Pesticides : "Il n’est plus temps de faire semblant de prendre des demi-mesures"

Paris, Lille, Nantes, Grenoble et Clermont-Ferrand, cinq grandes villes interdisent les pesticides sur leur territoire et revendiquent "une démarche concertée pour faire changer la loi". Elles rejoignent ainsi la cinquantaine de communes qui ont décidé de protéger leurs concitoyens des pesticides de synthèse, parmi lesquelles Langouët (Ille-et-Vilaine), Puy-Saint-André (Hautes-Alpes), Villeneuve-d’Ascq (Nord), Antony (Hauts-de-Seine), Murles (Hérault), Saint-Genis-Pouilly (Ain)… Certaines ont adopté des zones tampons sans épandage d’au moins 150 mètres autour des habitations. D'autres ont purement et simplement interdit l’usage de ces produits. Leur nombre grossit régulièrement depuis l'initiative du maire de Langouët, retoquée par le tribunal administratif de Rennes le 27 août dernier. Les cinq maires pointent du doigt les failles dans la réglementation qui permettent encore aux entreprises de jardinage d'utiliser des pesticides sur le territoire de leur commune. À Paris, 600 hectares échapperaient aujourd'hui à l'interdiction en vigueur.
"Nous en savons désormais suffisamment sur les effets des pesticides sur la santé et l’environnement", estime Martine Aubry (PS), maire de Lille. (…) "Il faut y aller, il n’est plus temps de faire semblant de prendre des demi-mesures à 5 ou 10 mètres."

Source : Le Monde, par Martine Valo
 

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