Médecines douces : pourquoi, comment ?

Le docteur Serge Rafal est médecin généraliste. Il pratique au sein de son cabinet la médecine traditionnelle, mais aussi l’acupuncture, l’homéopathie, la phytothérapie, la mésothérapie, la nutrithérapie, etc… Se définissant comme un spécialiste en médecine générale à orientation médecines douces, il a tout naturellement décidé d’écrire un guide : "Le grand guide des médecines douces".

Vie saine et zen - Médecines douces : pourquoi, comment ?

Dr Rafal, comment se fait-il que de plus en plus de patients se tournent vers les médecines douces ?

Dr Serge Rafal : La médecine classique fait peur et se montre très mal adaptée, bien trop puissante dans la prise en charge des troubles du quotidien ou des maladies psychosomatiques dont souffrent et se plaignent si fréquemment nos concitoyens.

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Trois types de patient

- Ceux qui ont une démarche volontaire, certains patients se méfient des avancées de la science et recherchent plutôt des traitements naturels.
- Ceux qui choisissent les "médecines douces" par dépit, ces patients ont très souvent une pathologie difficile à soigner (arthrose, stress, etc…) ou des problèmes avec le corps médical, ils ne se sentent pas écoutés, etc…
- Ceux qui souhaitent essayer, ces patients vont se laisser guider par des conseils d’amis ou des lectures.

Si bien qu’a explosé de façon très inattendue la démarche globale, humaine, non agressive des "médecines douces", et que s’est développée parallèlement de façon croissante l’automédication encouragée elle pour des raisons économiques par les pouvoirs publics. Ces deux phénomènes sont d’ailleurs étroitement liés, puisque le second s’appuie largement sur le premier et qu’il concerne plus du tiers des français.

C’est-à-dire ?
SR : Parmi les 80% de français qui reconnaissent recourir à l’automédication, 62% utilisent des compléments alimentaires, 41% des "remèdes de grand-mère", 32% l’homéopathie, 23% la phytothérapie, et 10% l’aromathérapie.

Quelles sont les pathologies qui vous conduisent à utiliser les "médecines douces" ?
SR : La plupart des traitements par les "médecines douces" peuvent venir en complément des traitements classiques.
Voici quelques exemples...

- De nombreux patients, lorsqu’ils ont mal au dos optent d’emblée pour les médecines douces. Ils prennent rendez-vous avec l’ostéopathe et ne vont pas voir leur médecin généraliste. Ils préfèrent ne pas prendre d’anti-inflammatoires et font confiance aux méthodes physiques.

- Je reçois très souvent des patients voulant stopper ou diminuer un traitement antidépresseur et/ou tranquillisant. Je les aide au sevrage en substituant progressivement les soins doux (acupuncture, relaxation, plantes, oméga-3…) à leurs psychotropes.

- Je reçois quotidiennement en consultation des patients graves (cancer, VIH…) suivis en milieu spécialisé et qui viennent solliciter un traitement de complément pour calmer leurs douleurs et leurs angoisses, chercher des conseils nutritionnels destinés à renforcer leur terrain, mieux tolérer leur chimiothérapie… Je précise qu’aucun praticien sérieux de médecines douces n’a jamais prétendu traiter le cancer ou le sida, mais nous sommes très à l’aise pour prendre en charge ce type de patient. Nous pouvons leur proposer un accompagnement personnalisé. Mon travail vient en complément du traitement classique.

Quelle médecine douce est la plus plébiscitée par les patients ?
SR : Il s’agit de l’homéopathie. 1/3 des patients reconnaît l’avoir utilisée pour lui ou ses enfants, et dit l’avoir utilisée au mois une fois. Le fait que l’homéopathie soit en partie remboursée joue un grand rôle dans la prédominance de cette médecine douce.

Votre livre est composé de deux parties, dans la première, vous présentez les différentes méthodes par catégories, et dans la seconde, vous expliquez comment prévenir et soigner certains problèmes de santé. Quels conseils donneriez-vous à nos internautes avant de se lancer dans la lecture de votre guide ?
SR : Ce livre apporte les moyens "doux" les plus efficaces pour résoudre 80 problèmes de santé ou maux du quotidien.
Toutefois, l’existence de symptômes inconnus, "bizarres" ou inquiétants doit sans hésiter faire solliciter un avis médical. L’automédication est certes légitime, mais elle doit être prudente, rapidement efficace, sans dépasser les doses conseillées et la durée de 48 heures… Surtout en l’absence d’amélioration. Mon guide n’interroge pas le patient, il ne connaît pas les antécédents et le "terrain". C’est pourquoi, je conseille à tous vos internautes de ne pas hésiter à consulter en cas de doute, de persistance des symptômes ou d’apparitions de nouveaux troubles.

 

Le grand guide des médecines douces, Serge Rafal, éditions Marabout.

80 %

des français

disent recourir

à l’automédication


Dr Serge Rafal
Dr Serge Rafal

41 %

des français

restent fidèles

aux remèdes de grand-mère



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