Couple : la divergence des désirs

Difficile à accepter, la divergence des désirs peut amener à des entorses plus ou moins graves au consentement mutuel en matière de sexualité. Cela est mortifère à terme pour le couple. Heureusement il y a des solutions dont les meilleures sont basées sur le respect et le dialogue !

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Que faire, dans un couple, quand l'un a envie de faire l'amour et l'autre pas ? La divergence des désirs est devenue d'autant plus difficile à accepter aujourd'hui qu'elle vient contredire l'idée d'égalité entre hommes et femmes et l'aspiration au bien-être individuel.
Pourtant c'est un fait réel qui, s’il n’est pas pris en compte, peut générer angoisses, mensonges et crises. Jean-Claude Kaufmann, sociologue, a mené l'enquête depuis 2017, après l’affaire Weinstein et le mouvement #MeToo. Il s'est rendu compte que la question du consentement dans le couple hétérosexuel est encore largement tabou*.

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La "libération" des années 1970 : nouvelle injonction collective

Les années 1970 ont été marquées par la revendication des femmes pour l’appropriation de leur corps et l’affirmation de leur autonomie.

Les différentes étapes en ont été rapides :
- séparation de la sexualité et de la fécondité (pilule contraceptive) ;
- libération des mœurs et accès à une dimension érotique des couples ;
- revendication du plaisir féminin et de l'orgasme.

"En 1974, l’Organisation mondiale de la santé (OMS) a officiellement proclamé l’importance de la sexualité comme source de bien-être, et même de bonne santé. Un avis paré des meilleures intentions, mais qui ne pouvait que se transformer en injonction collective et en nouvelle norme sociale. Le plaisir partagé devenait en quelque sorte obligatoire, sous peine de payer le prix dont doivent s’acquitter tous ceux qui s’éloignent d’une morale dominante et du confort mental qu’elle procure (doute, incompréhension, culpabilité, angoisse). (…) Le principe émancipateur trouve ses limites quand, par un retournement insidieux, il se convertit en norme hégémonique produisant à son tour un système de contraintes, des injonctions, des souffrances."*

(Voir : Le diktat de l'orgasme et Hommes-femmes à l'aube du 21e siècle)

Ligne rouge
Il existe dans l'espace conjugal des situations au-delà de la ligne rouge qui relèvent de la justice lorsque la violence voire le viol est caractérisé. Elles sont minoritaires mais elles ont cette particularité, cette complexité qui vient du fait que le cadre est celui de la relation amoureuse.




Sexualité : sortir de la tyrannie du genre ?

Les unes se doivent d'être dociles et accueillantes, les autres virils et conquérants. Il serait encore difficile aujourd'hui d'échapper aux stéréotypes hommes/femmes mais le mouvement est en marche…

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Peut-être avait-on sous-estimé le problème… Beaucoup de choses ont changé dans la société en matière de parité et le regard porté sur les femmes n'est plus le même qu'il y a 50 ans. Mais dans le domaine de la sexualité, il serait toujours malaisé d'échapper à la tyrannie du genre, selon Philippe Arlin*, psychologue et sexologue, qui constate par exemple la difficulté d'affirmer son désir chez les femmes et le verrouillage émotionnel chez les hommes.

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Genre et orientation sexuelle

"Le genre est la manière dont je me présente aux autres. Ce n'est pas la manière dont je couche", explique Philippe Arlin.

"Nous avons une identité biologique. Pour ma part j'ai des organes génitaux reconnus comme des organes masculins. Sur cette identité biologique je peux construire une identité sociale autour du masculin. Pour autant, je peux ne pas être en accord avec mes organes biologiques et affirmer à l'extérieur une personnalité plus féminine voire aller jusqu'à la trans-identité. Voilà pour la définition du genre.

Mais ce que je viens de vous dire ne dit rien de mes orientations sexuelles. Je peux très bien être un homme, avec des organes masculins, me développer dans le genre masculin et faire le choix d'avoir une sexualité avec des hommes. Être totalement en accord avec ma biologie sur le plan masculin mais être dans une orientation homosexuelle pour ma sexualité. À l'inverse je peux être un homme sur le plan biologique, développer des qualités plutôt féminines et être attiré par les femmes.

Le film de Guillaume Gallienne, "Guillaume et les garçons à table", est très intéressant à cet égard… Cela semblait tellement évident qu'affirmer une personnalité féminine allait faire de lui un homosexuel qu'il s'en est persuadé lui-même ! Jusqu'au jour où, écoutant ses organes et non ce que son genre semblait définir, il s'est rendu compte qu'il était hétérosexuel. On voit bien que le genre n'a rien à voir avec l'orientation sexuelle."




Slow sex : laisser faire l'amour

Et si nous lâchions prise en matière de sexualité ? Si nous ralentissions ? Si nous arrivions à oublier nos exigences et nos attentes et si nous nous rendions simplement disponibles à l'autre et à l'instant ? Il semblerait qu'il y ait fort à y gagner…

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Après la slow food, le slow management, la slow money, le slow art, la slow cosmétique, voici une nouvelle facette de la slow life : le slow sex ! À l'inverse de la culture porno, à l'inverse des recettes toutes faites qu'on trouve dans les magazines où la sexualité est envisagée comme une technique de fitness avec un menu standard comprenant en dessert l'orgasme obligatoire (voir : Le diktat de l'orgasme), de plus en plus de couples vont vers la lenteur sexuelle et trouvent un épanouissement dans la rencontre et la relation.

Stephen Vasey*, sociologue et gestalt thérapeute, se sent en phase avec le mouvement Slow. À l'origine il a puisé ses sources dans le tantrisme, où il a rencontré "cette notion de lâcher prise, cette permission d'inclure ce qui est là, de ne pas se battre, de ne pas faire des efforts pour arriver à quelque chose ou à un but".

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Éloge de l'artificiel

Dans la relation d'amour, Stephen Vasey insiste sur la nécessité d'habiter son corps.
"Lorsque les gens sont trop dans leur tête, ils sont moins dans la relation. Je propose dans ce domaine un certain nombre d'exercices comme par exemple : l'attitude ouverte à l'artificiel. Cela peut paraître un peu provocateur mais lorsque les gens sont d'accord pour lâcher leurs automatismes, qu'ils appellent le "naturel", lorsqu'ils décident quelque chose de complètement artificiel comme de ne pas pénétrer ou de ne pas avoir d'orgasme, cela les pousse à vivre autre chose, à sortir des sentiers battus. Je trouve ça très intéressant, cela peut faire lâcher un certain nombre d'attentes. Ce n'est pas une technique, c'est une sorte de positionnement intérieur qui nous permet d'arriver dans la relation."

Chez la femme : la peur d'être utilisée
Pour lui, la première des choses à faire pour accéder à une sexualité épanouie est de se désencombrer des peurs couramment répandues.

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L’asexualité, une orientation sexuelle qui sort de l’ombre

Alors que la sexualité s’affiche partout, dans les films, les publicités, les médias, les asexuels vivent sans désir sexuel… Et sans frustration. Leur seul souhait : briser le tabou qui entoure ce qu’ils appellent leur "orientation sexuelle".

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Selon une étude du professeur de psychologie Anthony Bogaert parue en 2004, les asexuels représenteraient 1 % de la population. Cette minorité s’affiche de plus en plus et souhaite être reconnue dans sa différence : l’absence d’attirance sexuelle.

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Un groupe hétérogène

Si le point commun des asexuels est de ne pas ressentir d’attirance sexuelle, ils ne forment pas pour autant un groupe homogène.
"Bon nombre d’entre eux ressentent ce qu’on appelle de "l’attirance romantique", qui est souvent genrée", explique Baptiste Battisti.

On va donc trouver :
- des hétéro-romantiques qui ressentent des sentiments romantiques pour des personnes d’un autre genre ;
- des homo-romantiques qui ressentent des sentiments romantiques pour des personnes du même genre ;
- des bi-romantiques qui ont des sentiments romantiques pour les hommes et les femmes ;
- des pan-romantiques, sans préférence de genre.
- des a-romantiques qui ne ressentent pas d’attirance romantique.

Vivre sans désir sexuel
L’absence de désir implique que les asexuels ne souhaitent pas avoir de rapports sexuels. Ce n'est pas pour autant qu'ils vont ressentir un manque ou une souffrance. Ou qu'ils ne vont pas tomber amoureux.
Contrairement à l’abstinence, l’asexualité n’est pas un choix mais aurait quelque chose "d’inné" selon Peggy Sastre*, journaliste et blogueuse.
Pour autant, les asexuels ne forment pas un groupe homogène (voir encadré).




Les sites de rencontres : mode d'emploi

Faire des rencontres sur un site spécialisé, c'est possible ! À condition d'éviter quelques pièges, de repérer une galerie de personnages toxiques et de savoir soi-même respecter quelques règles…

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Les premiers sites de rencontres sont nés il y a à peine dix ans et ils ont connu assez vite un réel engouement. Aujourd'hui on commence à avoir assez de recul pour faire un bilan. Celui de Stéphane Rose*, auteur et journaliste, est pour le moins contrasté : "de la même manière qu'on a mis du temps à faire notre éducation sur la malbouffe, on est en train de prendre conscience qu'il y existe une "malrencontre". Et petit à petit on revient à de vraies valeurs."

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Qui croise-t-on sur les sites de rencontres ?

Les exclus : "Quand on n'est pas séduisant dans la vie on n'est pas séduisant sur le web non plus". Or beaucoup de gens qui sont dans ce cas s'inscrivent sur ce genre de site. Selon Stéphane Rose*, ils ne doivent pas espérer de miracle.

Les mythos : "Tout le monde ment… Je mets une photo vieille de dix ans, je fais croire que je suis écrivain ou journaliste alors que je suis guichetier à la RATP, je fais croire que j'habite Paris alors que j'habite en province…"

Les consommateurs : C'est la grande majorité. Normal : les individus sont fichés et répertoriés comme sur un catalogue. Résultat : on occulte toutes les émotions inhérentes à la rencontre amoureuse : le doute, l'incertitude, l'attente… "Et quand l'histoire s'arrête, au lieu de prendre le temps de rester seul, pleurer un bon coup, réfléchir, tourner la page, on retourne le soir même sur le site de rencontre et on noie son chagrin avec une autre personne. Ça provoque une distorsion du comportement amoureux."

Les névrosés : "Les sites de rencontre sont un accélérateur de névrose. Ils peuvent générer des comportements paranoïaques. Et quand on a des prédispositions on peut voir ses addictions exploser : addiction au sexe, addiction affective... On peut aussi devenir accro au site, au fait de recevoir des mails sans même avoir besoin de rencontrer, se perdre dans une bulle virtuelle", explique Stéphane Rose.

Son enquête de journaliste sur la question ainsi que son expérience personnelle l'amènent à dresser un portrait sans indulgence des personnages usuels qu'on croise sur les sites de rencontre (voir encadré) et à donner quelques conseils pour qu'une rencontre se passe bien.




Faire l'amour en pensant à autre chose

"Tiens le plafond commence à s'écailler" pense-t-elle.
"Est-ce que je vais arriver à la faire grimper au rideau ?" pense-t-il.
Ennui, surmenage, angoisse, stratégie de performance… Il y a plein de raisons d'être ailleurs pendant qu'on fait l'amour. On pourrait avoir l'impression que ça ne se voit pas et que ça ne marche pas si mal. Mais, souvent sans s'en rendre compte, on expose le couple à certains dangers.

Vie saine et zen - Être ailleurs pendant l'amour

Même pendant qu'on est train de faire l'amour on n'arrête pas de travailler du chapeau ! Notre petit singe mental intérieur passe son temps à gesticuler.

S'absenter par ennui
"Flûte, j'ai oublié de lancer la machine à laver !"… Une des premières raisons pour laquelle nos pensées vagabondent pendant la relation c'est la routine, l'ennui.
Cela peut arriver quand on fait l'amour toujours dans le même lieu, avec les mêmes préliminaires, dans la même position…




Le diktat de l’orgasme

En matière de sexualité, on a aujourd’hui l’impression que l’orgasme est le but ultime. Existe-t-il une "norme" ? Quelle image de la sexualité les médias véhiculent-ils ? Et si pour atteindre l'orgasme il suffisait d’y mettre plus d’émotion ? Des spécialistes abordent avec nous ces questions.

Vie saine et zen - Diktat de l'orgasme

L’orgasme, on ne parle plus que de ça. Notre sexualité semble être guidée par cet objectif. Comme dans tous les domaines de la vie, il est parfois bien difficile d’être au top de la performance, mais si l'orgasme n'est pas au rendez-vous faut-il pour cela considérer le rapport sexuel comme "raté" ? Heureusement, avant l’orgasme, il y a le plaisir, le plaisir de jouir !

L’orgasme : besoin physique ou luxe superflu de la sexualité ?
L’orgasme n’est ni superflu, ni indispensable, selon Catherine Blanc, sexologue, psychanalyste, ce serait plutôt l’aboutissement de la sexualité. "[Il] n’est pas seulement le résultat d’une stimulation nerveuse ; il faut avoir la capacité de vivre son intimité avec soi, dans la rencontre avec l’autre", explique-t-elle.

120

rapports sexuels
en moyenne
par français et par an


8 secondes

durée moyenne
d'un orgasme
chez l'homme et la femme


8 à 10 fois plus

d'intensité
pour l'orgasme féminin
par rapport au masculin



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Les caprices du désir (suite)

Les tables d'Aphrodite
Pour lutter contre les troubles de la libido, les nutritionnistes conseillent une alimentation qui favorise la circulation sanguine : priorité aux fruits et légumes, aux céréales complètes ou semi-complètes, aux "bons gras" riches en graisses monoinsaturés et polyinsaturés (notamment oméga-3)… On voit qu'on est là exactement dans les mêmes recommandations que pour la recherche d'un bon équilibre alimentaire.

Que ce soit pour leurs vertus stimulantes ou pour leur forme qui rappelle celle des organes génitaux, nombreux sont les aliments qui ont une réputation d'aphrodisiaques.
Parmi les légumes, on trouve l'asperge, dédiée par les Grecs à Aphrodite, déesse de l'amour, le poireau, le céleri, le concombre, l'ail, l'oignon et des céréales comme l'avoine ou le maïs…
Chez les fruits de mer, citons l'huître, la moule, le caviar, la langouste…

36,3 %

des femmes en 2009 déclarent avoir souvent ou parfois des difficultés à atteindre l'orgasme


16,8 %

des hommes en 2009 déclarent avoir souvent ou parfois une difficulté à obtenir une érection


72%

d’augmentation des troubles du désir entre 1974 et 1982






Les amours de vacances

Nous sommes 65 %, d'après une étude récente, à penser que les vacances favorisent les rencontres amoureuses. Mais les amours qui se nouent pendant la trêve estivale ont-elles une chance de durer ? Faut-il les accepter ou se défiler ?

Les amours de vacances

C'est bien connu, la période des vacances est propice à la séduction. Le soleil, la chaleur… Les corps se dévoilent, parfois à la limite de la nudité. On a fait l'effort de perdre les petits kilos en trop, on est bronzé, on se sent montrable. D'autant qu'on a laissé le stress au bureau. Détendu, notre visage a repris sa plénitude. On est même assez beau finalement…

La parenthèse enchantée
On a déposé derrière nous nos contraintes sociales et familiales, nos préjugés, nos petites manies. Les codes sociaux n'ont plus la même importance… La période de "vacance" (littéralement de vide) peut être un entre-deux hors du temps. Pas de passé, pas de futur. Pour plaire on peut même s'inventer une personnalité un peu enjolivée…

Des occasions de rencontres multipliées
Dans le train, dans l'avion, on croise une foultitude de cœur à prendre. Sans parler de la plage, de la piscine, de la boîte de nuit, du bar de l'hôtel, de la table d'hôte… Dans tous ces lieux, le simple fait de partager des émotions permet des rapprochements qui sont déjà des préliminaires : un bain de mer délicieux, un paysage merveilleux, un chef d'œuvre d'architecture ou de musique…




Et si on passait aux "galipettes" vertes

Faire l'amour, voilà une occupation humaine bien naturelle. Mais pouvons nous nous faire plaisir à la mode écolo ? Du câlin dans l'herbe au sex toy écolo, le choix est grand.

Vie saine et zen - Et si on passait aux "galipettes" vertes

Faire l’amour à l’air libre est un des fantasmes les plus répandus. Et bien c’est aussi écolo, à condition de ne pas laisser de trace de son passage, bien sûr !

"Green sex" : des galipettes vertes
Les Françaises sont 63% à rêver de gros câlins sur la plage au clair de lune. Et à peu près un Français sur trois a déjà goûté au plaisir des pelouses.
Les champions en la matière sont les Sud africains avec 46% de familiers.

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