Édito de Franck Arguillère

Je ne peux pas changer l'air que je respire. Si je n'ai pas confiance dans la qualité de mon alimentation, je peux toujours manger bio, local, de saison, et faire la cuisine moi-même. Si j'ai des doutes sur la qualité de l'eau du robinet, je peux toujours boire de l'eau minérale. Si je prends conscience que mon mode de vie nécessite une dépense énergétique dommageable pour la planète, je peux toujours envisager de réduire ma consommation et me tourner vers les énergies renouvelables. Mais pour l'air, il n'y a pas d'alternative. Pas le choix. Sauf de déménager, sans garantie de trouver mieux ailleurs car il n'y a plus beaucoup de territoires en France, quand ils sont épargnés par le trafic routier ou les rejets industriels, qui soient aujourd'hui à l'abri des nuages migrants de particules.

Les pouvoirs publics mettent un temps fou à se préoccuper de cette question qui est essentielle voire vitale pour chacun d'entre nous. Il faut dire que pendant longtemps on n'avait pas de données sur la question. Et comme la pollution est invisible : pas vu pas pris !
Mais depuis quelques années il existe des systèmes de plus en plus perfectionnés capables de mesurer le taux des particules en suspension dans l'air et d'en déterminer l'origine. Il arrive donc que le problème fasse les titres des journaux (voir : La pollution à Paris aussi nocive que le tabagisme passif) et nous autres, citoyens, réalisons, un peu effarés, la quantité de cochonneries que nous sommes obligés d'ingurgiter en permanence.
Lors du pic de pollution de mars dernier, un début de panique doublé d'un fort mécontentement a saisi les parisiens. Et les autorités se sont résolues, tardivement, à prendre quelques mesures contraignantes. Municipales oblige.
L'inertie dans ce domaine pose question. La France continue allègrement à dépasser les normes européennes de qualité de l'air et le sujet n'arrive qu'en Nième position dans l'ordre du jour de la dernière Conférence environnementale.

À l'avenir, les pics de pollution risquent de devenir de plus en plus fréquents et il faudra s'attendre à une certaine vivacité dans la réaction des citoyens, excédés par ces atermoiements.
Nous sommes dans un domaine où les mesures possibles mettront plusieurs années à être suivies d'effet. Nous aurions dû commencer à les mettre en œuvre hier.

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