L'intestin : un rôle stratégique dans notre santé (suite)

Deuxième chose à faire : supprimer les facteurs de stress
Concernant les intolérances alimentaires, une fois qu'on a détecté les aliments en cause (par un dosage d'immunoglobuline G ou IgG), Jean-Robert Rapin conseille de les supprimer de son alimentation pendant une durée d'environ six mois. Dans la plupart des cas, passé ce délai, on peut reprendre progressivement la consommation de ces aliments.

Si le diagnostic a repéré que l'origine du trouble vient de situations de stress, il faut apprendre à gérer ce dernier, en pratiquant une discipline adaptée à ses goûts et ses aptitudes : relaxation, sophrologie, yoga, qi gong…

Le traitement micronutritionnel : probiotiques et L-glutamine
L'équilibre de la flore intestinale peut être rétabli grâce aux probiotiques, des bactéries ou des levures généralement administrées en compléments alimentaires.
La L-glutamine, protéine reconstituante des cellules de la muqueuse intestinale, est nécessaire en complément.

En plus des probiotiques, de la L-glutamine et de l'exclusion des aliments incriminés, Serge Rafal, spécialiste en médecine générale, conseille d'associer le desmodium pour augmenter la tolérance et recommande des mélanges contre l'hyper-perméabilité intestinale préparés par différents laboratoires.

En phytothérapie et aromathérapie
Danièle Roux Sitruk, docteur en pharmacie, propose d'utiliser sous forme de plantes ou d'huile essentielle (HE) les vertus antispasmodiques et anti-inflammatoires du curcuma, du basilic, de la menthe poivrée.
Sur le versant neurovégétatif : marjolaine à coquille-mélisse.
Anti-infectieuses et anti-putrides : l'ail, la cannelle de Ceylan, le thym (à thymol).
Anti-aérophagiques ou carminatives (favorisant l'évacuation des gaz) : la badiane, le fenouil, la coriandre.
Anti-diarrhéiques : la myrtille, la salicaire, le caroubier.
Laxatives : l'ispaghul, la mauve…

Serge Rafal conseille une préparation à base de trois HE choisies parmi l'écorce de cannelle de Ceylan, l'arbre à thé, la lavande aspic, l'origan et le palmarosa.

En homéopathie
Pour Daniel Scimeca, médecin homéopathe, président du Syndicat de la Médecine Homéopathique, "la pathologie intestinale est une pathologie de l'écologie globale de la personne."

L'homéopathe a à sa disposition toute une série de médicaments en traitement de crise ou de fond, selon le profil de son patient et selon qu'il souffre d'un spasme du côlon irritable, d'un colopathie avec constipation ou d'une colopathie avec diarrhée.

Une nouvelle approche
Pour Serge Rafal, fondateur des Rencontres des Médecines Alternatives et Complémentaires (MAC), les pathologies graves citées en début d'article sont "généralement difficiles à traiter si l'on s'en tient aux explications physiopathologiques habituelles, aux seuls moyens allopathiques (…) qui certes améliorent mais ne guérissent pas toujours radicalement nos patients". Les praticiens des médecines alternatives et complémentaires abordent donc ces pathologies de façon nouvelle avec "des résultats qui nous ont interpellés et surpris".

Un champ d'investigation passionnant s'ouvre aux médecins et aux patients concernant l'intestin qui constitue, dans tous les sens du terme, la base de notre corps.

 

Attention ! Les exemples de traitement cités ici sont proposés à titre de culture générale pour améliorer la connaissance des propositions thérapeutiques des médecines alternatives et complémentaires. Ils ne constituent pas un traitement à part entière.
En cas de problème, il convient d'en parler à son médecin ou à son pharmacien.

 


                

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