Géothermie : la chaleur sous nos pieds

Considérée comme onéreuse à capter, l’énergie géothermique n’en est pas moins une source de chaleur inépuisable pour la maison… Et très économique sur le long terme.

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97 % des Français sont favorables aux énergies renouvelables, selon le baromètre annuel de l’Agence de l’environnement et de la maîtrise de l’énergie (Ademe), mais seulement 19 % se prononcent pour le développement, en priorité, de l’énergie géothermique. Loin derrière l’énergie solaire ou éolienne.
Pourtant la géothermie est une source d’énergie inépuisable et qui n’est pas soumise aux aléas climatiques.

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Il faut un jardin
On va chercher dans le sol les calories nécessaires pour chauffer notre habitation. Une pompe à chaleur les fait remonter pour alimenter des planchers chauffants, des radiateurs ou des murs chauffants.

Le minimum nécessaire ? Un jardin, dont la superficie importe peu, puisqu’il existe plusieurs méthodes de captage : la chaleur est soit puisée dans une source d’eau souterraine, soit dans le sol. Dans ce dernier cas, on peut choisir un captage horizontal si on a beaucoup de terrain, ou vertical dans le cas inverse.

Captage horizontal ou vertical ?
"Si vous optez pour un système horizontal, il faut veiller à ce que la surface choisie ne soit pas trop argileuse ou rocailleuse", prévient Emmanuel Laurentin, vice-président de l’Association Française pour les Pompes à Chaleur (AFPAC). "Les capteurs ne sont enterrés qu’entre 0,50 m et 1,20 m, et puisent les calories dans le réchauffement de la terre par le soleil. Il ne faut donc pas bétonner le terrain par-dessus".

Il est alors nécessaire de disposer d’un terrain une fois et demi plus important que la surface à chauffer. "Pour 200 m2 d’habitation, il faut que l’usager ait un jardin d’au moins 300 m2".

Le captage vertical est bien moins contraignant en terme d’espace, mais demande de forer parfois jusqu’à 100 m de profondeur. Il y a alors des démarches administratives qui peuvent s’avérer contraignantes.
Selon le code minier, de 10 à 100 m, il faut une déclaration auprès de la Direction régionale et interdépartementale de l’Environnement et de l’Energie (pour l’Île de France) ou de la Direction régionale de l’environnement, de l’aménagement et du logement de la région.
Au-delà, une autorisation est nécessaire, les démarches peuvent prendre alors plusieurs mois.
Pour le puisage dans une nappe phréatique, il faut une déclaration en mairie, un mois avant le début des travaux.

Combien ça coûte ?
Si les Français ne font pas encore une priorité de la géothermie, c’est en grande partie à cause de son coût d’installation. Il faut compter entre 150 et 200 € du m2 chauffé pour la pose de capteurs (le captage vertical étant le plus onéreux), auxquels s’ajoutent l’achat de la pompe à chaleur, et la pose éventuelle d’un plancher chauffant.
Au total, les devis s’échelonnent de 15 000 à 30 000 € pour une maison de 100 m2.

Les aides
Un crédit d’impôts à hauteur de 36 % est accordé pour l’achat de la pompe à chaleur ainsi que pour l’achat et la pose des échangeurs souterrains.
Une TVA à 5,5 % est applicable sur la fourniture et la pose de la pompe à chaleur.
Les collectivités locales ont leurs propres subventions : par exemple l'aide au forage allouée par le Conseil régional d’Île de France.

Une économie de 70 % sur la facture
Si l’investissement est conséquent, le retour sur investissement l’est tout autant. L’économie sur la facture est estimée, en général, à 70 %, et est effective dès la mise en fonctionnement de la pompe à chaleur.

À Aureilhan, dans les Hautes-Pyrénées, la famille Soupenne ne tarit pas d’éloges sur leur système installé depuis 25 ans. "Je paye à peine 1 000 € par an pour une résidence de 240 m2", s’enorgueillit Pierre, qui a fait installer le captage d’une source d’eau à 5 m de profondeur. Il fait simplement contrôler sa pompe à chaleur une fois par an, pour s’assurer de son bon fonctionnement.

À qui s’adresser ?
L’investissement est conséquent et l’installation complexe, il vaut donc mieux ne pas se tromper.
L’Ademe et ses partenaires ont mis en place une charte qualité, Qualiforage, à laquelle adhèrent de nombreuses entreprises en France.
La même démarche, appelée QualiPAC, pour les installateurs de pompes à chaleur, a été entreprise par l’Afpac (Qualit'EnR).

"Il ne faut pas se précipiter pour signer un devis", tempère Emmanuel Laurentin. "Il faut prendre le temps de bien choisir son entreprise, une qui a si possible pignon sur rue et de s’assurer que celle-ci dispose bien d’une société de maintenance pour le SAV".

1 sur 5

Français est favorable, en priorité,
au développement de la géothermie


40 %

de crédits d’impôts
sont accordés pour l’achat d’équipements


70 %

d’économie
sur la facture énergétique




                

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