Microbiote intestinal et immunité

Au cœur de notre immunité, le microbiote intestinal joue un rôle essentiel. Le renforcer permettrait de lutter efficacement contre les infections virales et bactériennes.

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Depuis une petite vingtaine d'années, nous savons que nous avons dans notre corps plus de cellules microbiennes que de cellules humaines (voir : L'intestin, un rôle stratégique pour notre santé).
"Nous sommes des êtres mosaïques avec des cellules humaines mais aussi des cellules microbiennes", explique Harry Sokol, professeur en gastroentérologie à l’Hôpital Saint-Antoine AP-HP (Paris), spécialisé dans les maladies inflammatoires de l’intestin. "On pense aujourd'hui qu'il y a autant de bactéries dans l'intestin que de cellules dans notre corps. Il y a aussi d'autres types de micro-organismes : des champignons, des virus, des parasites et encore bien d'autres choses à découvrir."*

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Microbiote intestinal et Covid-19

Les scientifiques ont fait un certain nombre de constats :
- le microbiote s'altère quand une personne est atteinte de la maladie ;
- certaines comorbidités qui augmentent les risques de formes graves, comme l'obésité ou le diabète, s'accompagnent d'un déséquilibre du microbiote.

Une étude française très récente montre que, dans 10 à 15 % des cas d'infections très sévères voire fatales, on retrouve un défaut génétique de l'immunité qui empêche de fonctionner certaines molécules très importantes pour la réponse contre les virus (voir : Formes graves de la Covid-19, 15 % s'expliquent par ces deux anomalies).

"Quelques travaux préliminaires suggèrent que l'état du microbiote avant l'infection pourrait conditionner la gravité de la maladie. Mais on est encore au conditionnel sur cette question"*, explique Harry Sokol.

Un essai clinique appelé "Covibiome", financé en grande partie par la fondation de l'AP-HP, a été lancé en 2020.
Il consiste à récolter des échantillons de selles chez des patients à différents stades de l'infection du Covid-19 et avec différents types de gravité d'infection.
Objectif : caractériser les modifications du microbiote au cours de l'infection mais aussi déterminer si, en fonction du microbiote, on peut prédire si un patient va faire une forme grave ou bénigne.
"On espère que les résultats vont nous guider vers des interventions sur le microbiote pour améliorer la prise en charge des patients."*

Un organe à part entière
Ces micro-organismes sont adaptés à l'homme et se sont développés avec lui depuis la nuit des temps. Dans l'écrasante majorité des cas, ils jouent un rôle bénéfique.




Crise du Covid-19 : vivre avec l'incertitude

Lâcher la volonté de contrôle, accepter de ne pas savoir tout sur tout, accueillir ses émotions en travaillant sur la peur… Quelques clés pour s'adapter face à l'incertitude inhérente à cette crise.

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Dans notre univers où tout est balisé, anticipé, voilà qu'un minuscule organisme est venu flanquer la pagaille et provoquer, de la part des scientifiques et des autorités, une cacophonie inédite sur de multiples questions : la contagiosité du coronavirus, la gravité de la maladie, l'immunité des personnes guéries, l'utilité des tests et des masques, l'efficacité de tel ou tel traitement… Il faut se rendre à l'évidence, nous nous sommes trouvés en face d'un phénomène nouveau et inconnu.

Isabelle Pailleau*, psychologue clinicienne du travail et des apprentissages, spécialiste en psychologie positive, constate que beaucoup de gens ont été totalement déroutés.
"Ils sont passés par toutes les étapes du deuil : la sidération, le déni, la colère, la tristesse, l'acceptation… C'est ce qui montre que, face à l'inattendu, nous avons été dans une vraie perte de repères." 

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Méditation, yoga ou EFT

Face au sentiment de peur, Isabelle Pailleau conseille de se poser, de respirer.
"Décider par exemple d'arrêter les infos en continu et n'écouter le JT qu'une fois par jour. Arriver à se reconnecter au présent. On va mieux quand on fait de la méditation ou du yoga, qu'on est davantage dans l'ici et maintenant. L'EFT marche très bien également (voir : EFT, techniques de libération émotionnelle). Par exemple, il y a un point d'acupression qui est intéressant, un point de secours ou d'urgence : avec le pouce appuyer entre le pouce et l'index de l'autre main et respirer en même temps. L'EFT est une excellente technique pour faire descendre l'anxiété, le stress, les peurs et pour mieux vivre la situation." 
(Voir : Covid-19, comment réagir face à sa peur)

Impossibilité de planifier
Incertitude sur la dangerosité de la maladie, le risque de l'attraper, la liberté de planifier ses allées et venues, de fêter l'anniversaire de ses proches, de programmer ses vacances d'été, de sortir au cinéma ou de faire un stage de yoga…




Le Covid-19 et les médecines complémentaires

Efficaces contre le Covid-19, notamment en prévention, reconnues dans la gestion du stress, les médecines complémentaires remplissent pleinement leur mission dans cette épidémie. Et nombreux sont les praticiens qui se mobilisent, en solidarité avec le personnel hospitalier et les patients en difficulté.

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Les médecines alternatives et complémentaires (MAC) sont peu évoquées dans les grands médias pendant cette épidémie de Covid-19. Pourtant comment nier l'importance du terrain dans la probabilité de contracter cette nouvelle maladie ?
"Les personnes qui ont l'habitude d'utiliser l'homéopathie, la phytothérapie ou l'aromathérapie peuvent se demander si, comme c'est le cas pour d'autres infections saisonnières, elles peuvent compter sur ces outils qu'elles ont l’habitude d'utiliser avec succès ? La réponse tient en une simple phrase : Oui "en plus", mais jamais "à la place de"... !", affirme Dominique Eraud, médecin homéopathe spécialisée en acupuncture, phytothérapie et nutrition (voir : Défricheurs de l'avenir, Dominique Eraud).

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Fuir la pensée unique

En allopathie, on sait aujourd'hui que, contre le Covid-19, il faut éviter le recours aux anti-inflammatoires tels que l’ibuprofène.
Par ailleurs, le recours au paracétamol pour faire baisser la fièvre est totalement illogique et contre-performant, selon Dominique Eraud.
"Le paracétamol, de plus, est toxique de façon cumulative sur le foie. Laissons agir la fièvre pour son action antivirale chaque fois que cela est possible !"

Dominique Eraud a toujours déconseillé la choroquine (nivaquine ou plaquenil) comme traitement anti-paludisme à cause des effets indésirables (notamment au niveau cardiaque) et parce que les parasites sont devenus résistants à la molécule. Mais contre le Covid-19, elle souhaite que les médecins puissent, si nécessaire, après un examen cardiologique indispensable, prescrire de la chloroquine sur ordonnance, dès le début des symptômes, à une faible posologie (600 mg/jour pendant 10 jours) associée à l'azithromycine (pendant 5 jours).

Et si des médecins de ville trouvent des traitements efficaces, comme apparemment l'association Azithromycine, Effizinc et Singulair… Pourquoi pas ?
"En ce moment, il ne faut surtout pas rester dans la pensée unique ! Il faut rester ouvert. On ne sait pas tout sur tout. Loin de là !" 

Un protocole de prévention
"Dans ma clientèle, je vise 95 % de patients sans problème de Covid-19, compte-tenu des traitements préventifs que je leur prescris. Et pour l'instant, je suis à 100 %."
Le protocole qu'elle propose à ses patients est proche de celui de la grippe, adaptable à chacun, selon sa personnalité.
"Le principal est qu'il n'y ait pas de porte d'entrée pour le virus. S'il vient et qu'il ne peut pas entrer, il repart."




L'alimentation, mesure barrière contre le Covid-19

Elle peut renforcer ou fragiliser la barrière intestinale et joue ainsi un rôle déterminant dans l'immunité. Soigner son alimentation est une mesure barrière à ne pas négliger !

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On entend peu d'experts, dans les médias, qui abordent la question pourtant fondamentale de la prévention du Covid-19 par la nutrition et le mode de vie. On comprend que, compte-tenu du peu de recul que nous avons, il n'existe pas encore d'études scientifiques concernant les effets de l'alimentation sur le SARS-CoV-2. Mais celui des micronutriments, notamment de la vitamine D, sur les autres coronavirus sont à ce jour bien documentés, selon Véronique Liesse*, diététicienne, nutritionniste et micronutritionniste.
"Dans notre assiette nous disposons d'outils qui vont nous permettre, peut-être pas d'échapper mais en tout cas de bien réagir par rapport à ce virus."

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Une assiette "quintuple A"

Anti-inflammatoire
(Voir : Tout est dans la cuisson)
Privilégier : cuisson à basse température, oméga-3, huiles de colza, noix et lin, curcuma et épices, thé vert, shiitaké, oignon et ail, fruits et légumes.
Éviter : excès de viande, de graisses saturées et d'oméga-6, graisses trans, édulcorants, sucreries, sodas.

Antioxydante
(Voir : L'alimentation antioxydante)
Privilégier les aliments :
- riches en vitamine C, de préférence sous forme crue (goyave, poivron, cassis, citron, brocoli, choux, fraises, kiwi, agrumes, cerfeuil, ananas, mûres, persil…) ;
- riches en vitamine E (huile extra vierge de germe de blé ou de colza, amande, noisette, poisson, olive, jaune d'oeufs…) ;
- riches en polyphénols (fruits rouges, grenade, thé et thé vert, cacao, légumes, curcuma et épices, légumineuses, huiles extra vierges notamment d'olive, oignons rouges, infusions rooibos et hibiscus…) ;
- riches en sélénium (noix du Brésil, poisson, abats, quinoa, fèves, légumineuses, fromage…).
Éviter :
aliments transformés et à faible densité nutritionnelle.

Anti-toxiques
(Voir : Éviter l'alimentation industrielle et Se protéger des perturbateurs endocriniens)
Privilégier :
cuissons douces, aliments bruts, bio et de qualité, eau en bouteille de verre, rinçage du riz.
Éviter :
aliments transformés, boissons light, conserves, additifs et colorants, barbecue et aliments très cuits (pain grillé, gratins, fritures, graisses cuites…).

Anti-glycémiante
(Voir : Vaincre le diabète de type 2 ?).
Privilégier :
aliments à faible index glycémique, riches en vitamine D, oméga-3 et zinc, cannelle, thé vert en fin de repas, citron, vinaigre, pain au levain, cuissons al dente, amidon résistant.
Éviter :
sucreries, sodas, confitures et jus, excès de sel et de glucides, aliments industriels et raffinés, céréales du petit déjeuner, galettes de riz, lait de riz, farine de riz et de maïs…

Anti-dysbiose
(Voir : Bien nourrir son microbiote intestinal avec les prébiotiques et Aliments fermentés, du vivant dans l'assiette)
Privilégier :
- probiotiques (yaourt, fromage au lait cru, kombucha, kéfir, choucroute crue, miso…),
- prébiotiques ou candidats prébiotiques comme les aliments riches en fibres solubles (fruits et légumes, céréales complètes, oléagineux…), en amidons résistants (légumineuses, banane, châtaignes…), en fructane (topinambours, blé, oignons et ail, seigle, salsifis…), en bêta-glucanes (avoine, orge, seigle, sorgho…), en polyphénols (thé vert, curcuma, fruits rouges, cacao…), en oméga-3.
Éviter :
alcool, excès de médicaments (antibiotiques, anti-inflammatoires non stéroïdiens, IPP…), émulsifiants, édulcorants et additifs.




Covid-19 : comment réagir face à sa peur ?

La peur de l'épidémie serait justifiée. Mais parmi les quatre réactions naturelles à cette peur, deux seraient contre-productives : se figer face au danger ou le combattre, tête baissée. Deux autres seraient plus constructives : se mettre à l’abri et anticiper.

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Le crescendo des chiffres des personnes décédées du Covid-19, les images des services de réanimation surchargés, l'avalanche des témoignages de soignants épuisés et de patients hagards… Les esprits les mieux accrochés ont du mal à ne pas paniquer devant le traitement médiatique de cette épidémie ! Nous avons demandé à Véronique Salman*, psychanalyste et coach analytique, quelles sont les meilleures manières de réagir face à cette peur.

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Les réactions contre-productives

La sidération
"C'est ce qui s'est passé pendant la première semaine de confinement", explique Véronique Salman. "Beaucoup de gens ont été éberlués, ne sachant pas réellement comment s'organiser. Cette sidération est le propre de ceux qui ont peur de manière très intuitive et qui ne peuvent rien en faire. Elle est totalement instinctive et peut permettre de se préserver psychiquement d'une grande agression, comme un viol par exemple, en mettant l'organisme en stand by. Mais l'absence de réaction peut être est dangereuse et mal comprise."

Le combat
"On fonce tête baissée, poings devant, pour combattre l'ennemi sans forcément le connaître. Il s'agit d'une réaction épidermique sans consistance au niveau de la réflexion et qui risque d'être très dangereuse : elle nous propulse de manière mécanisée vers un ennemi qui peut être beaucoup plus armé et agressif que nous. Il y a quelque chose de débridé, pulsionnel et infantile à croire qu'il suffit de riposter de manière violente pour que ça s'arrête."


                
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