Édito de Franck Arguillère

À l'heure où la haine et la sauvagerie font une douzaine de victimes en plein Paris et touchent de plein fouet un organe de presse symbole de l'humour et de la liberté… Au moment où ces actes immondes viennent s'ajouter à la barbarie des islamistes de Daech, aux massacres en Afrique, à l'Ukraine, à la Syrie, à Gaza, aux accidents d'avions, aux nouveaux boat-people du Moyen-Orient, aux exactions de la maffia russe ou mexicaine… C'est plus que jamais une gageure de faire une rétrospective des faits d'actualité encourageants pour l'humanité qui ont jalonné 2014. Néanmoins je garde intacte mon inépuisable ambition de vous montrer qu'il est toujours possible de chausser des lunettes différentes.

En janvier, premier "Printemps arabe" à déboucher sur un véritable changement démocratique, la Tunisie se dote d'une constitution républicaine et, à la fin de l'année, elle élit son premier président au suffrage universel. La démocratie progresse aussi en Europe : en juillet, Jean-Claude Juncker est le premier président élu à la tête de la Commission. Tournant historique en décembre, "nous sommes tous des américains", un rapprochement diplomatique s'opère entre les États-Unis et Cuba.

Côté environnement, il y a certes peu d'occasion de se réjouir mais on sent un frémissement, un début de mobilisation dans la perspective du grand rendez-vous de Paris en décembre 2015, que ce soit dans l'accord bilatéral États-Unis-Chine, les petits pas de la COP20 à Lima, ou même la timide loi de transition énergétique en France.

Parlant de l'Hexagone, notre inévitable propension à l'autodénigrement a été mise à mal cette année. Voilà que nous avons eu deux prix Nobel, littérature pour Patrick Modiano et économie pour Jean Tirole ! En novembre l'atterrissage du robot Philae sur la comète Tchouri a rempli sa mission à 80 %, ce qui constitue un exploit scientifique inégalé. Et après la libération de Serge Lazarevic en décembre dernier, il n'y a plus d'otages français dans le monde.

Progrès de la démocratie, réconciliation des peuples, succès culturels ou scientifiques… Mais au delà de l'actualité en trompe l'œil, il n'est pas inutile de prendre un peu de recul et de mettre en perspective les 30 dernières années. Si l'on s'extrait des récits journalistiques au jour le jour et de la recherche du scoop permanent, si l'on regarde l'évolution du monde depuis les années 1990 qui correspondent à la fin de la Guerre Froide, force est de constater que le monde va de mieux en mieux.
Dans un récent éditorial du New York Times repris dans Slate.fr, Roger Cohen montre sur la période que les chiffres des homicides dans le monde sont en chute libre, de même que pour les viols et agressions sexuelles, les violences conjugales ou envers les enfants, les génocides et les massacres de civils. La démocratie progresse et le totalitarisme recule. Le nombre de conflits armés a été réduit drastiquement et les guerres entre États sont aujourd'hui obsolètes.

Comme le dit le philosophe Alain : "le pessimisme est d'humeur, l'optimisme de volonté".

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