Recréer la forêt, chez soi ou au travail

Créer des murs végétaux et installer de la lumière diurne dans sa maison ou au bureau… Ce n'est pas compliqué et cela permet de retrouver les bienfaits de la nature avec à la clé un véritable impact sur la santé et le bien-être…

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Depuis plusieurs années, le mur végétal est à la mode et permet d'améliorer le cadre de vie (voir : Quand les plantes font le mur). On peut bien-sûr acquérir un système tout fait mais il est moins coûteux et très facile de le fabriquer soi-même.

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La méthode "à l'ancienne"

On peut aussi installer un dispositif plus traditionnel, en faisant l'acquisition, en plus du matériel mentionné dans l'article, de billes d'argile (10 litres pour 20 pothos), de la toile de paillage pour couvrir le fond des jardinières par dessus les billes d'argile, de terreau biologique (40 litres), de 4 tuyaux d'arrosage d'environ 20 cm de long et une crépine qu'on disposera au bas de chaque tube pour empêcher les billes d'argile de remonter dans le conduit.

Dans ce cas, on dépotera les pothos et on les replantera dans les jardinières qu'on aura auparavant remplies de terreau.

Jørn Viumdal donne les même consignes pour l'installation des lumières et le rythme de l'arrosage.*




L'intelligence des plantes

Ce sont des être vivants doués de sensibilité. Les plantes présentent des morphologies, des caractères et des aptitudes qui n'ont pas fini de nous surprendre…

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Alors que nous nous préoccupons de plus en plus, et à juste titre, du bien-être animal, notre regard sur les plantes reste encore un peu condescendant. Il faudrait se souvenir pourtant qu'il s'agit d'êtres vivants.

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Les plantes : des outils fiables pour l'expérimentation scientifique

Elles pourraient remplacer avantageusement les animaux comme cobayes dans certaines expériences scientifiques, selon Claude Joseph.
Le raisonnement est simple : dans le monde animal ou chez les humains, il n'y a pas deux individus strictement identiques sur le plan génétique, alors que dans le monde végétal, les sujets obtenus par multiplication végétative sont des copies conformes.
"On peut appliquer des traitements et étudier leur incidence sur des individus génétiquement identiques. Contrairement aux animaux, avec les plantes on a de vrais témoins. Dans l'expérimentation scientifique et surtout médicale, on ne sait jamais si le résultat peut être attribué au traitement ou à la génétique de l'individu traité."

La méthode pourrait permettre d'étudier les effets d'un produit non pas sur la plante en tant que telle mais sur ses mécanismes moléculaires.
"Par exemple, l'interféron appliqué à des végétaux entraîne la production de protéines qui peuvent avoir un intérêt dans des traitements futurs contre les cancers ou le virus du SIDA."




Enrichir le sol de son jardin

Composts, engrais verts, paillages, associations de plantes… La permaculture propose des solutions astucieuses pour travailler la terre de nos jardins…

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Depuis quelques années, l'agriculture vit une nouvelle révolution. Elle redécouvre l'importance du sol et de son microbiote (voir : Une agriculture pour nourrir l'humanité). C'est vrai aussi dans nos jardins où, grâce aux enseignements de la permaculture, nous sommes en train de passer à une prise en compte globale du sol, des végétaux et des auxiliaires (voir : Je fais mon jardin potager en permaculture). Mais pas besoin d'attendre d'en maîtriser tous les concepts pour commencer à enrichir le sol de son jardin avec des gestes simples !

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Faire connaissance avec sa terre

Le "test de la bêche" n'est pas très compliqué… "Il faut prendre une bêche et retirer un gros bloc de terre d'environ 40 cm de profondeur", explique Blaise Leclerc*. "On émiette petit à petit ce bloc de terre et on observe si le sol est tassé, s'il est riche en vers de terre… On peut ensuite en mettre une petite quantité dans un bocal et secouer fortement. On apprécie alors la texture, la composition en particules minérales en fonction de leur taille : des plus gros, les sables, aux plus fins, les limons et les argiles."

Ce test va donner des indications sur la façon de jardiner, notamment au niveau de l'arrosage. En été, il faudra arroser tous les deux jours un sol sableux, bien aéré. Une fois par semaine pourra suffire pour un sol plutôt argileux.




Une apiculture écologique

Toutes les formes d'apiculture ne se valent pas. Les différentes pratiques ont des répercussions à la fois sur la qualité du miel, le respect de l'environnement et du bien-être animal.

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Le miel est un produit naturel, sans transformation. Il est fabriqué par les abeilles à partir de nectar ou de sécrétions récoltés sur les plantes. Reminéralisant, antiseptique et cicatrisant, ses vertus sont précieuses pour la santé (voir : Le miel, un aliment médicament).

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Le cycle de vie d'une abeille

L'essaim : une masse d'abeilles agglutinées ensemble.
À l'état naturel, une colonie débute sa vie au stade d'essaim.
Dans un essaim de 2 à 3 kg se trouvent 20 à 30 000 abeilles et une seule reine.
Dès que l'essaim a trouvé un gîte (un arbre creux ou une ruche), les abeilles commencent à construire des rayons de cires, d'une blancheur immaculée, où la reine commence à pondre.

La reine : la mère de toute la colonie.
Elle vit durant 3 à 5 ans. Seule femelle fécondée, elle pond 2 000 œufs par jour.

3 fois 21
21 jours après la ponte, donc, 2 000 naissances : des ouvrières et des mâles (appelés à tort faux-bourdons).
21 jours dans la ruche, 21 jours en extérieur… Puis ces 2 000 abeilles meurent.

Les ouvrières, dès leur naissance, se mettent au travail. D'abord nettoyeuses, puis cirières, magasinières, ventileuses et gardiennes.
Après 21 jours dans la ruche, elles sortent pour devenir butineuses : construction de cires, butinage, collecte de pollen, transport d’eau, transformation de nectar en miel puis stockage du miel.

Le miel : la nourriture des abeilles.
Les abeilles d'hiver survivent en mangeant le miel stocké par les abeilles d'été.

Les mâles
Très peu nombreux (quelques centaines). Ils ne participent à aucune tache dans la ruche, ne savent pas se nourrir seuls. Leur rôle : la reproduction. Aux beaux jours, toutes les abeilles mâles d'une région se retrouvent dans un lieu particulier (le nuage des mâles) pour féconder des reines. Ils meurent au moment de l’accouplement.

Au printemps, la population de la ruche augmente.
Fin avril début mai, les abeilles commencent à élever de nouvelles reines, dans des cellules royales en bas des rayons. Avant que la première ne naisse, l'ancienne doit être partie.
La vielle reine et la moitié de la colonie quittent alors la ruche pour chercher une nouvelle maison. Un nouveau cycle commence.

Ajout de sirop de sucre
Mais il existe des pratiques frauduleuses qui altèrent la qualité du produit : falsification, faux-miel, miel artificiel, faux étiquetage ou étiquetage non-conforme…

49 840

apiculteurs
en France en 2016
(+22 % par rapport à 2015)**


16 099 tonnes

de miel récolté
en France en 2016
(-33,5 % par rapport à 2015)**


12 %

de la production de miel
est certifiée biologique
en France en 2016**






Faire des potions pour le jardin

Purins ou extraits fermentés, décoctions, infusions ou macérations de plantes… La nature a toutes les réponses pour éviter les engrais chimiques industriels et pour lutter contre les insectes et les champignons.

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On sait aujourd'hui que les molécules chimiques utilisées dans l'agriculture conventionnelle n'apportent pas une solution satisfaisante pour stimuler et protéger les plantes. Elles affaiblissent le niveau de défense immunitaire de celles-ci, stérilisent le sol et provoquent une résistance des parasites aux produits de traitement.

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Les quatre plantes stars

L'ortie
L'infusion est parfaite pour repousser les insectes (puceron, acarien, carpocapse) et peut éliminer certains pucerons.

L'extrait fermenté d'ortie est riche en azote et en sels minéraux. Il stimule la croissance des plantes et renforce leurs défenses immunitaires. On l'utilise en prévention contre le mildiou.

La fougère aigle
Insecticide, l'extrait fermenté est utilisé en préventif comme en curatif contre le puceron, notamment le puceron lanigère, la cicadelle de la vigne, le taupin sur pomme de terre, les mouches mineuses et les acariens. Il agit également comme répulsif contre les limaces et les escargots.

La prêle
Elle fait fuir les insectes et dynamise la croissance des plantes. La décoction de prêle est efficace en préventif et curatif contre le mildiou, l'oïdium, la moniliose, la cloque, la tavelure, la pourriture grise, la fonte des semis.

La consoude
L'extrait fermenté est un des produits les plus utilisés par les jardiniers bio : excellent engrais, il stimule la croissance et la floraison des plantes ainsi que le développement des fruits. C'est également un insecticide efficace contre les pucerons.

Les plantes au secours des plantes
Or pour contrer les agressions, il est possible dans la grande majorité des cas d'utiliser des moyens naturels respectueux de l'environnement et de la santé humaine.

On peut faire ses potions de plantes soi-même : elles sont peu chères, ludiques à fabriquer, elles permettent d'utiliser les "mauvaises" herbes et sont biodégradables à 100 %.




Jardiner sur son balcon

Rien de tel pour renouer avec le rythme des saisons… Même sur un balcon on peut cultiver son potager et avoir le plaisir de déguster ses propres récoltes.

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Pas besoin d'être un grand spécialiste pour se lancer ! On peut commencer par quelques géraniums et petit à petit poursuivre avec des plantes aromatiques puis des tomates, des salades, des fraises… "On peut presque tout cultiver sur son balcon", affirme Carine Mayo*, journaliste spécialisée en environnement.Pas besoin d'être un grand spécialiste pour se lancer ! On peut commencer par quelques géraniums et petit à petit poursuivre avec des plantes aromatiques puis des tomates, des salades, des fraises… "On peut presque tout cultiver sur son balcon", affirme Carine Mayo*, journaliste spécialisée en environnement.

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Sur son balcon : cultiver quoi ?

Plantes aromatiques
- Au soleil : thym, romarin, lavande, sarriette…
- À la mi-ombre : menthe, ciboulette, basilic, persil…

Fruits, fleurs et légumes
- Au soleil : tomates cerises (peuvent grimper sur les grilles du balcon), courgettes, aubergines, poivrons, concombre, poirée, carottes, cornichons, fraises (espacées de 25 cm), fleurs comestibles (voir : Cuisiner des fleurs)…
- À la mi-ombre : salades (laitue, mâche, roquette…), céleri, radis, choux, épinards, haricots, ail, oignons, échalotes…

L'exposition à la lumière et au vent
Il faut choisir les plantes selon la quantité de lumière disponible. La première chose à évaluer est donc l'ensoleillement.
L'orientation joue beaucoup :
- Au nord, sans lumière directe, le choix est plus restreint.
- Au sud, les plantes doivent tolérer le soleil presque toute la journée.




Je fais mon jardin potager en permaculture

Et si l'on devenait autonomes en légumes ? Grâce aux techniques de la permaculture, une centaine de mètres carrés de jardin suffirait pour une famille de quatre personnes…

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Il faut certes un peu de temps à consacrer à son jardin… Joseph Chauffrey*, jardinier urbain, estime à environ 5 heures par an et par mètre carré le temps nécessaire au soin de son jardin et une durée équivalente en cuisine pour la préparation et la conservation des produits…
Mais quel plaisir de déguster ses propres récoltes et d'apprendre à observer la nature ! Sans compter les bienfaits pour la santé de pratiquer l'exercice physique nécessaire à l'entretien du potager et de consommer des produits extra-frais et sains…

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Je le note !

Joseph Chauffrey conseille de passer du temps à observer la nature et à se documenter sur la faune et la flore de son jardin.
Selon lui, il est important de faire un planning mensuel des actions à réaliser dans le potager et de noter chaque année l'emplacement des principaux légumes, les dates de semis et de récolte, les problèmes rencontrés et les actions mises en œuvre.

Améliorer l'écosystème
Chaque jardin a ses spécificités mais il existe quelques principes de base pour concevoir un jardin en permaculture. (Voir : Profession, maraîcher bio)




Cultiver ses plantes médicinales

On redécouvre depuis quelques années les vertus bienfaisantes irremplaçables des plantes médicinales. Alors pourquoi pas les cultiver soi-même dans son jardin, sur sa terrasse ou son balcon ?

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Les plantes accompagnent les hommes depuis toujours. Homo Erectus il y a 370 000 ans ou Néandertal il y a 100 000 ans utilisaient des plantes pour se soigner. Aujourd'hui 70 % de nos médicaments proviennent directement des plantes ou en sont dérivés. Malheureusement les herboristeries ont disparu en France depuis 1941. Il faut aller de nos jours dans les pharmacies ou les magasins bio pour se procurer les précieuses herbes. On peut bien-sûr les récolter soi-même à l'état sauvage dans la nature mais le mieux est encore de savourer l'indépendance que procure le fait de les cultiver soi-même.

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Indications thérapeutiques

Système digestif : absinthe, achillée millefeuille, angélique, aspérule odorante, camomille noble, citronnelle, fenouil, lierre terrestre, mélisse, nigelle, réglisse, verveine odorante…

Système circulatoire : arnica, aubépine, cassis, hamamélis, myrtillier, petite pervenche, vigne rouge…

Système nerveux : angélique, aspérule odorante, ballote, camomille noble, coquelicot, fumeterre, mélisse, millepertuis, passiflore, valériane, verveine odorante…

Système respiratoire : bouillon blanc, bourrache, capucine, coquelicot, échinacée, guimauve, hysope, lierre terrestre, mauve, plantains, réglisse, violette…

Système endocrinien : achillée millefeuille, alchémille, armoise, gattilier, houblon, ortie…

Hépatiques : boldo, chardon-Marie, fumeterre, pissenlit…

Diurétiques : bourrache, bruyère, pissenlit, prêle, reine des prés…

Laxatives : guimauve, mauve…

Choisir selon son tempérament
Dans son dernier livre*, Virginie Peytavi, conseil en phyto-aromathérapie, recommande au jardinier de se laisser guider tout d'abord par son tempérament. L'insomniaque optera pour le pavot de Californie, la camomille, l'aspérule odorante, la passiflore ou la valériane. Celui qui est fragile des intestins ira plutôt vers la mauve et la guimauve (voir encadré).




Tailler ses arbres en douceur

Tailler sans traumatiser c'est possible. Il suffit d'observer le développement naturel de l'arbre ou de l'arbuste et connaître quelques règles simples…

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La taille peut être une calamité. Elle peut perturber l'équilibre naturel de la plante et fragiliser sa structure. Mais si elle résulte d'une bonne compréhension des besoins de l'arbre ou de l'arbuste, elle peut au contraire favoriser son développement harmonieux.

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L'équipement nécessaire

- Une paire de gants.

- Une échelle double montée en A.

- Des outils de coupe : sécateur à une main ou deux mains, coupe-branche, cisaille (pour les haies), scie d'élagage.

Observer la nature
Alain Pontoppidan*, spécialiste des arbres et formateur, préconise de prendre le temps et d'observer les mécanismes naturels : comment l'arbre se développe, comment il produit des feuilles, des fleurs, des fruits, comment il réagit aux blessures... On regarde quelles sont les ramifications qui dépérissent : où se situe le bois mort, comment l'arbre cherche la lumière, comment il s'auto-renouvelle.




Jardiner le week-end

Avoir un beau jardin et un potager prolifique quand on n'est à la campagne que deux jours par semaine, c'est possible. Et le tout sans se casser le dos ni trop se fatiguer. Il suffit de connaître quelques trucs…

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Les urbains sont tentés, le week-end, de fuir la pollution pour aller se mettre au vert. Pourtant beaucoup d'entre eux ont de mauvais souvenirs d'enfance autour de la campagne "obligatoire" le dimanche !
C'est aussi le cas de Sandrine Boucher* qui, enfant, considérait que cultiver un jardin était une activité difficile et fatigante. "On avait le plaisir de récolter quelques fraises ou quelques framboises mais je trouvais que c'était beaucoup d'efforts pour pas grand chose." Depuis, elle a changé d'avis et elle est devenue une fidèle intermittente du jardinage depuis une dizaine d'années.

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Choisir ses plantes

Celles du potager
Parmi les variétés recommandées par Sandrine Boucher : la carotte Marché de Paris, la courge Butternut, la courgette Blanche d'Égypte, le haricot de Rocquencourt, le navet d'Auvergne hâtif, le petit-pois Norli, la pomme de terre Corne de Gatte, le potiron Galeux d'Eysines, la laitue Oreilles du Diable, la roquette, la Feuille de chêne, la Trévise, la tomate Noire de Crimée…
Plantes aromatiques : thym, romarin, sarriette, menthe, sauge, ciboulette, persil…
Plantes sauvages : pissenlit, ortie, bourrache, onagre, violette, plantain…

Celles du jardin
Parmi les plantes vivaces recommandées par Sandrine Boucher : campanules, marguerite, chardon, astilbe, népéta, saponaire, géranium, centaurée, verveine de Buenos Aires, rose trémière…
Il y a aussi des plantes annuelles ou biannuelles qui se ressèment toutes seules : onagres, cardères, molènes, soucis des jardins, bourraches, vipérines…
Pour les arbustes : potentille arbustive, lavande, abélia, hortensia, millepertuis arbustif, sauge officinale, romarin, thym, fusain du Japon, houx, genévrier, genêt, chèvrefeuille…

Un ravissement permanent
Elle a beaucoup lu, s'est documentée, notamment auprès d'associations comme Arthropologia, spécialisée dans les insectes, ou Terre Vivante et a croisé quelques personnes déterminantes. "J'ai eu la chance de rencontrer Pierre Rabhi, ce qui a été un moment fort."


                
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