Un peu d’écologie dans nos assiettes

La question préférée de mes amis, dès que je dîne avec eux, c'est : "à quoi ça sert de manger écolo ?" Et à l'approche des élections, l'intérêt pour le sujet devient grandissant.
"Y en a marre ! Avec vous les écolos, il faut faire attention à tout ! Si je t’écoute, manger c’est mauvais pour la santé, c’est mauvais pour l’environnement, et faut pas faire ses courses au supermarché… Moi avec la crise, si je vais dans tes magasins bio, c'est mon porte-monnaie qui va connaître la crise ! Alors t’es bien mignonne Céline, mais moi je fais quoi ?"

Vie saine et zen, Un peu d'écologie dans nos assiettes

Tout d’abord merci pour le "bien mignonne".

Une bonne et une mauvaise nouvelle
La mauvaise nouvelle mon cher ami, c’est que OUI, ce que nous mettons dans notre assiette a un réel impact, prouvé et reconnu de tous, sur la crise alimentaire, énergétique, climatique et de la biodiversité.

La bonne nouvelle, c’est que l’existence même de l’impact prouve qu’en changeant ne serait-ce qu’un tout petit peu notre comportement, nous pouvons agir sur ces mêmes crises.

Et pour que la démonstration soit plus claire, voici quelques exemples qui vont vous aider à comprendre l’interaction entre l’assiette et l’environnement.

En savoir plus

Grâce aux AMAP

Vous pouvez :
- recevoir chaque semaine un panier de fruits et légumes frais, bio et de saison,
- bénéficier d’un prix attractif grâce à une vente locale et directe,
- contribuer au développement d’une agriculture respectueuse de l’environnement,
- soutenir les producteurs engagés dans cette agriculture en leur assurant un revenu fixe et équitable.

 Pour trouver une AMAP

L'impact de la viande
Avec un bœuf on peut nourrir 1 500 personnes, et avec la nourriture qui a servi à ce même bœuf, on aurait pu nourrir 15 000 personnes.

Avec ces chiffres il est assez simple de comprendre comment la quantité de viande que l’on consomme a un impact direct sur la crise alimentaire.

L'impact du "hors saison"
Les cerises, c’est bon, et au mois de décembre dans la corbeille de fruits du réveillon ça le fait. Mais lorsque l’on mange des fruits ou des légumes en dehors des saisons de récolte, il faut 20 fois plus d’énergie pour les emballer, les réfrigérer, les transporter, les produire.

Conclusion, si vous mangez des cerises en dehors du mois de juin, juillet et août, vous participez à la surconsommation énergétique.

L'impact de la transformation industrielle
Un simple pot de yaourt à la fraise peut avoir un impact sur la crise climatique. Il a fallu parfois faire parcourir plus de 9 000 km aux différents ingrédients (le lait, les fruits, les matières grasses, les matériaux qui composent l’emballage, etc…) pour fabriquer ce pot.

Imaginez un peu la quantité de gaz à effet de serre dégagée.

L'impact de certaines cultures sur la biodiversité
Et enfin du point de vue de la biodiversité aussi l’impact est notable. Certaines huiles de palme sont cultivées au détriment de la forêt de Bornéo. Et c’est justement l’endroit où tentent de survivre les orangs-outans.
L’huile de palme se retrouve dans de nombreux produits de l’industrie agro-alimentaire : chips, croûtons, soupes lyophilisées, biscuits, lait pour bébé, etc…

77 % des Français pour le bio
La démonstration est faite, et tout le monde aura compris qu’il est temps d’agir. Nous sommes déjà 77 % à estimer que l’agriculture bio est une voie d’avenir face aux problèmes environnementaux.
Agir ne veut pas dire, ne plus manger de viande ou de fruits exotiques, fabriquer soit même ses yaourts et son huile. Non, non, surtout pas !

Devenir "locavore"
Pour s’alimenter version "durable", il faut évidemment privilégier :
- les fruits et légumes locaux, de saison ; ils permettent de limiter les transports, et donc les émissions de gaz à effets de serre.
- les produits régionaux ; idem que précédemment, avec le petit plus en faveur de la préservation du patrimoine gastronomique
- les produits bio ; ils favorisent des modes de culture respectueux de l’environnement, en évitant les pesticides.

Limiter la consommation de certaines denrées
Vivre durable ne signifie pas revenir à l’âge de pierre ! Mais il faut tout de même limiter :
- sa consommation de viande ; manger de la viande une fois par jour, c’est largement suffisant.
- l’achat de denrées exotiques ; j’ai bien dit limiter et pas se priver.

Par contre, choisissez des produits bio et issus du commerce équitable. Ainsi vous oeuvrerez pour la préservation de certains aliments, la santé de la planète et la solidarité avec les producteurs des pays du Sud.

Et enfin n’oubliez pas de varier les fruits et légumes que vous consommez. Ainsi vous militerez pour promouvoir une agriculture diversifiée.

Les AMAP
Pensez aux AMAP, Associations pour le Maintien d’une Agriculture Paysanne, ce sont des partenariats de proximité entre un groupe de consommateurs et une ferme, souvent située en zone péri-urbaine, se développant à partir de la vente directe par souscription des produits de cette dernière.
 

Sources :
Fondation Nicolas Hulot 
Des fraises au printemps
Programme des Nations Unies pour l'Environnement


                

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