Les caprices du désir

Le sexe est partout sous nos yeux, dans la publicité, à la une des magazines… La pornographie est en libre accès sur Canal+ et les sites internet, comme une exhortation permanente au désir. Sous peine d'atteinte à notre dignité, notre libido doit être au top, quoi qu'il arrive !
Problème : notre corps a parfois l'audace de ne pas répondre au doigt et à l'œil. Pour soigner leurs pannes, hommes et femmes remplissent les cabinets des sexologues et des médecins. Heureusement, il y a des médicaments… Mais est-ce toujours la bonne solution ?

Vie saine et zen - Les caprices du désir

Et oui, c'est paradoxal, la libération sexuelle des années 70 a fini par créer une nouvelle norme aussi encombrante que le puritanisme qu'elle avait combattu ! Exemple : le droit à l'orgasme est devenu un devoir d'orgasme. Aujourd'hui on veut à tout prix faire rentrer la sexualité dans une logique de performance. Il s'agit d'une vision mécaniste qui nous entraîne dans une marchandisation du désir.

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Arbre à sexe

En Ouganda, le viagra local est issu d’un arbre, le Citropsis ou "Arbre à sexe". Ses feuilles ont des vertus aphrodisiaques, efficaces en trois heures. C’est bien là son malheur, car la population en consomme sans modération à tel point que l'essence est aujourd'hui menacée.

Une norme en matière de sexualité ?
Or, en terme de libido, nous ne sommes pas égaux.
Pour des raisons culturelles et des raisons liées à l'éducation : la morale chrétienne a longtemps considéré le corps avec mépris et le plaisir comme un péché.
Pour des raisons biologiques également : nous n'avons pas tous le même nombre de récepteurs de la dopamine, une hormone très liée au désir sexuel.
D'après la revue Prescrire : "la diversité vis-à-vis de la sexualité rend illusoire l'établissement d'une norme générale. Chacune et chacun construit sa propre référence (…) et cette norme évolue au cours de la vie".

S'il n'y a pas de norme, la notion de pathologie devient très floue en matière de troubles du désir. Ce qui devrait nous rendre prudent quant à la médicalisation croissante de la sexualité.

Les médicaments du désir
On trouve de nombreuses réponses aux pannes de désir. Pour l'homme, à côté du célèbre Viagra, il y a d'autres traitements sous forme de comprimés, de gel locaux, de traitements hormonaux, d'injections intracaverneuses dans le corps caverneux du pénis sans parler des approches chirurgicales.
Pour la femme, il existe des patches à la testostérone, cette hormone qui jouerait un grand rôle dans la libido. De nombreux laboratoires testent de nouvelles molécules qui, compte tenu du succès mondial du Viagra pour l'homme, seraient une immense source de profit. Parmi elles, la "flibansérine" est à l'étude aux États-Unis, en Europe et au Canada.

Après l'apparition du Viagra, on avait inventé une nouvelle pathologie baptisée "dysfonction érectile" ; de la même manière pour la flibansérine on vient d'inventer le "trouble du désir sexuel hypoactif". C'est ainsi avec la médecine moderne, on crée la maladie après le traitement…

Dans certains cas, le médicament peut apporter une aide précieuse, par exemple pour sortir le couple d'un cercle vicieux, mais il faut être bien informé de ses effets secondaires.

… Et leurs effets secondaires
Dans le cas du Viagra, les contre-indications sont nombreuses. Il est toujours nécessaire de consulter un médecin. On met en garde notamment contre la possibilité de rencontrer des troubles digestifs, une congestion nasale, des maux de tête, des vertiges, une rougeur de la face et des troubles visuels...

Dans le cas de la flibansérine, les recherches sont en cours. L'autorisation de mise sur le marché n'a pas encore été donnée et l'on cherche à savoir s'il s'agit d'un antidépresseur ou pas, sachant que les antidépresseurs "sont susceptibles de provoquer des phénomènes de désinhibition pouvant conduire dans certains cas au suicide."
De quoi faire réfléchir avant de se lancer dans l'aventure.

Les plantes de l'amour
De nombreuses plantes ont la réputation d'être aphrodisiaques. Leur efficacité est contestée par les scientifiques qui n'hésitent pourtant pas à les étudier pour découvrir de nouvelles molécules.

Beaucoup d'entre elles renferment des alcaloïdes (molécules organiques azotées) ayant une forte influence sur le psychisme.
C'est le cas par exemple de la belladone ou de la mandragore mais aussi du thé, du café, de la cola, du guarana… Du cacao également, qui favorise la sécrétion d'endorphines (hormones du plaisir).

D'autres auraient pour points communs de contenir des composés phénoliques (flavonoïdes ou lignanes). C'est le cas du gingko biloba, de la passiflore, de l'aubépine ou du ginseng.
Le gingembre devrait, lui, ses propriétés toniques sexuelles à des composés appelés "shikimates".


                

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