Échec scolaire : comment en sortir

Les élèves sont de plus en plus stressés et nous autres, parents, sommes désemparés face à des enfants angoissés, parfois agressifs, des enseignants souvent en souffrance et une institution scolaire aux abonnés absents. Heureusement, il y a des solutions ! Un sophrologue explique la méthode qu'il a mise en œuvre avec succès depuis plusieurs années...

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Une société plus stressante, une école qui ne serait plus adaptée à notre époque, des professeurs toujours pas formés à la pédagogie, des parents qui ne mettraient pas assez de limites et d'autorité dans l'éducation de leurs enfants… Résultat, le décrochage et l'échec scolaire explosent !

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3 conseils pour aider les enfants dans leur travail scolaire

1) Aider les enfants c'est important. La plupart des enfants qui réussissent à l'école sont aidés par leurs parents. Mais il ne faut pas que ces derniers deviennent des professeurs ou fassent les devoirs à la place de l'élève. L'enfant doit sentir que le parent est heureux de l'aider dans ses devoirs et attentif à ses difficultés.

2) Établir une relation apaisée entre parents et enfants. Tant qu'il y a des conflits, rien n'est possible. Il faut que le parent se demande s'il est assez calme pour démarrer les devoirs avec l'enfant et pour le regarder de manière positive. Il faut qu'il dialogue avec l'enfant, qu'il lui pose des questions sur l'école, pas seulement sur les notes mais aussi sur les relations avec les professeurs, les copains, les copines, sur les activités extrascolaires. Il faut qu'il évite de projeter ses propres désirs, angoisses ou peur de l'échec. Il est capital de juger les actes de l'enfant et non l'enfant lui-même.

3) Savoir donner de l'indépendance ou de l'autonomie à l'enfant. Il faut accepter que l'enfant trouve ses propres solutions, qu'il puisse se tromper. L'important c'est qu'il ait cherché et qu'il ait réfléchi seul.

Ces conseils n'empêchent pas la rigueur, dès lors qu'elle est accompagnée d'explications. Éduquer c'est mettre des limites. Les adolescents ne peuvent se structurer qu'en s'opposant aux adultes.

Des élèves de plus en plus stressés
"Je reçois de plus en plus d'élèves, même très jeunes, dès l'âge de 7 ans, qui ont un stress énorme. Ils ne croient plus en eux, ils n'ont plus confiance en eux, ils ont l'impression qu'ils n'y arriveront jamais. Le stress se généralise à l'école", affirme Louis Musso*, sophrologue, ancien professeur d'EPS.

"Selon les derniers résultats du Pisa, la fameuse étude mesurant les performances des systèmes éducatifs des différents pays de l'OCDE, 50 % des élèves français sont stressés, contre 7 % des élèves finlandais qui obtiennent pourtant des résultats bien meilleurs. 21 % des élèves français déclarent ne pas aimer l'école, 25 % ont mal au ventre, 40 % se plaignent d'insomnie… Les enfants qui sont en échec scolaire sont des élèves stressés, souvent en révolte contre l'institution scolaire et contre les enseignants."

Établir une relation de confiance
Pour débloquer une situation, il faut avant tout établir une vraie communication parent-enfant : mettre en place un moment d'échange régulier et en profiter pour écouter l'enfant, sans être dans le jugement, sans forcer à la confidence, en évitant d'interpréter sa parole avec une logique d'adulte et sans jouer les copains (voir encadré) !
"Ce qui est important, c'est d'établir une relation de confiance."

Gérer ses émotions, se détendre
"Je soutiens qu'un élève en échec scolaire n'est pas un élève qui manque d'intelligence. C'est un élève qui ne sait pas gérer ses émotions." Il est donc fondamental de rassurer l'enfant, le calmer. "Un élève stressé ne peut pas réfléchir."

Il existe plusieurs disciplines qui peuvent amener la détente. Louis Musso propose d'utiliser la sophrologie : "on va redonner à l'enfant l'espoir de la réussite, ce qui va provoquer une sécrétion de dopamine dans les lobes frontaux. De nouveau l'enfant sera actif, croira en lui et pourra avancer."

Prendre conscience de ses potentialités
Une fois détendu, l'enfant est prêt à travailler. "Il suffit qu'il aille en lui-même et qu'il prenne conscience de ses capacités pour pouvoir repartir. C'est la démarche bien connue : "connais-toi toi-même". Socrate demandait à chaque disciple d'aller chercher en lui-même les solutions."

Dynamiser le positif
À chaque étape, les parents doivent garder une attitude positive et valorisante vis-à-vis de l'enfant. C'est le fameux effet Pygmalion de Rosenthal et Jacobs : le regard qu'on porte sur l'enfant détermine les aptitudes de ce dernier. "Si je crois en lui, l'enfant va croire en lui."

"Quand j'ai fait mes études de sophrologie, Alfonso Caycedo, l'inventeur de la discipline, nous disait : "un être humain ne peut pas vivre sans un projet d'avenir positif". Comme il avait raison !"

La méthode "Apprendre à apprendre"
Pour Louis Musso, c'est l'outil fondamental. "On n'a jamais expliqué aux enfants comment fonctionne l'apprentissage dans leur cerveau. Il y a des tests simples pour savoir si l'on est visuel, auditif ou kinesthésique. Et dès que l'enfant sait faire marcher consciemment son cerveau, les progrès sont là."

La kinésiologie éducative
Si l'enfant est très stressé, les deux hémisphères de son cerveau fonctionnent séparément et ne peuvent plus échanger leurs informations. La kinésiologie éducative, avec des exercices physiques très simples, permet de rétablir l'équilibre. Il s'agit, par exemple, de mouvements qui amènent à bouger alternativement bras et jambe opposés, roulement du cou, étirements, massage des oreilles…

Former les parents et les enseignants
"Si les enseignants avaient reçu ce type de formation on éviterait de grosses difficultés. Le problème c'est qu'on leur enseigne leur matière mais jamais la manière de transmettre les connaissances et de communiquer avec les élèves."

Louis Musso intervient comme médiateur auprès de certains enseignants et a créé une "école des parents" dans le quartier difficile du Mirail, à Toulouse, pour former au soutien scolaire des parents volontaires.
"On se rend compte que les parents ont beaucoup d'inquiétude par rapport à l'école et ne se sentent pas assez reconnus par les enseignants. De l'autre côté, les enseignants trouvent les parents trop interventionnistes. Chacun dit "c'est la faute de l'autre", alors qu'il pourrait y avoir une concertation parents-enseignants qui pourrait être très positive pour les parents et pour les enseignants, au bénéfice de l'enfant."

 

*Auteur de Sortir de l'échec scolaire, éditions Grancher.
Blog de Louis Musso
Site de Louis Musso


                

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