Un beau jardin économe en eau

L'eau devient une denrée rare. Nous commençons à nous rendre compte que la protéger sera un des grands défis du 21e siècle. Il faut donc éviter de la gaspiller, ce qui n'empêche pas d'avoir un jardin magnifique grâce à quelques trucs simples et de bon sens…

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C'est une certitude, nous allons passer de l'ère de l'eau abondante à l'ère de l'eau rare. D'où l'importance de réduire sa consommation jusque dans nos jardins.

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Des plantes peu gourmandes en eau

Fleurs et arbustes : lilas, pivoines, pavots, roses, euphorbes, iris, sédums, céraistes, lavatères, érigérons, hélicrysums, hémérocalles, asters d'automne, stachys, centaurées, molènes…
On peut choisir également les espèces méditerranéennes (ciste, lavande, sauge, origan, romarin, chèvrefeuille…) mais elles n'aiment pas l'humidité en hiver : il faut bien drainer le sol, voire ajouter du sable et du gravier dans le trou de plantation.

Légumes : pomme de terre, radis, navet, betterave, carotte, asperge, topinambour, ail, oignon, échalote, pourpier, batavia…
Les légumes des pays chauds sont aussi adaptés : tomate, courgette, aubergine, poivron, haricot…

Bien connaître son jardin
Il faut d'abord repérer de quelle genre de terre on dispose. Pour cela il suffit de creuser un trou de 50 cm de profondeur et d'en observer les parois : humide ou sèche, grasse ou friable… ?

L'exposition du jardin est également fondamentale, notamment pour localiser ses plantations en les protégeant du soleil et des vents dominants.

Choisir ses plantes
Il ne faut pas choisir n'importe quels végétaux, mais tenir compte du climat, de la terre et de l'exposition du jardin. Les plantes peu gourmandes en eau sont recommandées (voir encadré).

Nourrir la terre
L'humus permet d'améliorer la capacité de la terre à retenir l'eau. Il est donc important de la nourrir avec du compost (voir : Le compost domestique).

Le bon moment pour planter
Il vaut mieux planter les arbres, les arbustes, les vivaces, la pelouse à la fin de l'été : ils recevront un arrosage naturel le temps de développer leur racine jusqu'à la prochaine saison sèche.
En revanche les légumes qui nécessitent le plus d'arrosage doivent être plantés dès le début du printemps.

Des techniques de jardinage
On redécouvre aujourd'hui le paillage qui permet de limiter le dessèchement du sol. Pour pailler on peut utiliser les tontes de gazon, les feuilles mortes, les déchets de taille broyés ou des produits du commerce (papier, bioplastique en amidon de céréales, paillettes de chanvre, cosses de sarrasin, fèves de cacao…). Le printemps est la bonne saison pour le faire.

La technique du jardinage "en lasagne", notamment dans le potager, est particulièrement efficace contre l'évaporation : on superpose des couches de morceaux de carton mouillé à des couches de compost. Cela empêche également les mauvaises herbes de pousser (plus de désherbant), cela nourrit et protège la terre… Et cela évite d'avoir à bêcher et sarcler.

Pour favoriser la pénétration de l'eau et éviter le ruissellement on peut creuser des cuvettes d'arrosage de quelques centimètres de profondeur autour des plantes ou des petits canaux d'une plante à l'autre.

Le binage permet de créer une couche de terre meuble de quelques centimètres d'épaisseur. C'est une technique intéressante pour limiter l'évaporation et retenir davantage l'eau de pluie.

Des techniques d'arrosage
Le bon vieil arrosoir est toujours d'actualité. Il permet de bien doser l'eau, de faire sur les semis une pluie qui ne tasse pas trop la terre et, en enlevant la pomme de l'arrosoir, d'être plus précis pour arroser au pied des plantes.

Mais le must, c'est le tuyau microporeux au pied des végétaux : un tuyau fixé à un robinet qui fuit un peu en permanence et qui arrose ainsi de façon progressive et sans gaspillage. Et pourquoi pas installer un programmateur qui se déclenche au moment voulu et sur la durée strictement nécessaire ?

Au printemps ou en automne il faut arroser le matin, mais en été le soir pour éviter qu'il y ait trop d'évaporation.

Et puis quelquefois, la bonne technique c'est de ne rien faire ! Si l'on arrose trop souvent les rosiers et certains légumes comme les carottes ou les tomates, ils ont tendance à développer leurs racines en surface. Si on les laisse se débrouiller tout seuls, ils vont chercher l'eau en profondeur.

Récupération d'eaux
Les eaux de ruissellement des toits peuvent être facilement récupérées dans des citernes en surface ou enterrées. On peut aussi dévier vers la citerne certaines eaux usées de la maison (vaisselle, bain…). Une pompe peut permettre ensuite de pulser l'eau pour l'arrosage.

Un gazon raisonné
La pelouse demande beaucoup d'eau, surtout si l'on est un maniaque du gazon vert. Il faut donc accepter de la voir jaunir momentanément. On peut aussi augmenter la hauteur de la tonte (autour de 8 cm), ce qui améliore sa résistance à la sècheresse.

Bien conçu, un jardin économe en eau peut être splendide et permettre d'épargner la planète et le porte-monnaie. Cerise sur le gâteau, il nécessite moins d'entretien. Moins de contraintes, plus de plaisir…

 

Sources :
Vivre écolo pour les nuls, Liz Barclay, Michael Grosvenor, éditions First
Rustica (n°2209)
Néo Planète : Écogestes insolites pour un potager qui a la patate
Planet.fr : Un jardin économe en eau
Jardiner autrement : Concevoir un jardin économe en eau


                

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