Édito de Franck Arguillère

Difficile de comprendre comment on peut faire une erreur de cette taille en commençant un quinquennat ! Le gouvernement vient d'annoncer par la voix de son premier ministre qu'il allait rendre obligatoire 11 vaccins pour les nourrissons. Aux trois vaccins obligatoires (DTP) on va donc ajouter : coqueluche, rougeole, oreillons, rubéole, hépatite B, bactérie Haemophilus influenzae, pneumocoque, méningocoque C.

Si elle se confirme, cette décision est mauvaise. Principalement pour trois raisons :
- elle est discutable sur le plan scientifique et nécessiterait plus d'investigations préalables ;
- elle risque d'entamer encore plus la confiance déjà chancelante envers le médicament ;
- elle est politiquement désastreuse.

Ses effets en terme de santé publique sont en effet douteux. Selon certains experts, le rapport bénéfice/risque de certains de ces vaccins devrait être réévalué du fait de leurs effets secondaires, d'autres ont une efficacité peu prouvée, d'autres encore ne répondent à aucune nécessité chez le jeune enfant (l'hépatite B est une maladie sexuellement transmissible).

Par ailleurs elle risque d'être contre-productive. Nous ne sommes plus dans un temps, surtout après les scandales sanitaires à répétition de ces dernières années, où les citoyens acceptent sans broncher les injonctions des autorités. L'époque est à l'information, à la recommandation, à la persuasion. On ne peut pas dire d'un côté que le citoyen doit s'impliquer dans la vie publique, que le patient doit être acteur de sa santé et de l'autre lui confisquer son libre arbitre de manière comminatoire. Le résultat sera de multiplier les faux certificats de vaccination et de renforcer le rejet de la médecine conventionnelle.

Enfin cette décision donne des arguments en or aux complotistes de tous poils. Ses premiers bénéficiaires sont effectivement les laboratoires pharmaceutiques qui verront leur chiffre d'affaires augmenter d'une centaine de millions d'euros. Pour un gouvernement accusé d'être l'émanation des lobbies, on fait plus habile comme entrée en matière…

Puisque la pétition semble être un outil à la mode, encouragé par le Président de la République lui-même, on peut songer à signer. Plusieurs versions circulent. Chacun choisira celle qui lui convient. Par exemple celle-ci, sur change.org, semble assez raisonnable ou celle-ci, plus documentée, d'Alternative Santé.

Comme les hommages (mérités) à Simone Veil se multiplient, ajoutons à la mémoire de son brillant combat pour le droit à l'avortement le fait qu'elle ait supprimé en 1980 l'obligation vaccinale contre la variole. Ce vaccin avait provoqué chez des enfants des encéphalites varioliques et les risques encourus étaient devenus plus grands que celui de contracter la maladie. La décision était courageuse. C'était quand une ministre de la santé s'occupait de la santé publique…

Commentaires

bonjour

Bonjour !
Je suis un nouveau membre sur ce blog et j'avoue que je suis un peu perdu et je ne sait pas encoure où poster les questions !
Merci!
http://www.baloune.com

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