Jardiner sur son balcon

Rien de tel pour renouer avec le rythme des saisons… Même sur un balcon on peut cultiver son potager et avoir le plaisir de déguster ses propres récoltes.

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Pas besoin d'être un grand spécialiste pour se lancer ! On peut commencer par quelques géraniums et petit à petit poursuivre avec des plantes aromatiques puis des tomates, des salades, des fraises… "On peut presque tout cultiver sur son balcon", affirme Carine Mayo*, journaliste spécialisée en environnement.Pas besoin d'être un grand spécialiste pour se lancer ! On peut commencer par quelques géraniums et petit à petit poursuivre avec des plantes aromatiques puis des tomates, des salades, des fraises… "On peut presque tout cultiver sur son balcon", affirme Carine Mayo*, journaliste spécialisée en environnement.

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Sur son balcon : cultiver quoi ?

Plantes aromatiques
- Au soleil : thym, romarin, lavande, sarriette…
- À la mi-ombre : menthe, ciboulette, basilic, persil…

Fruits, fleurs et légumes
- Au soleil : tomates cerises (peuvent grimper sur les grilles du balcon), courgettes, aubergines, poivrons, concombre, poirée, carottes, cornichons, fraises (espacées de 25 cm), fleurs comestibles (voir : Cuisiner des fleurs)…
- À la mi-ombre : salades (laitue, mâche, roquette…), céleri, radis, choux, épinards, haricots, ail, oignons, échalotes…

L'exposition à la lumière et au vent
Il faut choisir les plantes selon la quantité de lumière disponible. La première chose à évaluer est donc l'ensoleillement.
L'orientation joue beaucoup :
- Au nord, sans lumière directe, le choix est plus restreint.
- Au sud, les plantes doivent tolérer le soleil presque toute la journée.




Je fais mon jardin potager en permaculture

Et si l'on devenait autonomes en légumes ? Grâce aux techniques de la permaculture, une centaine de mètres carrés de jardin suffirait pour une famille de quatre personnes…

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Il faut certes un peu de temps à consacrer à son jardin… Joseph Chauffrey*, jardinier urbain, estime à environ 5 heures par an et par mètre carré le temps nécessaire au soin de son jardin et une durée équivalente en cuisine pour la préparation et la conservation des produits…
Mais quel plaisir de déguster ses propres récoltes et d'apprendre à observer la nature ! Sans compter les bienfaits pour la santé de pratiquer l'exercice physique nécessaire à l'entretien du potager et de consommer des produits extra-frais et sains…

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Je le note !

Joseph Chauffrey conseille de passer du temps à observer la nature et à se documenter sur la faune et la flore de son jardin.
Selon lui, il est important de faire un planning mensuel des actions à réaliser dans le potager et de noter chaque année l'emplacement des principaux légumes, les dates de semis et de récolte, les problèmes rencontrés et les actions mises en œuvre.

Améliorer l'écosystème
Chaque jardin a ses spécificités mais il existe quelques principes de base pour concevoir un jardin en permaculture. (Voir : Profession, maraîcher bio)




Cultiver ses plantes médicinales

On redécouvre depuis quelques années les vertus bienfaisantes irremplaçables des plantes médicinales. Alors pourquoi pas les cultiver soi-même dans son jardin, sur sa terrasse ou son balcon ?

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Les plantes accompagnent les hommes depuis toujours. Homo Erectus il y a 370 000 ans ou Néandertal il y a 100 000 ans utilisaient des plantes pour se soigner. Aujourd'hui 70 % de nos médicaments proviennent directement des plantes ou en sont dérivés. Malheureusement les herboristeries ont disparu en France depuis 1941. Il faut aller de nos jours dans les pharmacies ou les magasins bio pour se procurer les précieuses herbes. On peut bien-sûr les récolter soi-même à l'état sauvage dans la nature mais le mieux est encore de savourer l'indépendance que procure le fait de les cultiver soi-même.

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Indications thérapeutiques

Système digestif : absinthe, achillée millefeuille, angélique, aspérule odorante, camomille noble, citronnelle, fenouil, lierre terrestre, mélisse, nigelle, réglisse, verveine odorante…

Système circulatoire : arnica, aubépine, cassis, hamamélis, myrtillier, petite pervenche, vigne rouge…

Système nerveux : angélique, aspérule odorante, ballote, camomille noble, coquelicot, fumeterre, mélisse, millepertuis, passiflore, valériane, verveine odorante…

Système respiratoire : bouillon blanc, bourrache, capucine, coquelicot, échinacée, guimauve, hysope, lierre terrestre, mauve, plantains, réglisse, violette…

Système endocrinien : achillée millefeuille, alchémille, armoise, gattilier, houblon, ortie…

Hépatiques : boldo, chardon-Marie, fumeterre, pissenlit…

Diurétiques : bourrache, bruyère, pissenlit, prêle, reine des prés…

Laxatives : guimauve, mauve…

Choisir selon son tempérament
Dans son dernier livre*, Virginie Peytavi, conseil en phyto-aromathérapie, recommande au jardinier de se laisser guider tout d'abord par son tempérament. L'insomniaque optera pour le pavot de Californie, la camomille, l'aspérule odorante, la passiflore ou la valériane. Celui qui est fragile des intestins ira plutôt vers la mauve et la guimauve (voir encadré).




Tailler ses arbres en douceur

Tailler sans traumatiser c'est possible. Il suffit d'observer le développement naturel de l'arbre ou de l'arbuste et connaître quelques règles simples…

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La taille peut être une calamité. Elle peut perturber l'équilibre naturel de la plante et fragiliser sa structure. Mais si elle résulte d'une bonne compréhension des besoins de l'arbre ou de l'arbuste, elle peut au contraire favoriser son développement harmonieux.

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L'équipement nécessaire

- Une paire de gants.

- Une échelle double montée en A.

- Des outils de coupe : sécateur à une main ou deux mains, coupe-branche, cisaille (pour les haies), scie d'élagage.

Observer la nature
Alain Pontoppidan*, spécialiste des arbres et formateur, préconise de prendre le temps et d'observer les mécanismes naturels : comment l'arbre se développe, comment il produit des feuilles, des fleurs, des fruits, comment il réagit aux blessures... On regarde quelles sont les ramifications qui dépérissent : où se situe le bois mort, comment l'arbre cherche la lumière, comment il s'auto-renouvelle.




Jardiner le week-end

Avoir un beau jardin et un potager prolifique quand on n'est à la campagne que deux jours par semaine, c'est possible. Et le tout sans se casser le dos ni trop se fatiguer. Il suffit de connaître quelques trucs…

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Les urbains sont tentés, le week-end, de fuir la pollution pour aller se mettre au vert. Pourtant beaucoup d'entre eux ont de mauvais souvenirs d'enfance autour de la campagne "obligatoire" le dimanche !
C'est aussi le cas de Sandrine Boucher* qui, enfant, considérait que cultiver un jardin était une activité difficile et fatigante. "On avait le plaisir de récolter quelques fraises ou quelques framboises mais je trouvais que c'était beaucoup d'efforts pour pas grand chose." Depuis, elle a changé d'avis et elle est devenue une fidèle intermittente du jardinage depuis une dizaine d'années.

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Choisir ses plantes

Celles du potager
Parmi les variétés recommandées par Sandrine Boucher : la carotte Marché de Paris, la courge Butternut, la courgette Blanche d'Égypte, le haricot de Rocquencourt, le navet d'Auvergne hâtif, le petit-pois Norli, la pomme de terre Corne de Gatte, le potiron Galeux d'Eysines, la laitue Oreilles du Diable, la roquette, la Feuille de chêne, la Trévise, la tomate Noire de Crimée…
Plantes aromatiques : thym, romarin, sarriette, menthe, sauge, ciboulette, persil…
Plantes sauvages : pissenlit, ortie, bourrache, onagre, violette, plantain…

Celles du jardin
Parmi les plantes vivaces recommandées par Sandrine Boucher : campanules, marguerite, chardon, astilbe, népéta, saponaire, géranium, centaurée, verveine de Buenos Aires, rose trémière…
Il y a aussi des plantes annuelles ou biannuelles qui se ressèment toutes seules : onagres, cardères, molènes, soucis des jardins, bourraches, vipérines…
Pour les arbustes : potentille arbustive, lavande, abélia, hortensia, millepertuis arbustif, sauge officinale, romarin, thym, fusain du Japon, houx, genévrier, genêt, chèvrefeuille…

Un ravissement permanent
Elle a beaucoup lu, s'est documentée, notamment auprès d'associations comme Arthropologia, spécialisée dans les insectes, ou Terre Vivante et a croisé quelques personnes déterminantes. "J'ai eu la chance de rencontrer Pierre Rabhi, ce qui a été un moment fort."




Bien choisir ses fleurs en consomm'acteur

Décoratives et apaisantes, les fleurs sont indispensables pour embellir nos intérieurs. Mais faut-il les prendre coupées ou en pot ? Lesquelles sont de saison ? Et où peut-on les trouver locales ou équitables ?

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On est vigilant pour le choix de nos produits d'alimentation, d'équipement et d'entretien ménager voire d'habillement… Mais pour les fleurs, nos réflexes de consomm'acteurs sont souvent pris en défaut.

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À chaque fleur, sa saison

Hiver : pensées, chrysanthèmes, cyclamens, perce-neige, certaines variétés d’iris.

Automne : tournesols, marguerites, verveines, dahlias, anémones, amaryllis.

Printemps : violettes, tulipes, primevères, jacinthes, roses, anémones, narcisses, muguet.

Été : roses, bleuets, glaïeuls, pivoines, gerberas, primevères, iris, lavande, lys.

Préférer les fleurs de saison
Avec les avancées de la science et la mondialisation du marché, de nombreuses espèces sont désormais disponibles toute l’année mais les répercussions écologiques ne sont pas négligeables. Pour obtenir une plante hors saison, il faut utiliser des serres chauffantes et éclairées en permanence. Une fleur cultivée en serre a un bilan CO2 deux fois plus important qu’une fleur importée*.

5 050

le nombre d’horticulteurs
et pépiniéristes
recensés en France en 2010**


18 309 ha

sont consacrés
à la production
française**


20 millions

de fleurs
transitent chaque jour
au marché d’Aalsmeer***






Un beau jardin économe en eau

L'eau devient une denrée rare. Nous commençons à nous rendre compte que la protéger sera un des grands défis du 21e siècle. Il faut donc éviter de la gaspiller, ce qui n'empêche pas d'avoir un jardin magnifique grâce à quelques trucs simples et de bon sens…

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C'est une certitude, nous allons passer de l'ère de l'eau abondante à l'ère de l'eau rare. D'où l'importance de réduire sa consommation jusque dans nos jardins.

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Des plantes peu gourmandes en eau

Fleurs et arbustes : lilas, pivoines, pavots, roses, euphorbes, iris, sédums, céraistes, lavatères, érigérons, hélicrysums, hémérocalles, asters d'automne, stachys, centaurées, molènes…
On peut choisir également les espèces méditerranéennes (ciste, lavande, sauge, origan, romarin, chèvrefeuille…) mais elles n'aiment pas l'humidité en hiver : il faut bien drainer le sol, voire ajouter du sable et du gravier dans le trou de plantation.

Légumes : pomme de terre, radis, navet, betterave, carotte, asperge, topinambour, ail, oignon, échalote, pourpier, batavia…
Les légumes des pays chauds sont aussi adaptés : tomate, courgette, aubergine, poivron, haricot…

Bien connaître son jardin
Il faut d'abord repérer de quelle genre de terre on dispose. Pour cela il suffit de creuser un trou de 50 cm de profondeur et d'en observer les parois : humide ou sèche, grasse ou friable… ?

L'exposition du jardin est également fondamentale, notamment pour localiser ses plantations en les protégeant du soleil et des vents dominants.




Cultiver son jardin bio

C'est une jolie manière de reprendre contact avec des valeurs essentielles, se ressourcer et rester zen… Voici quelques principes simples et quelques trucs pour jardiner en harmonie avec la nature.

Vie saine et zen, Cultiver son jardin bio

Qu'on ait trois pots de fleurs sur un balcon parisien ou un vrai jardin à la campagne, quel plaisir de biner la terre, semer, repiquer, récolter… Jardiner mais bio, c'est à dire en équilibrant l'écosystème !

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Le purin d'ortie

C'est un très bon engrais vert qui, en plus, va s’attaquer aux pucerons et parasites du potager.

Recette : mélanger dans un récipient hermétique 1 kg d’orties hachées grossièrement et 10 litres d’eau de source ou de pluie. Couvrir et laisser macérer environ 10 jours en remuant tous les jours ou tous les 2 jours.
Filtrer et conserver jusqu'à un an à l'abri de la lumière dans des bouteilles hermétiquement fermées.
Après avoir dilué, verser sur le sol comme un fongicide (2 litres de purin dans 10 litres d'eau) ou pulvériser sur les feuilles comme un insecticide (1 litre de purin dans 10 litres d'eau).

Des semences biologiques
On en trouve aujourd'hui dans la plupart des jardineries. Il ne faut pas hésiter à prendre des renseignements auprès des associations spécialisées comme Réseau Semences Paysannes, Kokopelli, ou la Ferme de Sainte Marthe.

7,2 milliards €

le chiffre d’affaires
du jardinage amateur
en France en 2010


61 %

des foyers français
disposent d’un jardin
en 2010


78 %

des foyers français
ont un balcon ou un rebord de fenêtre
fleurissable en 2010






Quand les plantes font le mur !

Nous n'avons pas tous la chance d'avoir un petit bout de jardin ou une terrasse chez soi.
Le mur végétal, c'est un espace de verdure, calme et apaisant, une bonne option déco pour rester au vert !

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Inventé par Patrick Blanc à la fin des années 1980, le mur végétal est devenu très tendance depuis quelque temps. Mais il est plus habituel de le voir en extérieur dans un jardin ou sur un toit.
Désormais, il peut s'intégrer dans nos intérieurs sous forme de tableau et peut même devenir une œuvre d'art.

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Un coin de verdure dans son intérieur
Le mur végétal est un procédé de culture hors-sol sans terre que l’on peut appeler aussi jardin vertical. L'intérêt est qu'il s'adapte à toutes les surfaces et toutes les pièces, dans le salon pour décorer ou dans la cuisine avec des plantes aromatiques.


WallFlower


FloWall


Les Jardins de Babylone





De l’air, des plantes

Bien au chaud dans notre logement nous nous croyons à l’abri des substances toxiques. Que nenni ! L’air le plus pollué que nous respirons se trouve chez nous, sous notre toit.
Pas de panique, il existe une solution naturelle et agréable à regarder : les plantes.

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Les produits ménagers, les odeurs de cuisine, les animaux, les revêtements muraux et de sol, les colles, vernis et peintures, les meubles, le chauffage, la ventilation, etc... sont autant d’éléments qui viennent influencer la qualité de l’air que nous respirons.

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Où en trouve-t-on ?

- Benzène : solvant des médicaments, plastiques, caoutchouc, colorants, encens, cigarette…
- Ammoniac : cigarette…
- Xylène : solvant, caoutchouc, encre, cuir, peinture, vernis…
- Formaldéhyde : tabac, auto, colle, contreplaqué, tapis, peinture, mousse, meuble, agglo, désinfectant, cosmétique…
- Trichloréthylène : nettoyage à sec…
- Toluène : peintures, vernis, laque, cires, encres, caoutchouc, cuir…

Et quand on sait qu’à chaque respiration (inspiration + expiration), un demi litre d’air entre et ressort de nos poumons, ça a de quoi faire peur. Vous ne boiriez pas un demi litre d’eau toxique alors pourquoi respirer de l’air vicié ?

 
Ficus

Palmier 

 

Chlorophytum



                
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