Des cosmétiques bio ou pas ?

Avec une croissance proche de 40% par an, les cosmétiques bio se développent à vitesse grand V et devraient en 2010 représenter 10% du marché mondial. Certains pensent même qu'à terme toute la cosmétologie passera au 100% naturel.
Mais comment peut-on être sûr d'acheter des produits vraiment bio ? Dans la jungle des labels, il est bien difficile de s'y retrouver !

Des cosmétiques bio ou pas ?

Signalisation corporelle, communication sociale ou hygiène de vie, les cosmétiques sont probablement aussi anciens que l'homo sapiens.
En 3000 av JC les Égyptiens utilisent déjà des extraits végétaux pour leurs onguents ou leur huile parfumée.

Les produits de beauté : dangereux pour la santé ?
Jusqu'au début du XIXe siècle, certains produits (comme le blanc de céruse) contiennent du plomb.
Au XXe siècle, la chimie moderne introduit des dérivés du pétrole dans les cosmétiques : adjuvants, colorants, émulsifiants, tensioactifs.

À partir des années 1980, de nombreuses études portant sur certains éthers de glycol utilisés dans les cosmétiques démontrent leurs effets négatifs sur la fertilité, le développement embryonnaire (avortement et problèmes de malformations) et les suspectent d'avoir des propriétés cancérigènes. S'amorce alors un virage vers des produits proches de la nature qui conduit depuis 2003 à une réglementation plus stricte.
Mais dans la plupart des produits, on trouve encore aujourd'hui de nombreux extraits glycoliques (butylène glycol, propylène glycol, pentylène glycol) qui ne peuvent prétendre à une innocuité totale et dont l'utilisation est controversée.

Une étude de l'Afssaps (Agence Française de sécurité sanitaire et des produits de santé) en 2007 a mis en évidence 122 accidents graves de santé provoqués par les cosmétiques en France.

Pour toutes ces raisons, la plupart des consommateurs privilégient aujourd'hui les produits dont les ingrédients sont les plus naturels possibles. Mais face aux promesses des fabricants qui ne cessent de mettre en avant tel ou tel principe actif miracle paré de toutes les vertus, comment faire son choix ?

Lire l'étiquette
Dans l'Union Européenne, ainsi qu'aux Etats-Unis, au Japon et en Australie, l'étiquette apporte déjà un certain nombre d'informations.
La règle INCI (International Nomenclature of Cosmetic Ingredients) oblige l'industriel à afficher les végétaux (en latin) et les agents chimiques (E212, PEG, etc), dans l'ordre de quantité décroissante, du plus fort au moins fort pourcentage.

Mais c'est souvent écrit en minuscule et il y a peu de précisions sur la nature du produit végétal (une poudre, un extrait, quel mode d’extraction, avec ou sans solvants chimiques… ?). Les colorants sont indiqués par des codes difficiles à comprendre, et les ingrédients dont la quantité est inférieure à 1% n'ont pas l'obligation d'être mentionnés.

Une foule de labels plus ou moins stricts
Il est donc souvent plus simple de vérifier que le produit comporte un label.
Mais, en l'absence de certification officielle de la part des pouvoirs publics, des labels il y en a pléthore ! Chacun d'entre eux regroupe un certain nombre de fabricants qui se sont mis d'accord pour élaborer un cahier des charges certifié ensuite par un organisme indépendant (Écocert, Qualité France ou autre). Selon les labels, le cahier des charges est plus ou moins exigeant.

 


                

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