Laisser faire nos émotions

Nous ne pouvons pas les contrôler car elles viennent de notre cerveau archaïque. Alors accueillons nos émotions, tentons de décrypter leur fonctionnement et vivons en bonne entente avec elles !

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Pour survivre en milieu hostile, notre cerveau animal a mis en place quatre grands systèmes de réactivité autour de la joie, la peur, la colère et la tristesse (voir encadré). Les autres émotions que nous ressentons peuvent être rapprochées de ces quatre émotions fondamentales, selon Catherine Aimelet-Périssol*, médecin et psychothérapeute. Par exemple, le dégoût pourrait être rapproché de la colère et la surprise de la peur. "Les émotions sociales, la honte, la culpabilité, sont également facile à relier à ces grandes catégories, quand on écoute vraiment l'expérience notamment corporelle de la personne."

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Les quatre émotions fondamentales

La joie : être plus vivant
Des quatre émotions fondamentales, la joie est celle qui pose le moins de problème car elle apporte une expérience d'ouverture, de curiosité. Même si, dans certains cas, elle est plus ou moins bien considérée socialement, parfois regardée comme de l'excitation, "elle donne le sentiment d'être plus vivant et surtout plus en lien avec l'environnement", affirme Catherine Aimelet-Périssol*.

La peur : fuir, éviter
Elle alerte le corps sur une situation qui a été perçue comme source d'insécurité. Elle induit une réaction de fuite ou d'évitement. "La peur est le signal d'alarme qui stimule une recherche automatique de sécurité."

La colère : affirmer son identité
Elle incite à la lutte, l'affirmation de l'identité, le contrôle. "La colère nous met en relation avec l'autre sans nous oublier. Comme les enfants à qui personne n'adresse la parole, qui s'insurgent et annoncent fièrement "j'existe"."

La tristesse : se relier à soi
Le corollaire de la tristesse est le repli sur soi. "Une façon de nous relier, non plus aux autres mais à nous-même : je ne peux pas fuir, je ne peux pas vaincre mais au moins j'existe. La tristesse ramène la personne à sa propre existence, malgré les évènements extérieurs."

Nos émotions : toujours bénéfiques
À l'intérieur de ces systèmes, les émotions seraient toujours bénéfiques dans la mesure où elles provoquent des réactions qui tendent à rétablir un équilibre préalablement rompu. Pour Catherine Aimelet-Périssol, l'émotion n'est donc pas le problème mais la solution.




Le pardon : guérir de ses blessures

Le pardon est souvent associé à un processus de résilience. Venu du religieux, le mot est souvent mal compris. Pourtant s'il est le résultat d'un travail exigeant, par exemple en psychothérapie, il permet de guérir des blessures émotionnelles profondes.

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Les psychothérapeutes travaillent depuis quelques décennies sur la notion de résilience qui est, selon Boris Cyrulnik*, "la possibilité de se remettre à vivre après une agonie psychique traumatique ou dans des conditions adverses".

Pendant une thérapie analytique, il serait même question du pardon au sens large. Selon Jacques Arènes**, psychanalyste, il s'agirait d'entamer "un processus qui aboutira à pardonner au réel d'être ce qu'il a été".

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La réussite n'est pas obligatoire

Alice Miller***** insiste dans ses travaux sur l'importance fondamentale du besoin "de vérité, de fidélité à soi-même, à ses perceptions, sentiments et connaissances". Selon elle, un pardon accordé par exemple sous l'influence d'un thérapeute pris au piège de la morale traditionnelle, "empêche la cicatrisation des plaies – sans même parler de guérison". Et c'est alors le corps qui a le dernier mot et exprime l'indicible sous la forme de pathologies parfois lourdes.

Il faut donc se méfier du déni de réalité produit par le fait de se soumettre plus ou moins consciemment à l'injonction morale qui existe dans le pardon religieux ou dans une thérapie mal dégagée de ces mêmes valeurs religieuses notamment dans la version new-age du "il faut tout pardonner".

Le pardon est un travail mais il n'est pas une obligation. La réussite n'est pas automatique : l'impardonnable existe aussi.

Soigner les blessures du coeur
Il y a des dimensions différentes selon qu'on doit pardonner à un criminel, un tortionnaire pervers, un parent maltraitant, un partenaire infidèle ou un agresseur involontaire. Mais dans tous les cas la question du pardon se pose car les plaies émotionnelles fonctionnent à la manière des plaies physiques : si l'on attend sans rien faire, elles risquent à terme de s'infecter.




Cinq clés pour vivre "heureux comme un danois"

Malene Rydahl évoque dans un livre les 10 clés du bonheur au Danemark. Nous lui avons demandé d'en choisir 5 qui pourraient nous aider à être "heureux comme un danois"…

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Notre bonheur serait influencé à 50 % par nos chromosomes, à 10 % par les conditions extérieures, selon Thierry Janssen*, psychothérapeute. Resteraient donc 40 % de notre faculté au bonheur qui nous appartiendraient. À nous donc de faire nos propres choix !
Nous pourrions nous inspirer du regard de Malene Rydahl, une danoise qui vit en France depuis 20 ans et qui évoque dans un livre** les 10 clés du bonheur au Danemark, "pays le plus heureux du monde", selon elle. Nous lui avons demandé d'en sélectionner 5 qui pourraient être applicables en France… 

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Aie confiance !...

D'après le professeur danois Gert Tinggard Svendsen, cité par Malene Rydhal, la comparaison entre 86 pays montre que le Danemark est l'endroit au monde où la confiance est au maximum :
78 % des Danois font confiance à leur entourage alors que la moyenne mondiale est de 25 %. Le chiffre en France et de 30 %.
Les pays scandinaves figurent en tête du classement.
En queue : les pays d'Amérique latine et d'Afrique, autour de 5 %.




On lâche la pression !

Elle est partout. Celle qu'on subit, celle qu'on a intégré, celle qu'on projette sur les autres… Bien relayée par notre entourage et par la société, la pression prospère du fait de nos peurs. Nous serions bien avisés d'enlever la soupape de la cocotte-minute avant l'explosion !

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Que ce soit dans la sphère professionnelle ou privée, nombreux sont celles et ceux qui acceptent la pression et se retrouvent prisonniers d'une injonction de perfection, de réussite, de performance. Il faut souvent tomber sur un os pour comprendre qu'il y a urgence à résister : burn-out pour les uns, hernie discale ou symptôme phobique pour les autres, la liste est longue (voir encadré)…
"Dans nos cabinets on a des patients qui ne dorment pas, qui n'en peuvent plus, qui tombent très gravement malades. Quand ce n'est pas la tête qui le dit, c'est le corps qui l'exprime. Est-ce qu'il est acceptable d'accepter l'inacceptable ?", questionne Isabelle Pailleau*, psychologue clinicienne.

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Des troubles potentiellement graves

Les effets de la pression sont souvent diffus au départ : troubles cognitifs, musculo-squelettiques, cardiovasculaires, sexuels, troubles du sommeil, troubles obsessionnels compulsifs, fatigue générale…

Mais si l'on ne sait pas écouter les messages qu'envoie le corps ni reconnaître un certains nombre de signes qui les accompagnent (consommation excessive d'alcool, de drogues et/ou d'anxiolytiques), ils peuvent devenir sérieux : burn-out, dépression ou même suicide.

Responsables : nos peurs
"Pourquoi faut-il toujours être la bonne épouse ou le bon mari, la bonne mère ou le bon père, la bonne employée, la bonne copine qui rend service à tout le monde ?", renchérit Audrey Akoun*, thérapeute cognitivo-comportementaliste. Sa réponse : parce que nous cédons à des peurs plus ou moins cachées.




Troubles alimentaires : pourquoi ?

Boulimie, anorexie, hyperphagie, surpoids, orthorexie… La liste des troubles alimentaires est longue. Gérard Apfeldorfer, médecin psychiatre et psychothérapeute, tente d'expliquer les raisons qui nous conduisent à ces troubles.

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Notre organisme est ainsi conçu que, si l'on est à l'écoute de ses sensations de faim et de satiété et qu'on se nourrit guidé par son plaisir et son intuition, on parvient sans effort à rester à son poids d'équilibre (voir : L'équilibre alimentaire : manger plaisir, manger intuitif). Mais il arrive souvent que la machine se dérègle.
"Cela est dû essentiellement à trois raisons", explique Gérard Apfeldorfer*, médecin psychiatre et psychothérapeute, spécialiste des troubles alimentaires, lors d'une conférence organisée début avril par la Fondation Nestlé.

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Une thérapie alimentaire

En France, Gérard Apfeldorfer et le groupe de thérapeutes qu'il anime ont mis au point un travail sur trois axes :
- des exercices alimentaires comportementaux destinés à restaurer le contact avec ses sensations alimentaires ;
- un travail émotionnel, avec notamment la pratique de la méditation de pleine conscience, dans l'objectif de mieux tolérer ses émotions pour pouvoir les vivre sans avoir recours à la nourriture ;
- un travail de réconciliation avec son corps.

On essaie de prendre le contrôle
La première raison du dérèglement de l'équilibre alimentaire vient quand on essaie de prendre le contrôle d'un processus qui est censé être automatique.




Comment trouver sa voix

Chanter, parler, crier… La voix est un outil de communication qui en dit sur nous bien plus qu’on le voudrait. Quelques exercices peuvent nous permettre de l'accorder au diapason de nos états intérieurs...

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Tremblement, souffle coupé, aigus plus prononcés, les sons que nous prononçons et notre manière de le faire trahissent ce que nous ressentons (voir encadré).

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Comment ça marche

L’élément essentiel de la voix est le souffle : au moment de l’inspiration, le diaphragme, muscle situé sous la cage thoracique, se contracte et permet aux poumons de se remplir d’air. C’est ce souffle qui, lorsqu’il est expiré, fait vibrer les cordes vocales.

Logées dans le larynx, ces cordes vocales réagissent à la pression de l’air en s’ouvrant et en se fermant. Mais pour que notre voix prenne forme, il lui faut une caisse de résonance, rôle joué par les fosses nasales, la bouche et le pharynx. Cette caisse agit comme un amplificateur et nous permet de créer des sons identifiables en langage par des voyelles et des consonnes. Par la longueur des cordes vocales, la configuration de la glotte, du larynx, elle donne une couleur unique à notre voix, qu’on appelle aussi "timbre".

Sous le coup d’une émotion le cerveau va élaborer différents messages via les neurotransmetteurs qui, eux, agissent sur le larynx. Une perturbation au niveau du souffle en entraîne une autre au niveau des vibrations, ce qui va se répercuter au niveau de la caisse de résonance.

Sous le coup de la colère
Des chercheurs français se sont penchés sur le rôle de la qualité de la voix dans la simulation des émotions. "Nous avons demandé à trois acteurs de simuler la colère, la surprise, la joie et la tristesse", explique Cédric Gendrot, chercheur et auteur de cette étude. Résultats : la modification de la qualité de la voix est très significative pour la colère.

110 db

le niveau sonore
d'un cri
de bébé
(60 db = conversation humaine)****


125 Hz

la fréquence moyenne
des cordes vocales
pour un homme
(210 Hz pour une femme)*****


21 mm

longueur moyenne
d'une corde vocale
chez l’homme
(15 mm chez la femme)*****






Bonnes résolutions : difficiles à tenir !

"Désormais, je mange équilibré, j’arrête de fumer, je me mets au sport, je m’organise…" Ces bonnes résolutions sont censées améliorer notre quotidien, notre santé, notre bien-être. Mais trop souvent, leur mise en œuvre reste lettre morte ou ne dure que l'espace d'un instant. Quelles sont les raisons qui nous font renoncer ?...

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Objectifs inatteignables, peur de l'échec mais aussi paradoxalement peur d'y arriver, les raisons de l'absence de passage à l'acte ou de l'abandon sont multiples.

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Le test du chamallow

L’idée est simple : laisser un enfant seul face à un chamallow, guimauve sucrée. Lui expliquer que, s’il le souhaite, il peut le manger de suite mais que s’il résiste et patiente, il en aura deux qu’il pourra aussitôt déguster. Ce test vise à apprécier les degrés de résistance et de mieux comprendre les processus psychologiques de la patience face à la gourmandise.

À voir : Chamallow test




Le traumatisme du déménagement

Installation en couple, premier achat, bébé en route… Ou chômage, divorce, dettes… Qu’ils soient liés à des événements positifs ou négatifs, les déménagements marquent toujours une étape importante dans une vie. Les chamboulements qu’ils créent ne doivent pas être sous-estimés.

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Et voilà, nous sommes dans notre nouveau chez nous, LE logement parfait que nous avons cherché avec assiduité pendant des semaines. Le dernier carton déballé, on se rend compte que l'épreuve a été plus rude que prévu…

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Bien préparer les enfants

Un déménagement est aussi un bouleversement pour les enfants. Il est important de bien les y préparer.

- Leur faire visiter la nouvelle maison, la chambre, le quartier, l’école en insistant sur les choses qui ne changeront pas et, si leur âge le permet, les associer à l’emballage des cartons.
- Les faire participer aux préparatifs permet par exemple de se projeter dans ce départ ou encore de parler du déménagement. Ecouter leurs craintes à ce sujet…
- Verbaliser les émotions gommera bien des difficultés.
- Lors de l’aménagement, installer leur chambre en priorité, ils retrouveront leurs marques plus rapidement.

Faisons confiance aux enfants, ils ont une grande capacité d’adaptation. Si nous vivons nous-mêmes ce déménagement sereinement, nos bouts de chou se feront aussi rapidement au changement.

Une séparation
Notre maison est aussi bien un refuge qu’un prolongement de nous-mêmes. La quitter est une séparation… Éprouver de la tristesse est donc naturel.

30 %

des Français
comptent déménager
à court ou moyen terme


4,6 fois

le nombre moyen
de déménagements
dans la vie d’un Français


64 %

des Français
se disent attachés à leur logement
et auraient dû mal à le quitter






Une nouvelle vie "SANS Valentin" !

Qu'on la décide ou qu'on la subisse, la rupture est toujours une épreuve. Nous sommes nombreux à penser "échec" à la fin d'une histoire d'amour, et c'est peut-être là notre plus grosse erreur. Il suffit parfois de peu pour voir les choses différemment. Et si cette rupture n'était que le début d'un mieux ?

Vie saine et zen - Une nouvelle vie "SANS Valentin" !

La rupture amoureuse fonctionne comme une perte de l'autre, et nous amène donc à traverser différents états à l’image du processus de deuil : le refus, la colère, le chagrin, et enfin l’acceptation.
"La colère et le chagrin associés peuvent être de bons tremplins pour aller de l’avant", explique Maryse Vaillant, psychologue clinicienne. "Dans l’idéal il faudrait un peu des deux".
La colère est très bénéfique car elle procure beaucoup d'énergie, "il faut alors savoir s’en resservir pour faire d’autres projets". Passer par la colère permet d'accepter en soi la rupture plus rapidement.
"S’il n’y a pas de colère mais plutôt du chagrin, il faut garder à l’esprit que l’histoire nous a apporté beaucoup et être riche de cette histoire."

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Trouver son équilibre
Débute alors une traversée du désert, un "entre-deux" permettant de se réaliser, selon le Dr Gérard Tixier, psychiatre et psychanalyste, intervenant au centre Pluralis et fondateur de l'institut Isard. "Une période de jachère, qui comme pour la terre, fait partie intégrante du travail, ici du développement personnel."

56 %

des femmes célibataires
ont choisi cette situation


70 %

des célibataires vivent
leur célibat de façon positive


58 %

des femmes se disent
plutôt heureuse dans le célibat






Comment guérir d’un chagrin d’amitié ?

En amitié comme en amour, tout commence souvent par un coup de foudre… Et tout peut se terminer dans les larmes. Déceptions et disputes mènent parfois à une rupture douloureuse dont il va falloir guérir.

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Des copains aux collègues de bureaux, ils sont nombreux à composer notre équilibre amical. Mais il n’y a qu’avec nos meilleurs amis que nous partageons des sentiments profonds. Et quand les moments de joie partagée laissent place aux querelles, quand l’amitié risque de cesser, c’est un chagrin qu’il nous faut affronter.

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Parce que c’était lui, parce que c’était moi
"En amitié, on a tendance à idéaliser l’autre, constate Luce Janin-Devillars, psychanalyste et coach en entreprise. Au départ, on ressent une vive émotion pour quelqu’un, sans raison. Ensuite, on se découvre suffisamment de valeurs communes pour se retrouver en phase."

49 %

des français
estiment
que l'éloignement géographique 
est un frein à leurs amitiés


83 %

des femmes
ont
une meilleure amie


68 %

des français
estiment que des valeurs communes
sont essentielles pour une vraie
amitié entre deux personnes




                
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