J'ai testé pour vous le vélo électrique

On connaît bien les avantages du vélo en ville : gain de temps dans les embouteillages, facilité à se garer, un peu d'exercice qui améliore la condition physique et zéro CO2 rejeté dans l'atmosphère ! Mais évidemment, au-delà d'une certaine distance, on peine un peu, surtout s'il y a des côtes. Et en plus, on peut ne pas aimer arriver essoufflé et en nage à nos rendez-vous !
Il paraîtrait que le vélo électrique aurait tous les avantages du vélo sans les inconvénients. J'ai testé pour vous.

Vie saine et zen J'ai testé pour vous le vélo électrique

En fait, on ne devrait pas dire vélo "électrique" mais "à assistance électrique", ou VAE. Le premier VAE est sorti dans les années trente : c'est le EMI/Philips de 1935/37. Oublié pendant quelques décennies, il a réapparu à la fin des années 1970, et connaît depuis 2000 un regain d'intérêt, dû à la prise de conscience écologique et à l'évolution des performances des batteries.

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En savoir plus

Batterie de rechange

Conseil avant d'acheter un vélo à assistance électrique :
- vérifier le prix d'une batterie de rechange,
- savoir comment et qui peut faire le remplacement 4 ou 5 ans plus tard !

Le principe
Il s'agit d'une simple bicyclette équipée d'un moteur électrique auxiliaire, d'une batterie rechargeable et de capteurs pour mesurer soit l'intensité du pédalage soit la vitesse du vélo, selon les modèles.

En fonction des détections effectuées par les capteurs, la batterie envoie son énergie au moteur pour amplifier le mouvement soit du pédalier, soit de la roue arrière, soit de la roue avant, toujours selon les modèles. Au-delà de 25 km/h, le moteur s'arrête, quoiqu'il arrive. Il s'agit d'un coup de pouce discret et limité. Le vélo électrique reste un vélo.

On trouve soit des modèles avec une batterie intégrée au cadre qu'il faut recharger à proximité du vélo en stationnement, soit avec une batterie amovible qu'on emporte pour recharger au bureau ou chez soi.

Banc d'essai
Nathalie Martinez, co-fondatrice de la société "Velocito", me propose d'essayer deux modèles : le "Giant Twist Confort CS", d'un constructeur taiwanais et le "Sparta Ion GL", d'un constructeur hollandais. Les deux modèles ont trois niveaux d'assistance électrique et cette dernière peut également être neutralisée.
Je prévois de faire un circuit que je connais bien et que je pratique régulièrement avec mon vélo normal. Je me lance !

- Démarrage. Premier coup de pédale. Spectaculaire ! La facilité est extrême avec le Giant qui bénéficie d'une assistance électrique dès le démarrage.
Avec le Sparta, il faut attendre le deuxième coup de pédale pour sentir l'assistance.

- Sur le plat. Effectivement avec l'assistance électrique le pédalage est facile. J'ai le choix entre me ménager et rouler tranquillement ou pousser un peu sur les jambes, et rouler assez vite. Le compteur du Sparta m'indique vite 20 km/h.
Dans les manœuvres, les deux modèles sont maniables, comme un vélo classique un peu lourd, genre Vélib'. Pas de déséquilibre dû au poids de la batterie : sur le Giant, la batterie, amovible, ne pèse que 2 kg, sur le Sparta, elle est intégrée au cadre.

- Dans une côte modérée. Là où habituellement je dois pousser sur les jambes et je sens mon rythme cardiaque s'accélérer, je perçois à peine la différence avec le plat et ma vitesse ne décroît pas beaucoup.

- Dans une côte raide. Je mets le niveau d'assistance à 3 et j'entame. Je ne sens pas beaucoup de différence dans les jambes, l'effort est régulier, mais ma vitesse descend un peu. Je pousse tranquillement et je retrouve facilement la même vitesse que sur le plat.
Problème, il y a d'autres vélos sur cette piste cyclable étroite. Et qu'est-ce qu'ils sont lents ! Avec une facilité déconcertante, je double une jeune femme et laisse sur place un cycliste genre sportif du Tour de France qui me regarde, pantois. C'est la classe ! Ni vu ni connu : avec le Sparta et sa batterie intégrée, il est impossible de voir qu'il s'agit d'un vélo électrique.
À l'arrivée, je ne suis ni essoufflé ni en transpiration.

Tous les avantages… sauf le prix
C'est donc vrai : le vélo électrique reste sportif, on pédale comme sur un vélo normal. Il permet simplement d'aller plus vite, plus loin.
Grand atout dans une atmosphère urbaine donc polluée, on garde un souffle régulier et modéré.
Le coût de recharge ? Il est d'environ 1 € pour 1000 km, ce qui est sans commune mesure avec celui d'une voiture (de l'ordre de 85 € pour 1000 km).

Seul problème, le prix d'achat, encore un peu dissuasif : on trouve des entrées de gamme à 700 €, mais pour un vélo de bonne qualité il faut compter autour de 1300 €, et on monte vite à 2000-2500 €… Par comparaison, un vélo de ville et campagne dans une grande surface coûte entre 159 et 369 €.
Il faudra que je casse ma tirelire !

0,03 €

le prix de revient maximum d'un VAE pour 100 km


700 €

le prix des VAE les moins chers


21 à 39 kg

le poids moyen d'un VAE




                

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