Les blocs opératoires sont aussi des pollueurs silencieux

Plus de 95 % des gaz utilisés pour les anesthésies sont aspirés et évacués dans l'atmosphère. Une opération chirurgicale sous anesthésie générale produit plus de gaz à effet de serre qu’un trajet Paris-Lyon en voiture, selon une étude publiée fin 2017 dans The Lancet (en moyenne entre 150 et 230 kg de CO2 contre 120 kg de CO2). En cause : les gaz anesthésiques et la consommation d'énergie. Certains gaz, comme le desflurane, le sevoflurane ou le protoxyde d'azote, sont particulièrement polluants. La Sfar (Société française d’anesthésie et de réanimation) prône une réduction de l'utilisation de ces gaz et réfléchit à une méthode de recyclage. Il existe un dispositif canadien, le Deltasorb, qui capture les gaz dans la salle d’opération, les purifie et les réutilise. Il n’est pas encore disponible en France.

Source : Le Figaro, par Aurélie Franc
 

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