Les femmes, moteurs du bio ?

Les femmes seraient en pointe dans la consommation de bio, d'après les enquêtes. Mais dans le monde de la production, il reste du chemin à parcourir… Des initiatives comme le Prix des Femmes Marjolaine y contribuent.

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Le bio est en plein boom et cela se confirme. Après une croissance de 15 % en 2014 puis en 2015, les ventes de produits bio ont augmenté de 20 % au premier semestre 2016, selon les derniers chiffres de l'Agence Bio. Aujourd'hui le mouvement a changé d'échelle et gagne toutes les couches de la société : deux tiers des Français achètent du bio au moins une fois par mois et affichent à 93 % leur intention de continuer à le faire. Leurs principales raisons : la santé, qui arrive juste devant la protection de l'environnement.

Consommateurs : une tendance de fond
Cette tendance est confirmée par la dernière étude Ethicity (GreenFlex/TNS Sofres) : "Le développement durable est devenu une nécessité pour 71,9 % des Français."
Lorsqu'on affine la typologie des consommateurs, on trouve aujourd'hui en France près de 61 % de gens qui, d'une manière ou d'une autre, sont plus ou moins "engagés" dans leur comportement. "C'est un vrai changement, il y a deux ans on était encore à 45 %", se réjouit Elizabeth Pastore-Reiss*, directrice générale déléguée du cabinet d'étude GreenFlex. "Et dans les cibles les plus engagées pour consommer autrement, les femmes sont plus largement représentées."

Les femmes (un peu) plus représentées
Lorsqu'on la regarde dans le détail, l'étude Ethicity montre effectivement une petite différence entre les hommes et les femmes sur les thèmes suivants : "changer sa façon de consommer en général pour limiter l'impact sur le climat", "assurer l'avenir des générations futures", "défendre ses convictions par engagement, esprit de solidarité". Par rapport aux hommes, les femmes sont également plus en pointe sur des sujets majeurs comme l'impact sur la biodiversité, la santé, la problématique d'une alimentation saine.

Néanmoins il ne faudrait pas surestimer cette différence qui est de quelques points voire dixièmes de points. Elle se fait même en sens inverse sur le thème de la protection de la planète et de l'environnement où les hommes qui consomment bio sont légèrement plus représentés que les femmes.

Le bio : des valeurs féminines ?
Reste que les thématiques associées au bio représentent plutôt des valeurs réputées féminines (respect de la vie et des autres, écoute, dialogue) face à des valeurs réputées masculines (conquête, exploration, goût du pouvoir). Mais ces valeurs féminines peuvent être portées par des femmes comme par des hommes.

Prix des Femmes Marjolaine 2016
En matière de production, il en est tout autrement. Même dans le bio, le monde de l'agriculture et de l'artisanat alimentaire est encore très masculin. Depuis 2012, le Prix des Femmes Marjolaine a le mérite de mettre en avant dans ces secteurs des initiatives et des projets portées par des femmes.

"Le pain de la liberté"
Cette année, dans la catégorie Alimentation, le projet gagnant a été primé pour sa vision globale, du produit jusqu'à la gouvernance. Autour d'Aurélie de Magalhaes, deux artisanes ont créé "Le pain de la liberté". Il s'agit d'une coopérative boulangère qui favorise l'entreprenariat au féminin, l'approvisionnement en circuit court, une gouvernance équitable de l'entreprise et l'insertion de mères seules.

Une mention spéciale a été attribué au projet "À portée de main", animé par une ardéchoise, Aurélia Étienne, qui transforme des fruits non récoltés et sensibilise au gaspillage alimentaire.

"Avenir 59/62"
Dans la catégorie Agriculture, c'est l'association Avenir 59/62 qui a été récompensée. L'objectif de cette association est de lutter contre la double discrimination vécue par des femmes qui veulent s'installer sur une exploitation agricole sans être issues du monde rural : être femme dans un univers d'hommes et considérée comme une "étrangère". Une formation "Femmes en agriculture" peut les accompagner au plus près de leurs besoins, de la montée en compétence à une confiance en soi retrouvée.

Une mention spéciale à été attribuée à Jeanine Garrigaud pour son centre de formation en agriculture biodynamique dans l'Aude, Le chant du pissenlit.

Pays du sud
Une nouvelle catégorie a été créée cette année, dans l'idée de récompenser des femmes oeuvrant dans les pays du pourtour méditerranéen, en écho aux objectifs de la COP 22 qui ouvrira ses portes en novembre prochain à Marrakech.

Deux projets ont été primés dans cette catégorie :
- le Centre d'écoute et d'encadrement pour un développement durable qui projette de former 360 femmes en micro-agriculture urbaine à Thiès, Sénégal, où le taux de malnutrition s'élève à 10 % et touche principalement femmes et enfants. Son objectif est de les rassembler au sein de coopératives autonomes et ainsi de développer une activité rémunératrice tout en favorisant la sensibilisation de la population et des autorités locales à ces nouvelles pratiques.
 

 

- un laboratoire interne de contrôle qualité pour une coopérative d'Argan au Maroc, dans la région de Tighanimine.

 

 

 

*Propos recueillis lors de la remise du Prix des Femmes Marjolaine 2016
** Greenflex 2016

24,7 %

des consommatrices bio
"consomment systématiquement
moins de viande"**


40,7 %

des consommatrices bio
"se méfient de la nourriture
industrielle"**


38,5 %

des consommatrices bio
"préparent le plus souvent leurs repas
à partir de produits frais"**





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Lower murray olive season, September to October. (photo by Sarah K. Smith)

Marion County's annual olive harvest may come as a surprise to most observers: About 90 percent of the county's olive harvest is harvested on Sundays from August through December. That's compared to about 80 percent from the typical summer.

The annual harvests in this central Oregon hillside county are about one-quarter of what you would expect by typical county practices.

This means that more of the crop is available to the farmers than would otherwise be, Smith explains. And it means the farmers can go out and raise as much extra as they want with some extra harvest in hand.

But there are still a few things that go along with the season, including the temperature. But Smith says that's all about to change as temperatures reach record levels that hit about 40 degrees.

What's going on with the harvest season?

Harvest is already more than twice what it has been all season, but "it's also probably five to ten more days," Smith says.

The drought has not affected the amount of yield that could be harvested in the hills. Instead, she says the harvests in Marion and the other Central Oregon valleys have been "on a much higher pace."

But just because harvests are good doesn't mean they won't be bad, Smith says.

When I call Marion to ask what it's like to see the harvest season come early, it's a little disheartening. That's because for all of the effort that's gone into bringing the harvest to this high elevation it doesn't compare to what is going on up in the mountains, says Smith.

There have been lots of days when Marion doesn't have the heat necessary to light up the land, she says, and she does not want to see that happen again. (But Smith says the heat will certainly not be a problem for the people who live up the mountain on the valley's southern slopes.)

But even so, Smith says it could make the harvest season a little difficult.

Some people are starting to wonder whether it's worth it, Smith says. "Maybe it's time to get another load of horses to haul the pom-pom around."

The harvests this fall won't last long, too, she says. The last harvest in the mountains was just after Thanksgiving, and "we're going to have some winter weather."

Smith is more optimistic. "The harvests that come through the trees all season are the biggest and the slowest," she says. She believes the harvests will still be good enough to give the valley and the hills their season, she says.

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The deal allows Triton to make a "significant" payment to cover the payment of tax liens, which are a drag on growth.

"The acquisition and ongoing value creation of Triton are all being provided by private capital," said a statement by TSX listing company Aphria which bought the shares in 2011 for $4.8 billion.

TSX-listed company Aphria also said it is committed to investing $9.6 billion in its research and development operations over the next three years and will add up to 2,400 jobs in Canada.

"With Triton, TSX-listed Aphria will continue to drive innovation by supporting our partners' research and development ambitions by establishing a presence in our new research centre, and enhancing the company's portfolio of technology-centric companies," said Aphria CEO Paul Blaug.

The company has also said it will "increase our scale" by investing $100 million in Canada over the next year.

Aphria has spent $2.4 billion to acquire rival Solvay Inc, which produces medical marijuana and hemp-based CBD-oil.

Earlier this year the company announced that it had struck a deal for $972 million in financing for its two other medical-marijuana companies, Cannabis Health Inc. and Medicinal Cannabidiol Inc., which would combine to become a Canadian-based $30 billion cannabis-product business.

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