Acteurs du développement durable – Profession : responsable de l'approvisionnement international

Mettre en place pour ses produits d'importation un transport plus respectueux de la planète, vérifier qu'en Chine un fournisseur ne fait pas travailler des enfants et pratique des horaires de travail convenables pour ses employés… C'est son métier. 
J'ai rencontré Catherine Rivoallon, chef du Département International à Monoprix…

Vie saine et zen - Acteurs du développement durable – Profession : responsable d

Avec son positionnement sur le haut de gamme, Monoprix vend du bio depuis dix-huit ans, des produits issus du commerce équitable depuis dix ans, s'est engagé dans une stratégie de développement durable depuis huit ans… Et ça marche !
Le magazine Capital note en janvier 08 : "son bénéfice d’exploitation de 7,5%, presque deux fois celui de Carrefour, est l’un des plus élevés de la distribution et fait le bonheur des actionnaires de la chaîne, les Galeries Lafayette et Casino."

En interne, la démarche s'appuie sur un réseau "d'acteurs du développement durable" composé de volontaires dans chaque métier de l'entreprise. Catherine Rivoallon en fait partie. Interview.

En quoi consiste votre métier ?
Catherine Rivoallon : À la base, j'ai un métier purement technique, une expertise au niveau de l'import et de l'export, avec une ouverture sur l'environnement et le social qui correspond à la démarche de développement durable de Monoprix.

Comment s'articule-t-il au sein de l'entreprise ?
CR : Je suis chef du Département International, au sein d'une direction "supply chain", c'est à dire "chaîne d'approvisionnement", qui comprend douze personnes. Nous travaillons en transversalité avec la direction du développement durable. Nous dépendons d'une direction des flux qui regroupe aussi bien la logistique que les entrepôts mais aussi les systèmes d'information. L'informatique nous aide à bâtir des indicateurs pertinents.

Depuis combien de temps exercez-vous ce métier ?
CR : En 1998 j'ai créé la direction import. Je me suis formée en audit social et en 2001, j'ai pu rajouter à notre expertise la notion d'éthique et de traçabilité sociale. En 2003, nous avons abordé l'aspect environnemental en développant le transport fluvial, en réorganisant la structure d'approvisionnement des entrepôts et en recentralisant les flux d'importations. En 2006, j'ai repris l'export : approvisionnement et suivi commercial des magasins implantés à l'étranger (Île Maurice, Andorre, Nouvelle Calédonie…) et diffusion de quelques produits de la marque Monoprix (Suisse, Afrique noire, Guyane…).

Quel est l'impact de votre action sur la protection de l'environnement ?
CR : Quand nous avons commencé à travailler sur le transport fluvial, le premier impact a d'abord été la prise de conscience de l'équipe et de l'entreprise. On s'est rendu compte que ce n'était pas compliqué, que c'était plein de bon sens, et que ça faisait gagner de l'argent !

Quelques exemples pour illustrer cette action : dans un convoi de deux barges, on arrive à mettre 180 containers, c'est 180 camions de moins sur les routes ce jour-là ; et l'an dernier 72 % de nos importations provenant des pays hors de l'Union Européenne ont été acheminées par voie fluviale à partir du port du Havre.

Sur la Région Parisienne, les autres approvisionnements sont effectués par voie ferrée, cela représente 5 trains de 20 wagons par semaine…. Nous exploitons des entrepôts HQE (Haute Qualité Environnementale) à partir desquels une flotte de 26 camions roulant au gaz naturel (GNV) et équipés d'un dispositif anti-bruit, va livrer nos 72 magasins parisiens.

Pouvez-vous chiffrer cet impact ?
CR : Oui, pour garder une démarche pragmatique et être capable de nous adapter à toute situation, nous avons besoin d'avoir des indicateurs, qui nous sont fournis par une agence d'experts extérieure à l'entreprise. Par exemple l'an dernier le fluvial nous a permis d'économiser 120 tonnes de CO2. Cette année, on devrait être au-dessus de ce chiffre malgré les aléas, notamment dus aux grèves portuaires.
Globalement nous estimons par an à 337 tonnes la réduction de nos émissions de CO2 et à 19 tonnes celle de nos émissions d'oxyde d'azote.

Au niveau éthique, comment intervenez-vous et quels sont vos indicateurs ?
CR : Nous nous engageons chaque année sur un planning d'audits à réaliser auprès de nos fournisseurs de grand import en distinguant les audits initiaux et les audits de suivi.

Comment se passent les audits initiaux ?
CR : Pour les audits initiaux, nous faisons appel à des cabinets extérieurs certifiés dans cette démarche. Ce sont des experts locaux qui doivent prendre en compte la réglementation de leur pays en matière sociale et les recommandations de l'Organisation Internationale du Travail (OIT).

55 %

des français veillent à ne plus utiliser
des sacs en plastique
à chaque fois qu'ils font les courses


6 sur 10

Français pensent
et commencent à agir
"développement durable"


64,8 %

des français déclarent
privilégier les marques
qui ont une véritable éthique




                

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