Cholestérol : faut-il s'en préoccuper ?

Il figure dans les analyses qu'on est censé faire régulièrement pour notre bilan de santé. Il y aurait le "bon" et le "mauvais"… Notre taux de cholestérol est scruté comme un facteur majeur du risque cardio-vasculaire. À tort ou à raison ?

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Pendant des années on a banni les œufs des menus des plus de 40 ans par peur panique du cholestérol qui était censé conduire tout droit à l'infarctus. Aujourd'hui on n'en est plus là, mais la mesure du taux de cholestérol est encore un passage obligé pour tout médecin qui se respecte.
"Ça fait partie des bilans systématiques. C'est une demande du public et on pourrait nous reprocher de ne pas l'avoir fait", reconnaît Serge Rafal, spécialiste en médecine générale, attaché à l'hôpital Tenon.

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Le "bon" et le "mauvais" cholestérol

Comme il n'est pas soluble dans le sang, le cholestérol est transporté par des substances qu'on appelle les lipoprotéines :
- les HDL (High Density Lipoproteins : lipoprotéines de haute densité) sont associées au "bon cholestérol" car elles emmènent le cholestérol vers le foie avec un effet "nettoyant" dans les vaisseaux sanguins,
- les LDL (Low Density Lipoproteins : lipoprotéines de faible densité) sont associées au "mauvais cholestérol" car, si elles sont trop abondantes dans le sang, elles peuvent être soumises à un processus d'oxydation, et former sur les parois des artères des plaques graisseuses (athérome) susceptibles d'en rétrécir progressivement le diamètre ; cette "athérosclérose" peut aboutir à la formation de caillots de sang pouvant obstruer l’artère (thrombose) ou se déplacer et causer une obstruction plus loin dans le système sanguin (embolie).

Le seuil est variable selon les personnes en fonction des facteurs de risque, âge, antécédents familiaux de maladie coronaire précoce, tabagisme, hypertension artérielle, diabète de type 2, cholestérol HDL inférieur à 0,4 g/l :
- en l'absence de facteur de risque : taux de LDL inférieur à 2,2 g/l,
- en présence d'1 facteur : taux de LDL inférieur à 1,9 g/l,
- en présence de 2 facteurs : taux de LDL inférieur à 1,6 g/l,
- en présence de plus de 2 facteurs : taux de LDL inférieur à 1,3 g/l,
- en présence d'antécédents de maladie cardio-vasculaire : taux de LDL inférieur à 1 g/l.

En cause : le "mauvais gras" de l'alimentation
Aujourd'hui on sait que, pour la plupart des gens, le cholestérol de l'alimentation, par exemple des œufs, des crevettes et des abats, a peu d'impact sur le taux qu'on retrouve dans le sang, d'autant que la grande majorité du cholestérol est fabriquée par le foie*.




La fibromyalgie : approche multidisciplinaire indispensable

Elle peut être invalidante et ses symptômes difficiles à distinguer. Cette maladie apparue à la fin du 20ème siècle est encore controversée. Aujourd'hui, quand on la reconnaît, on sait la soigner grâce à une approche intégrant plusieurs disciplines.

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Reconnue par l'OMS depuis 1992, la fibromyalgie n'est pas encore reconnue au niveau européen. En France de nombreux patients ne se sentent pas pris en charge par le corps médical. Certains médecins considèrent qu'ils ont une maladie imaginaire, et d'autres se repassent la balle, du rhumatologue au neurologue en passant par le psychologue, le psychiatre ou le généraliste…

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Les symptômes

La fibromyalgie se manifeste par quatre signes principaux :
- douleurs articulaires et musculaires diffuses ;
- fatigue physique importante ;
- sommeil déstructuré non réparateur ;
- persistance de points douloureux précis au niveau des insertions de certains tendons des muscles sur les os.

Dans 60 % des cas, les patients ont un syndrome des jambes sans repos.
Ils sont souvent dépressifs, mais il s'agit la plupart du temps d'un effet de la fibromyalgie et non d'une cause. Et cet effet est aggravé par la douleur et l'absence de compréhension du monde médical.

Même si les symptômes ressemblent à des pathologies apparentées, il y a bien une spécificité de la fibromyalgie.
"Par rapport à des sujets témoins, on observe à l'IRM fonctionnel des anomalies non physiologiques spécifiques dans les aires du cerveau qui interviennent dans le traitement de la douleur", précise Patrick Cherin.

Douleurs, fatigue, troubles du sommeil
Il s'agit d'un syndrome (un ensemble de symptômes) caractérisé par des douleurs musculaires chroniques, une fatigue physique et un sommeil non réparateur (voir encadré).

2 %

de la population
européenne
touchés par la fibromyalgie


80 %

de femmes
parmi les personnes
atteintes de fibromyalgie


35 ans

l'âge moyen
auquel débute
la fibromyalgie






Infection urinaire : elle ne passera pas par moi ! (suite)

Pendant la crise, la réponse médicale classique : les antibiotiques
"La règle générale c’est le traitement minute antibiotique en une seule dose et s'il y a plus de quatre cystites par an, il vaut mieux traiter sur plusieurs jours", explique Isabelle Michelon-Lorain.

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La canneberge

"On le sait moins et pourtant elle a aussi une action chez l’homme… Mon père avait souvent des infections urinaires et le fait de prendre du cranberry lui évitait des rechutes", raconte Pascal C.

Reconnue scientifiquement, la canneberge (ou cranberry) évite aux germes pathogènes d’adhérer à la muqueuse et favorise leur élimination par le flux urinaire.

Dans le cas d’infections urinaires chroniques, les médecins peuvent prescrire des antibiotiques très ciblés à prendre après chaque rapport sexuel.
"Malgré tout, avoue Isabelle Michelon-Lorain, c’est un peu mystérieux certaines femmes continuent d’avoir des cystites à répétition… ».

L'approche préventive des médecines alternatives et complémentaires




Infection urinaire : elle ne passera pas par moi !

Ponctuelle ou chronique, l'infection urinaire est souvent douloureuse et gênante. Voici des solutions pour la déloger ou mieux encore, empêcher qu’elle ne s’installe !

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"Tout le temps envie de faire pipi, j’urine trois fois rien et à chaque fois ça brûle." Dès qu'Isabelle Michelon-Lorain, gynécologue à Conflans-Sainte-Honorine, entend cette plainte, elle pense à une infection urinaire.

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Cystite, urétrite ou pyélonéphrite

- La cystite est une infection de la vessie et de l’urètre (le conduit qui permet de faire écouler l'urine). Les femmes y sont plus sujettes car leur urètre est plus court que celui des hommes.
- L’urétrite ne touche que l’urètre. C’est une infection transmissible sexuellement courante chez les hommes.
- En cas de fièvre élevée, on est en présence d'une pyélonéphrite, une inflammation du rein, qui nécessite d'être vigilant.

Anne, une jeune femme de 26 ans, raconte ses épisodes de cystites : "j’avais tout le temps envie d’aller aux toilettes, j’avais mal dans le bas du ventre, ça picotait, c’était horrible je souffrais vraiment".




Le syndrome prémenstruel n’est pas une fatalité ! (suite)

La réponse médicale classique : anti-inflammatoires, progestérone et pilule
En fonction des troubles décrits par la patiente, le médecin recommande différents traitements isolés ou cumulatifs : 

- administration de progestérone naturelle ou de synthèse du 15e au 25e jour du cycle,

- contraceptifs oraux, notamment les pilules prises en continu,

- anti-inflammatoires non stéroïdiens (exemple : Ibuprofène) qui doivent être pris durant la semaine précédant les menstruations,

- diurétiques contre la rétention d'eau, 

- psychothérapie si nécessaire, car le SPM exacerbe parfois un malaise psychologique qui peut être jugulé.

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Une alimentation adaptée

- Renforcer les apports :

en magnésium (noix, noisettes, amandes, figues séchées, abricots secs, complément alimentaire de magnésium marin…) ;
en vitamines B « du bien-être », principalement la B6 (céréales complètes bio, germes de blé à saupoudrer dans les salades...) 
;
en tryptophane (précurseur de la sérotonine) avec des bananes, riz complet, œuf, légumineuses…


- Combler le déficit en prostaglandines PGE1 (les "bonnes" prostaglandines) par un apport en acides gras polyinsaturés de qualité.
L’huile d’onagre en est riche : avaler six capsules d'huile végétale d'onagre pendant 3 mois (sauf 5 jours par mois pendant les règles). D'après Danièle Festy, dans son livre 100 réflexes huiles essentielles au féminin, seules ces grosses doses sont efficaces.


- Supprimer ou limiter les viandes rouges, les produits à base de gluten/blé (pain, pâtes…) et les produits laitiers (surtout de vache).
On apporte alors sa ration de calcium via des légumineuses, des laits végétaux enrichis en calcium, des sardines, des légumes verts...

- Aider les parois de l'intestin grêle à se régénérer en faisant une cure de "L-glutamine" et de probiotiques pour rééquilibrer sa flore intestinale.

"Expliquer, ça fait 75 % du traitement ! Être à l'écoute de ces femmes puis leur apporter des éléments de compréhension de la physiologie féminine les aide beaucoup", précise Isabelle Michelon-Lorain.

Une meilleure hygiène de vie et des aides naturelles






Le syndrome prémenstruel n’est pas une fatalité !

Chaque mois, le syndrome prémenstruel mène la vie dure à environ 20 % des femmes. Aussi pénibles que bénins, ces désagréments associés à la période précédant les règles vont de la petite irritabilité pour certaines, à des crampes abdominales insupportables pour d'autres. Heureusement il y a des solutions pour être plus sereine à l’approche de notre fin de cycle…

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Le syndrome prémenstruel (SPM) apparaît chez la femme à la même période du cycle menstruel, entre le 14e et le 2e jour précédant ses règles. Les troubles physiques et psychologiques sont d'intensité variable et s'interrompent au déclenchement des menstruations (écoulement sanguin périodique).

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Un taux de progestérone irrégulier, pour quelles raisons ?

- Une dysharmonie des cycles (trop court ou très long), surtout dans le cas des jeunes filles qui commencent à être réglées ou chez les femmes en préménopause.
"Le syndrome prémenstruel est quasi systématique dans les années qui précèdent la ménopause. Certaines femmes qui n'avaient jamais eu de soucis à ce niveau là, se découvrent des seins douloureux ou une humeur changeante", explique Isabelle Michelon-Lorain.


- Un déséquilibre entre certaines molécules fabriquées à partir des acides gras polyinsaturés oméga 6 (les prostaglandines) qui provoque une diminution de sécrétion de progestérone par l'ovaire, à l'origine des tensions mammaires et autres gonflements.

Des sensations physiques et psychologiques désagréables
Les femmes ne sont pas égales devant le SPM : certaines y sont à peine sensibles, d'autres présentent une forme sévère.




Comment traiter nos insomnies (suite)

Homéopathie : le mal par le mal
Normalement, on déconseille à un insomniaque de prendre du café avant de se coucher. Pourtant, un homéopathe va en prescrire à son patient. Bien évidemment, la caféine absorbée le sera à dose infime. Samuel Hahnemann, le fondateur de l'homéopathie, disait : "pour guérir une maladie, il faut administrer un remède qui donnerait au malade, s'il était bien portant, la maladie dont il souffre."

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Valériane

Les Grecs soignaient leurs insomnies avec de la valériane. Les Romains l'employaient pour combattre les palpitations et les arythmies.
Au Moyen-Age, Hildegarde de Bingen (herboriste allemande) utilisa les racines de cette plante comme un puissant somnifère.

Dans le cas de l'insomnie chronique, on peut essayer Coffea cruda 9CH (4 granules sous la langue, tous les soirs). Pour une insomnie passagère liée à un stress ou à un événement traumatisant, il est conseillé d'utiliser Ignatia Amara 9CH.

L'usage de la chiropractie et de l'acupuncture




Comment traiter nos insomnies

Nous passons environ un tiers de notre vie à dormir. À 60 ans, nous aurons dormi 20 ans ! Bien que le sommeil soit un acte naturel, les insomnies touchent plus d'une personne sur dix. À quoi sont dus ces désagréments ? Comment améliorer notre sommeil ?

Vie saine et zen - Comment traiter nos insomnies

Dormir, c'est essentiel ! Le sommeil permet d'être efficace tout au long de la journée, il facilite les mécanismes d'apprentissage et de mémorisation.

Le sommeil, c'est vital
Le sommeil nous offre repos et récupération, tant au niveau physique que psychique.

18°C

c'est la température idéale
pour s'endormir


50 millions

de boîtes de somnifères environ
sont achetées chaque année en France


1 sur 3

Français est atteint
de troubles du sommeil






Lutter contre la gastro

Elle a des causes diverses mais sa forme virale revient chaque année en période d'hiver et connaît des vagues d'épidémie qui sont de véritables enjeux de santé publique… Bénigne parfois, désagréable souvent, grave quelquefois, que faire contre la gastro ?

Vie saine et zen - Lutter contre la gastro

Dans la majorité des cas, elle est de courte durée. Elle survient brutalement et disparaît généralement au bout de 1 à 3 jours.
Ce n'est pas pour autant qu'il ne faut pas la prendre au sérieux. Le plus souvent anodine dans nos pays, la gastro peut être mortelle pour les personnes de constitution fragile (bébés, personnes malades ou âgées) en raison de la déshydratation qu'elle entraîne.

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La gastro, c'est quoi ?

La gastroentérite est une infection inflammatoire du système digestif au niveau des parois de l’estomac et de l’intestin.

Les symptômes sont : nausées, vomissements, crampes abdominales et diarrhée. Ils peuvent varier d'intensité selon la cause et les individus. Certains n'ont aucun symptôme, d'autres ne font que vomir, d'autres n'ont que la diarrhée.
Elle provient d'une contamination par un virus (la plupart des cas), une bactérie ou d'autres micro-organismes.

Exemples :
- La fameuse tourista ou diarrhée du voyageur peut être d'origine bactérienne, virale, ou simplement causée par le changement de nourriture et donc des flores intestinales sollicitées.
- Le choléra provient d'une contamination par une bactérie : la bacille virgule.
- L'amibiase est due aux amibes, un parasite qui se trouve généralement dans des installations sanitaires insuffisantes.
- Les toxines de certaines plantes (champignons, plantes ou bactéries) sont des poisons qui peuvent aussi provoquer très rapidement des gastroentérites.

Virus ou bactérie ?
La gastroentérite bactérienne qu'on appelle communément "intoxication alimentaire" vient de la consommation d'eau ou d'aliments contaminés par certaines bactéries : salmonelles ou colibacilles, en général, sous nos latitudes.




L’acné : comment y faire face ?

Si à beaucoup d'entre nous le soleil de l'été a donné "bonne mine", il est un réel ennemi pour les épidermes acnéiques. De retour de vacances, la peau desséchée se met à sécréter encore plus de sébum, et l'acné s'aggrave. Alors prenons les choses en main et réglons leur compte à tous ces vilains boutons !...

Vie saine et zen - L’acné : comment y faire face ?

L’acné est une maladie de peau caractérisée par l’éruption de boutons superficiels ou par des lésions plus profondes : points noirs, kystes, nodules… Trouble principalement adolescent, 80 % des jeunes de 11 à 20 ans sont touchés.

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Le lait : facteur aggravant

Concernant les points noirs et les boutons, l’alimentation a souvent été montrée du doigt.
S’il est certain qu’elle n’en est pas la cause, il semblerait que certains aliments tel que le lait aient des propriétés aggravantes.
Des études récentes ont montré une forte corrélation entre sa consommation et les poussées acnéiques. Ce sont les hormones et les molécules bioactives présentes dans le lait qui seraient à l’origine de la réaction.

(Milk consumption and acne in teenaged boys, Journal of the American Academy of Dermatology 2008 vol. 58, n°5)

Qu’est ce que c’est ?
Les glandes sébacées situées sous la peau produisent en temps normal de petites quantités de sébum. Suite à un désordre hormonal, elles se mettent à trop produire cette substance grasse qui normalement évite le dessèchement de la peau et des cheveux.

20 %

des consultations dermatologiques
sont motivées
par des problèmes d'acné


48 %

des jeunes touchés par l’acné
estiment que leur vie sociale
en subit des conséquences


41 %

des femmes
entre 25 et 40 ans
souffrent d’épisodes acnéiques




                
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