Édito de Franck Arguillère

Comment un petit microbe relativement bénin a-t-il pu entraîner des conséquences de si grande ampleur sur la planète ? La disproportion laisse l'observateur rêveur et éberlué. Sur le plan sanitaire, l'impact est de l'ordre d'epsilon, pour l'instant. Le Covid-19 vient de dépasser les 15 000 décès dans le monde, ce lundi 23 mars, alors que la grippe en fait chaque année entre 300 000 et 650 000 ! Et la pollution de l'air près de 9 millions ! Il y a chaque année des dizaines de virus qui circulent sur la planète. Parmi eux, ce coronavirus qui aurait pu, du reste, passer inaperçu, se répand inexorablement un peu partout. Tous les pays seront bientôt touchés. C'était largement prévisible car, dans nos économies mondialisées, les experts sont parfaitement conscients qu'il est impossible d'enrayer la propagation d'une épidémie de ce type. Les fermetures de frontières n'y font rien. Pas plus que les mesures de confinement, aussi drastiques et dictatoriales soient-elles.

Pourtant la psychose est là. Et la difficulté aujourd'hui n'est pas de gérer cette nouvelle maladie, mais la peur qu'elle provoque. Comment en sommes-nous arrivés à ce stade ? Aujourd'hui tout est affaire de communication. En Chine, c'est pour étouffer les oppositions et rassurer ses partenaires économiques en montrant qu'il est parfaitement à la hauteur de l'enjeu, que le gouvernement a pris des mesures spectaculaires de confinement forcé de sa population. En France, c'est pour la même raison que l'on assiste depuis quelques semaines à des gesticulations politiques assorties de mesures erratiques qui montrent qu'on est bien dans le pays de la ligne Maginot.
Dès le démarrage de la "crise", la panique a été savamment mise en scène par les grands médias avec, à la Une, la litanie quotidiennement égrenée du nombre de victimes, sans aucune contextualisation, sur fond de musique inquiétante, et en gros titres, comme autrefois Roger Gicquel, "La France a peur !". Il y avait pourtant matière à informer sans minimiser mais sans alarmer.

Quelques effets bénéfiques : baisse temporaire des émissions de CO2, prise de conscience des failles béantes du système de santé ainsi que des effets délétères de la délocalisation de certaines productions stratégiques… Le jackpot sera remporté demain par le laboratoire pharmaceutique qui pourra mettre sur le marché le vaccin ou le traitement miracle.
Mais pour le reste, le résultat n'est pas brillant : un secteur hospitalier en burn-out imminent, un ralentissement sensible de l'économie mondiale, un nombre important de manifestations sportives ou culturelles annulées ou reportées, des établissements scolaires fermés, l'événementiel et le tourisme en berne… Le bilan est lourd et loin d'être définitif… Sauf s'il prend à ce coronavirus de disparaître subitement sans laisser d'adresse, à l'instar du SRAS en 2003 ! C'est ce que semblent indiquer les chiffres régulièrement en baisse des nouveaux cas en Chine.

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