Hommes-femmes à l'aube du XXIe siècle

Le bouleversement du féminisme au siècle dernier, indépendamment de l'égalité juridique et de la parité qui font aujourd'hui à peu près l'unanimité, provoque des réactions d'inquiétudes : les femmes ne seraient plus des femmes et les hommes ne seraient plus des hommes ! Certains aimeraient bien revenir en arrière…
Une quarantaine d'année, c'est bien court pour juger des conséquences profondes de cette révolution des sexes qui perturbe beaucoup d'entre nous. Quelques repères pour essayer d'y voir plus clair…

Vie saine et zen - Hommes-femmes à l'aube du XXIe siècle

Le modèle de référence a vécu
Avant c'était simple : l'homme partait chasser au bureau, la femme tenait la grotte, la briquait au Paic Citron et élevait les enfants.
À partir des années 70, rien ne va plus ! Les codes sont remis en cause. On voit des femmes conduire des poids lourds et diriger des entreprises, des hommes faire des omelettes et changer la couche de bébé. Il y a brouillage des valeurs, c'est certain.

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Pantalon interdit aux femmes

Il est légalement interdit aux femmes de porter un pantalon !
La loi date de 1799. Selon la loi du 26 brumaire de l’an IX, il est stipulé que "toute femme désirant s’habiller en homme doit se présenter à la Préfecture de police pour en obtenir l’autorisation". Tombée en désuétude depuis longtemps, elle n'a toujours pas été annulée.
Des circulaires datant de 1892 et 1909 autorisent la femme à porter le pantalon uniquement si elle tient une bicyclette par le guidon ou les rênes d'un cheval…

Les femmes y gagnent en émancipation professionnelle. Les hommes ont l'impression d'y perdre parce qu'obligés de partager leur domination dans la sphère professionnelle et privée, alors que, dans le quotidien, les femmes gardent la main sur l'organisation de la maison.

De plus en plus de convergences, même dans la sexualité
Il n'y a pas que dans la vie professionnelle que l'égalité progresse entre les hommes et les femmes. La dernière enquête "Contexte de la Sexualité en France" (CSF), révèle que les pratiques sexuelles tendent également à se ressembler.

C'est un fait, les femmes ont plus de partenaires au cours de leur vie (1,8 en moyenne en 1970 contre 4,4 en 2006) et elles avouent plus facilement avoir eu des relations homosexuelles (2,6 % en 1992 contre 4% en 2006). Diversification des pratiques, activité sexuelle après 50 ans, même s'il subsiste un écart avec les hommes, celui-ci tend à se résorber et les auteurs de l'étude pensent que le mouvement continuera dans les prochaines décennies.
Les sexologues témoignent également de cette évolution. Dans leur cabinet, les hommes autant que les femmes évoquent leur vie amoureuse en termes de partenaires multiples, aventures d'un soir, accès facile à la sexualité malgré la menace du sida.

Des valeurs différentes
Les tabous se lèvent petit à petit sur une sexualité tournée vers le plaisir, rappelant le slogan de mai 68 : "jouir sans entrave".
Mais dans son enquête le CSF constate que le clivage continue d'exister entre les valeurs qu'hommes et femmes attribuent à leur vie sexuelle. La sexualité féminine serait pensée prioritairement dans le domaine de l'affectivité et de la conjugalité, alors que celle des hommes serait axée vers la satisfaction d'un besoin naturel.

De la testostérone en quantité variable
La testostérone joue un rôle très important dans l'univers émotionnel des hommes et des femmes. Elle produit de l'agressivité ainsi qu'une forme d'émoussement des perceptions et des expressions émotionnelles. Elle contribue également pour beaucoup au désir sexuel. Or elle est inégalement distribuée par la nature aux hommes et aux femmes.

Pour Boris Cyrulnick, "au moment de la puberté, un homme voit son taux de testostérone multiplié par 18, contre 3 ou 4 pour une femme." Ce qui veut dire que, "même si plus tard le taux d'hormone baisse, il est resté dans la mémoire et marque un certain niveau de désir".

Des individus biologiquement différents
La biologie nous permet d'aller plus loin dans l'analyse de nos différences, au-delà du clivage des sexes. Homme ou femme, il est aujourd'hui démontré que nous ne sommes pas égaux devant le désir. Une étude récente a montré une corrélation entre le gène du récepteur de la dopamine et le désir sexuel. Plus les récepteurs sont nombreux plus le niveau de désir et l'excitation sexuelle sont élevés. En clair : selon notre bagage génétique, on peut se retrouver avec la libido de Casanova ou celle d'un moine trappiste.

On vérifie ce que la psychologie et la sociologie constatent depuis les années 70 : en matière de sexualité il y a autant de formes et d'intensités que d'individus.


                

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