Bébé à l’épreuve des fêtes

Les fêtes de fin d’année sont une succession de repas et de retrouvailles. Pas toujours faciles pour nos tout-petits de suivre le rythme des grands. Pendant ces quelques jours de festivités, le bébé voit son rythme et ses habitudes chamboulés. Son inconfort jette une ombre sur notre réveillon. Comment passer de bonnes fêtes avec un bout de chou dans les bras ?

Vie saine et zen - Bébé à l’épreuve des fêtes

Les fêtes nous paraissent souvent idéales pour présenter le petit dernier à la famille et aux amis qui habitent loin de nous. Mais exténuantes pour tous, ces rencontres ne se révèlent pas toujours aussi agréables que prévues.

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Comment réagir face à une brûlure.

Une minute d’inattention est un drame est arrivée : l’eau bouillante s’est renversée sur le petit.

Le premier geste est d’enlever le vêtement s’il n’est pas collé à la peau.
"Ensuite, il faut mettre des serviettes humides sur les plaies. Le réflexe est parfois de mettre le bébé directement sous la douche. Mais ce n’est pas conseillé car cela fait trop descendre sa température", confie Christophe Prudhomme.

Contre la douleur, on peut aussi lui donner un suppositoire de paracétamol.
Et si les blessures sont importantes, allez aux urgences ou appelez les secours.

Petit bout résistant
Passer de bras en bras, dormir dans des lieux inconnus, manger plus tard, voir de nouvelles têtes… Pendant les fêtes, bébé est assez bousculé.

"Si elles sont pour nous synonyme de convivialité et de plaisir. Pour les petits, les fêtes créent un surcroît de tension dû au manque de repère et ils réagissent par l’émotivité" confie Christine Brunet, psychothérapeute. Ils ont alors un seul moyen d’exprimer leur inconfort : pleurs et irritabilité. "Lors de ces grandes réunions de famille, il est préférable de rester à côté de lui et de le laisser se réfugier dans nos bras s’il est trop effrayé. La présence des parents est toujours rassurante" ajoute la psy.

Mais pas d’inquiétude, s’il n’est pas à l’aise dans ce nouvel environnement, déroger un peu aux horaires et habitudes ne va pas le déstabiliser totalement. Une fois de retour à la maison, il reprendra son rythme.
"Parler au tout-petit, lui expliquer ce qui se passe l’aide aussi. S’il est beaucoup trop jeune pour comprendre, la voix calme des parents l’apaise."

Sécurité avant tout
On est tous ensemble réuni autour d’une bonne table : on discute, on s’amuse et notre vigilance s’en trouve amoindrie. Les drames naissent parfois de cet esprit de fête.

"À Noël, on voit principalement des cas de brûlures dues à des plats chauds ou des bouilloires, et aussi des "fausses routes" (accident dû à l'inhalation dans les voies aériennes de liquide ou de particules alimentaires normalement destinés à l'œsophage). Là, les cacahouètes ou autres aliments ne sont pas la principale cause, ce sont surtout les petites pièces des jouets qui viennent d’être offerts. Pris par la fête, on laisse souvent les enfants ouvrir leurs cadeaux sans vérifier si les jouets sont aux normes ou bien adaptés à leur âge", explique Christophe Prudhomme, porte parole de l’association des Médecins Urgentistes de France.

Casseroles à portée de mains, cheminée, escalier sans barrière, nouveaux jeux… En arrivant, une inspection visuelle rapide des lieux et objets potentiellement dangereux éloignera le danger.

"L’autre raison de consultation pendant les fêtes est l’intoxication au dioxyde de carbone par un chauffage défectueux ou cheminée mal ramonée. Les nourrissons sont plus sensibles et sont souvent les premiers à montrer les symptômes de l’empoissonnement (convulsions, vomissements)", ajoute le médecin.

Gérer l’entourage
Gérer les angoisses de bébé et maîtriser son environnement pour qu’il soit en sécurité, on le fait au quotidien ce n’est donc pas trop dur. Le plus difficile finalement c’est l’entourage. Les réflexions de la belle-mère, les conseils appuyés de maman, le cousin qui veut le prendre dans ses bras en plein milieu de sa sieste. La famille nous tape sur les nerfs et devient le réel défi de ces fêtes.

"Il faut essayer de mettre à distance toutes les fâcheries et se rappeler qu’on est tous là pour profiter du plaisir de se retrouver", explique la psy. Parvenir à s’imposer en tant que parents et décideur pour son enfant tout en étant diplomate pour ne pas passer pour le rabat-joie de Noël : un difficile exercice d’équilibriste…
Christine Brunet rappelle une bonne raison pour ne pas craquer : "les fêtes de familles, c’est la transmission des rites et coutumes ainsi que l’histoire familiale ; cela fait partie de l’éducation d’un enfant et l’aide à grandir."

Si ce repas a pour nous parfois des allures de sacerdoces, les bons souvenirs de ces journées avec cousins, oncles, tantes et grands-parents permettront à nos enfants de se sentir entourés et sécurisés plus tard.
Alors pour eux, restons zen.

 

Sources
Petits tracas et gros soucis de 1 à 7 ans - Quoi dire, quoi faire, Christine Brunet et Anne-Cécile Sarfati, éditions Albin Michel
Mon enfant, de la naissance à la maternelle, Béatrice Di Mascio, éditions Albin Michel


                

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