Le Kayoshi, une discipline "made in France"

Tonifier son corps ou l'assouplir ? On n'est pas forcément obligé de choisir. Inspiré par le karaté, le yoga, le shiatsu, Philippe Darchis-Dorléans a créé le Kayoshi en 2009 pour conjuguer souplesse et tonicité. Interview.

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Le Kayoshi, c'est quoi ?
Philippe Darchis-Dorléans : C'est une méthode de bien-être visant à travailler la tonification et la souplesse du corps. L'idée forte étant de s'assouplir en se musclant et de se muscler en s'assouplissant.

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Le parcours de Philippe Darchis-Dorléans

Philippe Darchis-Dorléans a 48 ans. Il a commencé les arts martiaux avec le karaté à 13 ans, nourri à l'époque par les films de Bruce Lee et la BD Docteur Justice dans la revue Pif Gadget ! Anorexique et boulimique, il découvre le yoga qui l'aide à prendre de la distance par rapport à sa maladie et à transformer sa fragilité en force.
Il pratique le yoga pendant 15 ans. Il suit un maître de karaté vietnamien, maître Ignacio, pendant 17 ans, passe le diplôme de professeur de karaté, crée un club à TF1, puis à Gennevilliers.
En 2003, il commence à s'intéresser à la médecine chinoise et au shiatsu. Il suit l'enseignement de Bernard Bouheret, le fondateur de l'AIST (Association Internationale de Shiatsu Thérapeutique), rattachée à la FFST (Fédération Française de Shiatsu Traditionnel).
En 2009, il crée le Kayoshi.

Que signifie le mot Kayoshi ?
PhDD : Ka = karaté ; Yo = yoga ; Shi = shiatsu.
On s'inspire du karaté pour tous les exercices de tonicité musculaire, pour l'ancrage au sol avec la position du cavalier ou du chat, pour le travail de coordination (les techniques pieds/poings) et d'explosion énergétique.
On s'inspire du yoga pour travailler les assouplissements, avec les asanas (postures physiques), flexions, techniques d'assouplissements et les pranayamas (techniques de respiration), respiration par une narine, rétention du souffle…
La dernière source d'inspiration, c'est le shiatsu pour réguler l'énergie.

Quand et pourquoi avez-vous créé cette discipline ?
PhDD : Au départ il s'agissait de répondre à la demande d'un de mes élèves de karaté. J'ai commencé alors par diviser mes cours avec une partie karaté, une partie yoga, une partie shiatsu. Au bout de six mois je me suis rendu compte que ça ne fonctionnait pas, car il n'y avait pas de fil directeur entre les trois parties. Pendant un an j'ai donc mis au point des exercices spécifiques pour le Kayoshi, en m'inspirant du karaté, du yoga, de la médecine chinoise et de techniques d'improvisation en danse. La discipline existe depuis 2009.

Quels sont ces exercices spécifiques ?
PhDD : J'ai créé douze évolutions, des petites chorégraphies avec des mouvements codifiés mélangeant des techniques d'arts martiaux et des techniques de yoga. L'idée c'est de travailler sur des rythmes différents et, au sein d'une même évolution, de voir comment ça se passe corporellement pour faire des transitions énergétiques. Cela oblige le corps à s'adapter.
Il y a également quatre évolutions respiratoires, qui sont des successions de techniques de respiration (inspire, expire, rétention du souffle…).
J'ai créé également des évolutions avec des élastiques qui permettent de ne pas travailler le muscle en volume comme avec les poids, mais dans l'affinement.

Comment se passe une séance ?
PhDD : On démarre généralement par des exercices d'étirements dynamiques. Il y a des mouvements d'ondulation du corps et notamment de la colonne vertébrale, ce qui qui permet à chaque vertèbre de travailler. Il y a aussi des exercices yin-yang, une courte séquence où on enchaîne en boucle un mouvement très lent et un mouvement très rapide, ce qui permet de travailler des amplitudes énergétiques différentes. Et enfin il y a des mouvements de torsion qui permettent de travailler des zones de force dans le corps.
On enchaîne ensuite avec quelques enchaînements courts de karaté, sans partenaire et sans perspective de combat, juste pour travailler l'explosivité musculaire, l'ancrage au sol et la coordination pieds-poings.
Dans la troisième partie, on se réserve environ un quart d'heure pour aborder des techniques élémentaires de shiatsu. Là les élèves travaillent en binôme, avec un donneur et un receveur.

Ce sont des cours collectifs ?
PhDD : Le Kayoshi est généralement enseigné en cours collectif. Il m'arrive néanmoins dans certains cas de donner des leçons particulières.

Est-ce qu'il y a des niveaux en Kayoshi ?
PhDD : Il y a quatre niveaux de qualification avec des examens tous les ans en fin de saison : niveau 1, niveau 2, niveau 3, niveau 4. Mais on travaille tous niveaux mélangés. Dans la partie consacrée aux évolutions dynamiques, les avancés prennent en charge les débutants.

Est-ce qu'il y a une tenue spécifique ?
PhDD : Il y a une tenue qui n'est pas obligatoire mais qu'on adopte par exemple dans le cadre d'une démonstration : un T-shirt blanc avec le logo, et un short bleu blanc rouge. On pratique avec des tennis à semelle fine, pour bien sentir les appuis.

Où peut-on pratiquer ?
PhDD : Il y a actuellement trois clubs de Kayoshi en France : à Gennevilliers, à Asnières, à Paris. L'objectif est d'en développer dans toutes la France.

Ça coûte combien ?
PhDD : Le prix à l'année est de 340 €. Il existe aussi un tarif au trimestre.

Combien y'a-t-il de licenciés en France ?
PhDD : Il y a aujourd'hui une centaine de licenciés. Nous ne sommes rattachés à aucune fédération sportive, nous tenons à rester indépendants.

Tout le monde peut-il pratiquer ?
PhDD : Oui. Du reste je suis en train de démarrer le Kayoshi thérapeutique, pour prendre en charge et accompagner des personnes atteintes de maladies chroniques (obésité, asthme, etc.) avec une petite équipe composé d'un médecin, un kiné, une diététicienne et moi-même. Il s'agit d'une déclinaison du Kayoshi que j'ai mise au point avec le Centre médico-sportif de Gennevilliers et qui a été validé par l'Agence Régionale de Santé.

En quoi consiste le Kayoshi thérapeutique ?
PhDD : On a identifié deux groupes de patients : ceux pour qui l'effort physique est une contrainte voire un handicap et qui font des mouvements à rythme lent ; et un groupe à mobilité réduite pour qui on limite les flexions sur les jambes, les rotations de buste, les mouvements de la colonne vertébrale. Tous les mouvements se font sans excès.

 


                

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