Bien choisir sa viande (suite)

Sur le plan environnemental, l'élevage intensif de bœuf est gourmand en fourrages importés (transport, déforestation) ou local (engrais, pesticides, irrigation). On préfèrera l'élevage extensif qui s'effectue dans des prairies constituant des espaces verts gourmands en CO2.

Bien choisir son bœuf
En plus des conditions d'élevage, d'autres paramètres peuvent desservir la qualité du produit : l'abattage précoce et la trop courte durée de maturation.
On préférera donc le boucher (encore 25 % de la distribution hexagonale !) qui va donner à la viande le temps de maturation nécessaire (8-10 jours minimum) quand la grande distribution va emballer sous vide et commercialiser directement après l'abattage.

Dans tous les cas, il est plus prudent de se diriger vers les viandes ayant le Label rouge, le label de l'agriculture biologique ou certains cahiers des charges privés de l'agriculture durable ou de certains produits fermiers.

Il est possible de trouver des morceaux maigres dans le bœuf, comme la noix de ronde, la surlonge, le foie.

La volaille est dans le vent
La consommation de volailles a fortement progressé depuis quinze ans, notamment au moment de la crise de la vache folle.

Chacun d'entre nous a en tête des images d'élevage intensif de poulets standard en batterie : une multitude de bestioles efflanquées dans d'immenses bâtiments sous lumière artificielle, sur des litières format A4 qui ne sont changées que quand l'animal part à l'abattoir. Rien qui donne envie d'en consommer !

Bien choisir sa volaille
Les volailles en bio, Label rouge ou AOC répondent à un cahier des charges bien différent :
- Les souches génétiques doivent être rustiques, à croissance lente.
- Les animaux vivent dans des espaces à lumière naturelle de petite taille (maximum 400 m2), doivent avoir accès à un parcours herbeux de 2 à 15 m2 selon les espèces et les labels.
- Leur alimentation est très réglementée (sans produit chimique de synthèse et sans OGM pour l'agriculture biologique), ainsi que les traitements vétérinaires.

L'âge de l'abattage est également un critère de qualité essentiel. Pour les poulets, il varie de 81 à 120 jours selon les labels, quand un poulet standard est abattu à 42 jours.

Exemples de labels de qualité :
- en bio, les volailles Nature et Progrès ;
- en Label Rouge, le poulet Jaune et la dinde fermière des Landes, les poulets du Gers ou de Loué, les volailles de Challans ;
- en AOC, le poulet et la dinde de Bresse…

 

Sans la peau, la volaille est plus maigre que les viandes rouges pour une teneur en protéines plus ou moins équivalente.
La dinde est la plus maigre, son prix bas et ses qualités nutritives en font un aliment intéressant. On trouve ensuite la pintade, puis le poulet, puis le canard dont la chair est riche en acides gras monoinsaturés. L'oie et le chapon caracolent en tête des volailles les plus riches en lipides.

 

On peut encore faire des plats de viande gourmands et équilibrés mais il faut être attentif à la provenance des produits, au choix des morceaux et bien sûr ne pas négliger la cuisson.

 

Sources :
Centre d'information des viandes
Viande bio
Anti-cancer, David Servan-Schreiber, Robert Laffont
Que Choisir
Alternative Santé

98 %

du porc consommé en France vient de l'Hexagone


75 %

du bœuf consommé en France vient de l'Hexagone


60-70 %

des volailles consommées en France viennent de l'Hexagone




                

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