Un bon shampoing parce qu'on le vaut bien !

Tous les shampoings ne se valent pas. En regardant la liste des composants, on devine aisément que l'impact sur l’environnement et notre santé n'est pas neutre.
Existe-t-il des shampoings permettant d’éviter ces effets néfastes ? Les produits bios sont-ils la solution ? À quel label peut-on se fier ?

Un bon shampoing parce qu'on le vaut bien

Nos shampoings sont pleins de conservateurs, tensio-actifs, colorants, parfums et autres substances chimiques qui peuvent être source de pollution pour l’environnement, et mauvais pour notre santé. Dès lors, il devient difficile de s’y retrouver dans l’offre des shampoings.

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Les soins naturels pour nos cheveux

Pour les cheveux gras : 
- l'argile joue le rôle d’absorbeur de sébum.
 - bardane, romarin, cresson ou ortie permettent de réguler la sécrétion séborrhéique.

 Pour les cheveux secs : 
- les huiles végétales (onagre, bourrache, avocat, carthame, jojoba, argan…) ou le beurre de karité sont très nourrissants.
 - les protéines (blé, amande…) ou glycérides restructurent le cheveu.
 - un peu de vinaigre peut assurer la brillance.

 Contre les pellicules : 
- les huiles essentielles de cade et de cèdre agissent en actifs antipelliculaires. 
- les huiles essentielles de thym, romarin ou sauge ont des propriétés assainissantes.


Des polluants environnementaux dans nos shampoings
Outre le fait que les shampoings sont souvent testés sur les animaux, ils sont généralement pleins de produits chimiques. Chaque ingrédient peut s’avérer sans impact notable sur l’environnement, ou au contraire polluant, très peu biodégradable, nocif pour les organismes aquatiques, toxique pour la faune et la flore…

Certains shampoings contiennent des produits dérivés du pétrole (éthylèneglycol par exemple), il est important de les éviter car ils sont très allergisants, très polluants et peu biodégradables.

Evitons tant que possible l’huile de palme, fréquemment utilisée dans les shampoings sous la mention "huile végétale" ou "palm oil". Son exploitation menace les forêts et les espèces qui y vivent.

Pour éviter de multiplier les déchets, les recharges sont une bonne solution. Les flacons à pompes sont aussi intéressants puisqu’ils permettent d'utiliser la juste quantité de produit.

Des ingrédients potentiellement cancérogènes et allergisants
Dans les shampoings conventionnels les agents actifs qui dominent sont les conditionneurs, des produits de synthèse qui apparaissent sous les noms de "polyquaternium" ou "quaternium". Les cheveux sont faciles à coiffer, doux et lisses et ne se chargent pas en électricité statique. Et pourtant, ces ingrédients sont considérés comme potentiellement cancérogènes et allergisants. Alors attention aux effets indésirables !

Respecter l'équilibre du cheveu avec les shampoings bio ?
Les shampoings bios n'utilisent pas de substances nocives, ils protègent donc des effets secondaires. Leur problème c'est la grande disparité des produits qu'on trouve sur le marché. Certains qui se disent bio, sont composés de substances pourtant irritantes. D'autres, dont la composition est irréprochable rendent les cheveux secs ou moussent difficilement.

Les tensioactifs (base lavante) sont importants à décrypter car ils peuvent être très irritants ou très doux et là, il faut devenir un expert des étiquettes et des labels pour s'y retrouver !

Comment lire les étiquettes et comprendre les labels
Le livre Planète attitude Santé du WWF liste les composants d’un shampoing et nous aide à mieux comprendre les labels.
L’eau, les tensioactifs, les épaississants sont les ingrédients principaux de la formule d’un shampoing.

Les labels ne sont pas forcément les meilleurs points de repère car qui dit label ne veut pas forcément dire tout bio et tout bon. Exemple de l’amomonium lauryl sulfate qui est un composant synthétique très irritant. Dans le cadre d’une certification BDIH, ce composant n’est pas accepté ; alors que pour le label Cosmébio, il est toléré du fait de sa chimie relativement naturelle.

Dans son livre Achetons Responsable !, Elisabeth Laville explique: "l’important est de savoir qu’un produit dit "naturel" ne veut pas forcément dire "écologique" car il peut ne contenir que 1% de plantes". Elle ajoute que certaines entreprises, soucieuses de profiter de l’opportunité du marché que représente le "sans-paraben" par exemple, n’hésitent pas à le remplacer par d’autres conservateurs d’origine naturelle mais qui peuvent être très critiquables.

Les ingrédients les plus importants à éviter sont les lauryl sulfates, les conservateurs de synthèse (l'ensemble des parabens), et tous les dérivés issus de l’industrie pétrochimique (silicone, PEG et paraffine).

L'offre est grande, et après le décryptage de l'étiquette, le meilleur moyen de se faire une idée d'un produit cosmétique est de le tester. Alors prenons le temps de faire le bon choix : notre choix !

 

 

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