Développement Durable

"Le développement durable est un développement qui répond aux besoins du présent sans compromettre la capacité des générations futures de répondre aux leurs", dit en 1987 le rapport Brundtland de la Commission Mondiale sur l'Environnement et le Développement.

Il ajoute à sa définition deux notions fondamentales : chaque habitant de la Terre a le même droit aux ressources de cette Terre, mais en même temps le devoir d'assurer la pérennité de ces ressources pour les générations à venir.

L'idée de développement durable (ou soutenable selon la traduction littérale de "sustainable development") est une idée qui a vu le jour dans les années 70, avec le rapport du club de Rome "Halte à la croissance ?".
Dans la foulée du rapport Brundtland, la définition a été renforcée en 1992 au Sommet de la Terre de Rio, par l'introduction de la notion des "trois piliers" : progrès économique, justice sociale, préservation de l'environnement. En 1997 le protocole de Kyoto engage les pays adhérents à réduire leur émission de gaz à effet de serre. Son application entre en vigueur en 2005.

Depuis une décennie, le terme de développement durable est devenu courant et tout le monde (ou presque) s'en réclame.
C'est que les enjeux sont aujourd'hui largement reconnus : le modèle de développement industriel agricole et urbain hérité du XIXe siècle conduit à l'épuisement des ressources naturelles, à la destruction et la fragmentation des écosystèmes ainsi que la diminution de la biodiversité.
À cela s'ajoute un problème d'équité : les pays pauvres subissent le plus la crise écologique et climatique et il est à craindre que leur légitime souhait de croissance ne conduise à l'accélération du processus.
Si tous les états de la planète adoptaient l'American Way Of Life (qui consomme près d'1/4 des ressources de la Terre pour 7% de la population) il faudrait 5 ou 6 planètes. Et si tous les habitants de la planète vivaient avec le même train de vie que la moyenne française, ce ne sont pas moins de 3 Terres qui seraient nécessaires.

Les actions pour le renforcement des nouvelles formes d'énergies renouvelables (éolien, solaire, géothermie, biomasse) et la réduction des pollutions (économies d'énergie, utilisation de substances non polluantes) relèvent de tous les niveaux de responsabilité : à l'échelle de la planète (relation entre Etats et Organismes Internationaux), à l'échelle des pays (communautés d'Etats, Etats et régions), à l'échelle des entreprises et des individus.

Le remède sera-t-il suffisant ? Faudra-t-il inventer une nouvelle notion autour d'une économie "verte" basée sur l'économie sociale et solidaire, l'éco-conception, le biodégradable, le bio, la dématérialisation, le réemploi-réparation-recyclage, les énergies renouvelables, le commerce équitable, la relocalisation ?

"Nous n'héritons pas de la Terre de nos ancêtres, nous l'empruntons à nos enfants"
Antoine de Saint-Exupéry

La revue de presse

L'annonce d'étendre l'obligation de 3 à 11 vaccins en janvier 2018 est...

Trop de sel, pas assez de fibres, toujours plus de produits transformés et de complé...

Ils durent plusieurs heures souvent par grandes chaleurs... Voici cinq conseils pour optimiser les...

Sous forme de fleurs d'eau, d'écume ou de pellicule huileuse, les algues toxiques sont vert...

44 % des enseignes ne respectent pas l'interdiction de la vente en libre-service des pesticides,...

Les espèces de vertébrés reculent massivement, à la fois en nombre d'...