste chez moi,
- je me lave très régulièrement les mains,
- je tousse ou éternue dans mon coude ou dans un mouchoir,
- j’utilise des mouchoirs à usage unique et je les jette,
- je salue sans serrer la main, j’arrête les embrassades.

Source : Ministères des Solidarités et de la Santé

Difficulté à changer
Face à cela, les tentations de fuir la réalité se font pressantes : scepticisme, déni, complotisme… Autant d'alibis ne faisant qu'illustrer une difficulté par rapport au changement, selon Véronique Salman, psychanalyste et coach analytique.




Les accords toltèques : pour vivre mieux

Des règles de vie simples qui permettent de mieux se connaître, mieux communiquer, avec une promesse de liberté, de bonheur et d'amour…

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Miguel Ruiz, l'auteur du livre fondateur, Les quatre accords toltèques, publié en 1997, est un mexicain chamane et enseignant, fils d'une guérisseuse et petit-fils d'un chamane. Une expérience de mort imminente l'aurait incité à chercher des réponses aux questions de l'existence dans la spiritualité toltèque (voir encadré). Il a ensuite traduit et adapté certains concepts clés, les a "dépoussiérés et rajeunis afin de les rendre universels et compréhensibles par tous"*, explique Patrice Ras, philosophe, formateur et conférencier.

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Qui sont les Toltèques ?

Il s'agit d'un peuple de l'Amérique précolombienne qui vivait entre 900 et 1200 après JC dans le Mexique actuel, autour de Tula, leur capitale, près de Teotihuacan.
Dans la culture aztèque, plus tardive, on considérait les Toltèques comme une référence de civilisation. Leur religion semble avoir été de type chamanique et animiste.
Leur histoire est mal connue et fait l'objet de différentes hypothèses avec une réelle difficulté à déterminer la part du mythe et de la réalité.

Des accords avec nous-mêmes
Que sont ces accords dont parle Miguel Ruiz ? Ce sont ceux que nous passons avec nous-mêmes et qui gèrent notre comportement quotidien. Ils viennent des parents, de l'école, de la religion, de la culture et permettent de s'intégrer plus ou moins harmonieusement dans la société. Nous les avons intériorisés et ils viennent s'agréger pour constituer notre ego.




Méditer en chantant

Utilisé depuis toujours dans les pratiques traditionnelles, en yoga, en Qi Gong ou dans les disciplines plus récentes de "pleine conscience", le chant est un support qui peut rendre la méditation plus facile d'accès. Il ouvre à de vastes états de plénitude intérieure et de détente.

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La méditation gagne du terrain, encore et encore. Il y a bien sûr toutes les formes de méditation traditionnelle : les méditations transcendantale et vipassana, toutes deux d'origine indienne, le zazen, d'inspiration japonaise… Mais la méditation de pleine conscience, du fait de son caractère laïc, rencontre un écho particulier dans notre pays (voir : La méditation de pleine conscience, réduire le stress et Méditation de pleine conscience, comment approfondir). 

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Liu Zi Jue : les six sons

En Qi Gong, dans l'enchaînement "Liu Zi Jue" (six sons d'approche des exercices respiratoires) chaque son, par la vibration induite, est censé rééquilibrer un méridien.

Sur une longue expiration, prononcer les sons "Xu", "He", "Hu", "Si", "Chui" et "Xi" servirait à éliminer les "énergies perverses" situées sur le méridien respectivement du Foie, du Cœur, de la Rate/Estomac, du Poumon, du Rein, du Triple Réchauffeur. À chaque fois, le son est accompagné du mouvement corporel adéquat (voir vidéo).

En médecine traditionnelle chinoise (voir : La médecine chinoise en France), Liu Zi Jue permet de dissiper le rhume, d'améliorer la circulation de l'énergie, de balayer le vent, de réduire le stress, de chasser la chaleur et d'éliminer l'anxiété.




À la rencontre de l'instant présent

Ce que nous sommes en train de vivre maintenant ne se reproduira plus jamais de la même manière. En japonais : "ichigo ichie". Cette notion, issue de la cérémonie du thé traditionnelle, peut être appliquée dans de nombreux moments de la vie quotidienne.

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C'est sans doute l'idée la plus marquante du bouddhisme et des nombreuses pratiques qui en sont issues, comme la méditation de pleine conscience. Profiter de l'instant présent…

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Les dix principes de l'ichigo ichie

Voici les dix principes qui permettent de faire de chaque instant le meilleur de sa vie, selon Hector Garcia et Francesc Miralles*…

1) Ne différez pas les bons moments.
2) Vivez chaque instant en ayant conscience qu'il ne se reproduira plus jamais.
3) Centrez-vous dans le "pile maintenant".
4) Faites quelque chose que vous n'avez jamais fait.
5) Pratiquez le zazen.
6) Appliquer la pleine conscience à vos cinq sens.
7) Détecter les coïncidences.
8) Fête de chaque rencontre une fête.
9) Transformer une réalité insatisfaisante.
10) Devenez un chasseur de bons moments.

Ichigo ichie
Les japonais ont créé un mot pour cela : "ichigo ichie". Hector Garcia, spécialiste de la culture japonaise et Francesc Miralles, auteur et journaliste*, traduisent ce mot de la manière suivante : "à cet instant, une occasion".




Une boîte à outils pour être heureux

Des méthodes pratiques ou de simples astuces mentales pour mieux vivre… C'est ce que proposent des poètes, des sages, des philosophes.

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"J'ai décidé d'être heureux parce que c'est bon pour la santé", disait Voltaire. Cette citation était l'une des premières que nous avions sélectionnées dans les Pensées Zen au démarrage de ce webzine. Y'aurait-il donc une grande part de décision dans le bonheur ?
C'est ce que semblent penser de nombreux philosophes, dont certains auteurs contemporains qui n'hésitent pas à dresser un inventaire de méthodes pratiques en direction du bonheur. Ils nous livrent ainsi une véritable boîte à outils mentaux du bien vivre. Quelques exemples…

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Conseils pour mener votre vie

Quelques conseils du Dalaï Lama, cités par Stéphane Garnier*…

- "Suivez les trois R : Respect de soi-même, Respect des autres, Responsabilité de tous vos actes."

- "Lorsque vous perdez, ne perdez pas la leçon."

- "Souvenez-vous que de ne pas obtenir ce que vous voulez est parfois un merveilleux coup de chance."

- "Apprenez les règles pour savoir comment les transgresser correctement."

- "Ne laissez pas une petite dispute meurtrir une grande amitié."

- "Lorsque vous réalisez que vous avez commis une erreur, prenez immédiatement des mesures pour la corriger."

- "Passez un peu de temps seul chaque jour."

- "Ouvrez vos bras au changement, mais ne laissez pas s'envoler vos valeurs."

- "Une fois par an, allez quelque part où vous n'êtes jamais allé auparavant."

- "Rappelez-vous que le silence est parfois la meilleure des réponses."

- "Partager votre savoir. C'est une manière d'atteindre l'immortalité."

- "Soyez tendre avec la terre."

Décider
"Décidé d'être heureux, c'est avant tout changer notre attitude et notre regard sur notre vie", affirme Stéphane Garnier, auteur et chroniqueur*.
L'optimisme volontaire et lucide nous incite à voir en toute chose à la fois le verre à moitié plein et à moitié vide.


                
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