Le syndrome prémenstruel n’est pas une fatalité !

Chaque mois, le syndrome prémenstruel mène la vie dure à environ 20 % des femmes. Aussi pénibles que bénins, ces désagréments associés à la période précédant les règles vont de la petite irritabilité pour certaines, à des crampes abdominales insupportables pour d'autres. Heureusement il y a des solutions pour être plus sereine à l’approche de notre fin de cycle…

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Le syndrome prémenstruel (SPM) apparaît chez la femme à la même période du cycle menstruel, entre le 14e et le 2e jour précédant ses règles. Les troubles physiques et psychologiques sont d'intensité variable et s'interrompent au déclenchement des menstruations (écoulement sanguin périodique).

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Un taux de progestérone irrégulier, pour quelles raisons ?

- Une dysharmonie des cycles (trop court ou très long), surtout dans le cas des jeunes filles qui commencent à être réglées ou chez les femmes en préménopause.
"Le syndrome prémenstruel est quasi systématique dans les années qui précèdent la ménopause. Certaines femmes qui n'avaient jamais eu de soucis à ce niveau là, se découvrent des seins douloureux ou une humeur changeante", explique Isabelle Michelon-Lorain.


- Un déséquilibre entre certaines molécules fabriquées à partir des acides gras polyinsaturés oméga 6 (les prostaglandines) qui provoque une diminution de sécrétion de progestérone par l'ovaire, à l'origine des tensions mammaires et autres gonflements.

Des sensations physiques et psychologiques désagréables
Les femmes ne sont pas égales devant le SPM : certaines y sont à peine sensibles, d'autres présentent une forme sévère.

Sophie, 22 ans raconte : "je vivais avec, je me disais que c'était normal d'avoir mal, d'être patraque tous les mois, je m'étais fait une raison même si c'était des journées difficiles...".
Quant à Aurore, 24 ans, elle se souvient : "adolescente, je restais scotchée au lit avec des douleurs de ventre atroces, sans rien pouvoir faire. Ça pouvait même se déclencher la nuit, alors je me mettais en position fœtale jusqu'à ce que ça passe... Sans compter les diarrhées intempestives pas franchement glamour !".

Pesanteur pelvienne, ballonnement abdominal, diarrhées ou constipations, mais aussi gonflement des seins, prise de poids, poussée d'herpès, maux de tête, vertiges, fatigue sont autant de symptômes possibles du SPM.

Côté psycho, les femmes qui y sont sujettes évoquent une anxiété, une irritabilité, parfois même un état dépressif caractérisé par des crises de larmes.
"L’hypersensibilité associée au syndrome prémenstruel est exacerbée chez les femmes qui ont une vie psychologique affective compliquée", explique Isabelle Michelon-Lorain, gynécologue.

À ne pas confondre avec les douleurs des règles
Il ne faut pas confondre le SPM avec les douleurs qui ont lieu pendant les règles. Bien qu'il existe un lien, celles-ci sont dues aux contractions de l’utérus qui élimine l’endomètre (substance qui recouvre l’intérieur de l’utérus) sous forme de menstruations.

Des causes hormonales, carences, hyperperméabilité intestinale, stress
La cause de ces troubles n'est pas à l'heure actuelle complètement élucidée mais plusieurs pistes d'explication coexistent.

- Un déséquilibre hormonal progestérone/œstrogène
L'hypothèse physiologique principale serait une insuffisance de production de progestérone et donc une prédominance exagérée des œstrogènes. Ces derniers ont une action de rétention d'eau qui provoque la congestion de certains organes : œdème mammaire (seins gonflés), cérébral (manifestations neuro¬psychologiques) et péritonéo¬colique (mal au ventre).
L'irrégularité du taux de progestérone aurait deux origines : voir encadré

- Des carences
- Un déficit en sérotonine dite "hormone du bonheur" qui causerait anxiété et déprime

- Un défaut en certains micronutriments : oméga 6, calcium, magnésium, vitamines B et E.

- Une hyperperméabilité intestinale
Pour la plupart des praticiens de santé, l'état de l'intestin est primordial (voir L'intestin : un rôle primordial pour notre santé).

Pour les naturopathes, la barrière intestinale, lorsque elle est altérée, laisse passer des molécules indésirables qui se déposeraient sur les organes adjacents comme les ovaires. La période d'ovulation "réveillerait" cette zone et activerait la mise en mouvement des déchets. Le corps chercherait alors à les évacuer, créant ainsi des "crises d'élimination" (boutons qui sortent, désordres digestifs à cause d’un foie surchargé…).
Aurore a expérimenté : "j’ai remarqué que lorsque je fais moins attention à ce que je mange, j’ai de nouveau des journées plus sensibles avant mes règles".

- Un état de stress latent
"Je suis plutôt quelqu’un qui intériorise son stress, une fausse calme ! Quand je vais avoir mes règles, c’est un cercle vicieux : plus je vis une période stressante au travail plus j’ai mal dans le bas du ventre et… Ça me stresse !", raconte Sophie.
Il semblerait en effet que l’intensité du SPM soit proportionnelle au niveau de stress ressenti.


                

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