Acteurs du développement durable – Profession : consultant (suite)

Quel est le process de "Séquovia" ?
BD : Nous avons un site internet qui diffuse de l'information et du conseil. Nous y expliquons ce que veut dire le développement durable en règle général et, plus spécifiquement, une entreprise peut y faire en ligne un auto-diagnostic qui lui permet d'identifier ses points forts et ses points faibles, et d'accéder à une plateforme de solutions (Act2D). Il peut donc y avoir des organisations qui se contentent d'aller piocher des idées sur notre site.
Si elle veut aller plus loin, elle s'adresse à notre cabinet de conseil dont l'offre repose sur trois piliers : le conseil en RSE (Responsabilité Sociétale d'Entreprise), les cinq diagnostics (bilan carbone, performance énergétique, développement durable, optimisation des Systèmes d'Informations, évaluation de la démarche au niveau corporate) et la formation (25 thématiques des plus générales aux plus spécifiques).

Est-ce qu'il y a de plus en plus de demande dans votre secteur ?
GA : Oui, il y a de plus en plus d'entreprises qui s'impliquent, ne serait-ce que par obligations sectorielles ou réglementaires. De plus en plus de PME commencent à comprendre que c'est un outil de business porteur. Par ailleurs, aujourd'hui, on quitte la période de sensibilisation et on entre dans celle de la formation métier : comment changer les métiers au quotidien. C'est une belle évolution.

Dans cette activité de conseil en développement durable, est-ce que vous êtes nombreux aujourd'hui sur le marché ?
GA : Il y a des sociétés qui travaillent sur le conseil stratégique. Elles interviennent en amont de ce qu'on peut faire, nous. Et sur notre secteur il y a beaucoup de gros cabinets qui ont rajouté dans leur portefeuille un volet "développement durable". Il n'y a que deux ou trois cabinets spécialisés uniquement dans ce domaine.
BD : Il est vrai que c'est une activité qui génère de plus en plus de convoitises. Il y a des concurrents qui existent depuis plusieurs années, des précurseurs comme les cabinets Utopies, Ethicity, Des Enjeux et des Hommes… Sur des niches comme le bilan carbone, on peut citer Climatmundi, Ecoat… Et depuis les derniers mois, il y a une émergence de nombreux cabinets et de consultants indépendants qui intervenaient auparavant dans le conseil stratégique ou la conduite du changement. Il ne faut pas oublier que le Grenelle de l'Environnement en 2007 a été un facteur déclenchant.

Ce qui veut dire qu'il y a dans ce secteur un gisement d'emploi ?
BD : On nous dit que d'ici 2020 il y aura 600 000 emplois créés dans le développement durable. On nous dit qu'il y aura à cette échéance 450 milliards d'euros consacré aux activités liées au développement durable. Je ne conteste pas la véracité de ce chiffre, mais nous nous retrouvons aujourd'hui avec un grand nombre de jeunes diplômés issus d'écoles d'ingénieurs ou d'écoles de commerce et de management qui ont fait dans leur cursus une spécialisation "développement durable", ou après leur diplôme un master de management opérationnel du développement durable et qui ont du mal à trouver un emploi. Exemple : un consultant en province me disait tout récemment que 70% des élèves de sa promotion de master 2, diplômés depuis juin dernier, étaient à la recherche d'un emploi.

En dehors des cursus que vous venez de citer y'a-t-il d'autres formations ?
BD : Il y a d'autres formations excellentes, comme celle que j'ai suivie : j'ai été auditeur du Collège des Hautes Études de l'Environnement et du Développement Durable. Depuis 2007 ce collège n'est plus uniquement parisien puisqu'il y a des collèges dans le sud-est, dans le sud-ouest, dans le nord. En tout 5 collèges aujourd'hui et 7 demain. Tous ces collèges ont noué des partenariats avec des grandes écoles.
GA : Beaucoup d'écoles ont adopté le sigle "Campus responsable". Sur le site on a une bonne visibilité des écoles qui se sont engagées.

Quel conseil pourriez-vous donner à un jeune qui voudrait démarrer dans votre métier ?
BD : Je lui conseillerais de bien choisir son stage de fin d'étude en fonction de ses envies pour la suite. Cela fait partie intégrante de son CV. Un bon diplôme sans bon stage, c'est difficile à valoriser. Il faut être attentifs aux stages qu'on va accepter.
GA : Mon conseil c'est d'être vigilant sur l'actualité et avoir une bonne méthodologie de veille sur les informations au niveau international (grands médias, presse spécialisée, internet…).

Propos recueillis par Félix Franck

 

Sites :
Des Enjeux et des Hommes

Sequovia


                

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