TOUS LES ÉDITOS

Franck ArguillèreFaites le test autour de vous ! La période des fêtes de fin d'année et notamment tout ce qui se joue autour de Noël représente pour beaucoup d'entre nous un mix de bonheur et de souffrance dans lequel le premier n'est pas toujours majoritaire. Avec les familles recomposées la résolution de l'équation atteint un tel degré de complexité que nombreux sont ceux qui redoutent l'échéance.

Il y a les lumières chatoyantes dans les rues, sur les sapins et dans les vitrines des magasins. Il y a l'imagerie merveilleuse et symbolique autour de la nativité et de la renaissance de la saison. Il y a le thème de l'examen de conscience et de la récompense. Il y a la convivialité et l'expression du lien avec les proches. Il y a aussi les étoiles dans les yeux des enfants émerveillés par la cascade de cadeaux d'un vieux ramoneur barbu.

D'où vient alors la souffrance ?
Peut-être du fait que le réel ne correspond pas à nos rêves d'enfants. Déception.

Mais surtout l'évènement nous met en face de notre positionnement social et familial. Questionnement identitaire.
Si l'on est seul nous voilà confrontés à notre isolement. Sinon les tensions ou les incompréhensions masquées pendant le reste de l'année vont trouver le moyen de ressortir à Noël. S'il le faut d'une manière détournée. Derrière des discussions apparemment anodines sur la manière avec laquelle vont s'opérer les regroupements, sur le choix des menus, sur la sélection des cadeaux, se profile une question cruciale : "quelle place ai-je dans cette famille ?".
Les cadeaux sont à cet égard des marqueurs impitoyables de la plus ou moins grande proximité entre les membres d'une même famille : l'objet offert qui ne correspond pas témoigne impitoyablement du manque d'écoute et de connaissance d'autrui qui existe souvent entre proches.

L'autre difficulté est qu'en apparence l'harmonie doit régner. Hypocrisie.
Quoiqu'il arrive il faudra faire bonne figure et faire semblant que la fête est réussie. Ne sommes-nous pas en période de trêve ?

Heureusement nous pouvons résister au mouvement général, tenter d'être vrai, refuser la marchandisation à outrance, être attentif aux envies de notre entourage et lucides sur nos attentes…
Heureusement il y a toujours les étoiles dans les yeux des enfants que nous sommes restés.

Franck ArguillèreL'annonce de la suppression d'environ 5 000 emplois chez Peugeot a de quoi frapper de stupeur le simple citoyen. C'est dramatique pour les salariés qui perdent leur job, c'est dur pour ceux qui restent et qui voit leurs conditions de travail se dégrader. Serait-ce un constat d'échec pour les responsables de la gestion du groupe PSA ? Les industriels du secteur ont-ils bien analysé la nouvelle place que l'automobile va prendre dans la société de demain ?

On parle aujourd'hui "d'inventer de nouvelles formes de mobilité". Un récent rapport du Centre d'analyse stratégique du Premier ministre précise : "au-delà du nécessaire développement des transports collectifs, il nous faut désormais promouvoir les petits véhicules légers (à deux, trois ou quatre roues), les véhicules électriques ou hybrides rechargeables, dont la part ne devrait cependant pas dépasser 10 % à 15 % des ventes à l’horizon 2020, l’automobile partagée, la redécouverte du vélo (avec assistance électrique si besoin), l’information en temps réel de l’usager".
Faut-il bouger comme avant ? Non, et la solution ne viendra pas d'une voiture verte qui remplacerait à l'identique notre voiture à énergie fossile.

Nous avons toujours tendance à penser l'avenir avec nos réflexes d'hier. C'est une paresse d'esprit dommageable, surtout quand des milliers d'emplois sont en jeu.
Faut-il acheter notre nourriture comme avant mais bio ? Non, on sait bien qu'il faut aussi changer nos menus, réduire notre consommation de viande, exclure les produits raffinés, redécouvrir les céréales complètes et les légumineuses…
Faut-il remplacer les centrales nucléaires par des centrales éoliennes ou solaires ? Non, il faut bien sûr déployer les énergies renouvelables mais elles resteront minoritaires dans le mix total. Pour de nombreux experts, la solution réside dans une réduction drastique de nos consommations, dans le développement de nouvelles sources comme les algues qui en sont encore au stade expérimental et dans un modèle très décentralisé basé sur une multitude d'unités de production d'énergies renouvelables de petite voire très petite taille.

Sur toutes ces questions on a l'impression que nos responsables naviguent à vue sur le coup des crises successives, incapables d'articuler une vision et d'anticiper les évolutions de la société.

Franck ArguillèreC'est officiel, depuis le 31 octobre dernier nous sommes 7 milliards sur terre ! Avec une marge d'erreur d'un ou deux ans, certes, mais c'est un ordre de grandeur. D'après l'Ined (Institut National d'Études Démographiques), nous devrions atteindre les 8 milliards autour de 2025, puis 10 milliards en 2100 et la population mondiale pourrait alors commencer à se stabiliser du fait de la baisse de la fécondité.
Comment nourrira-t-on ces 10 milliards de terriens ? C'est la question que tout le monde se pose. Mais la formuler ainsi la biaise immédiatement.

Comment nourrira-t-"on"… Qui est ce "on" qui serait censé nourrir le reste de l'humanité ?
Serait-ce "nous", qui vivons dans les pays développés du Nord et qui aurions reçu une mission divine ?
Serait-ce une élite économique qui détiendrait les savoirs et les brevets ? Certains experts posent plus ou moins consciemment le problème en ces termes et en tirent la conclusion que seuls la chimie et les OGM seraient capables de créer les rendements agricoles nécessaires.

Pour de nombreux scientifiques et pour la FAO (Organisation des Nations unies pour l'alimentation et l'agriculture), on est là dans le domaine de l'idéologie, cela ne correspond pas à la réalité agricole.
Dans la réalité, l'agriculture chimique épuise les terres, fait baisser les rendements et pollue l'environnement.
Dans la réalité, l'agriculture écologique permet de reconquérir des parcelles abandonnées depuis que règne la mécanisation. Elle invite à rapprocher les lieux de production des centres de consommation. Elle invente de nouveaux modes de culture susceptibles de multiplier par deux ou trois la productivité tout en respectant la nature et la santé des consommateurs.

Dans la réalité, pour se nourrir dignement, les humains ont besoin de faire cesser les guerres, de baisser dans leur économie la part de l'agriculture d'exportation dont les revenus sont soumis aux aléas des marchés internationaux et de développer une agriculture vivrière, locale et naturelle.

À l'arrivée "on" n'a pas vocation à nourrir 10 milliards de terriens. Il faudra que 10 milliards de terriens décident de faire ce qu'il faut pour se nourrir eux-mêmes.

Franck ArguillèreC'est un enjeu de santé publique, à l'origine en France de 85 % des maladies professionnelles reconnues. Le saviez-vous ? Il s'agit des troubles musculo-squelettiques (TMS) : tendinites de l’épaule, du coude (tennis elbow), syndrome du canal carpien au niveau du poignet, et surtout le mal du siècle : le mal de dos… Tout cela nous aurait coûté 9,7 millions de journées de travail perdues et 930 millions € de cotisations pour les entreprises en 2010.

Une campagne d’information et de prévention vient d'être lancée. Elle fait appel au bon sens : il y a souvent des réponses simples à trouver au sein de l'entreprise. Non seulement le bien-être des salariés y trouverait son compte mais également la rentabilité financière.

À titre curatif, il faut rappeler que les anti-inflammatoires proposés par l'allopathie ne font que soulager la douleur mais ne remédient pas à la cause. D'autres approches ont souvent des résultats spectaculaires : ostéopathie, chiropratique, méthode Mézières… Comment s'expliquer qu'elles ne soient pas remboursées par les assurances maladie et qu'elles reviennent toujours aussi chères aux patients ?

À tire préventif, tout commence à l'école. Il devrait y avoir une éducation posturale qui montrerait notamment aux jeunes comment marcher, courir, s'asseoir, se lever, se pencher, en plaçant correctement son bassin et sa colonne vertébrale…
Et ce n'est pas tout. Le poids excessif des cartables prépare consciencieusement chez l'enfant le terrain des TMS de l'adulte. Cette question qui revient chaque année comme un serpent de mer est traité par les responsables des établissements scolaires avec une condescendance à peine dissimulée. Pourtant les actions répétées de la FCPE (Fédération des Conseils de Parents d'Élèves) en la matière ont montré que le poids des cartables, qui ne devrait pas dépasser 10 % du poids de l'enfant, se situe à environ 20 % en moyenne chez les collégiens. Résultat : plus de la moitié d'entre eux souffrent déjà de tensions musculaires et de maux de dos.

On le voit, la réflexion doit être large et collective. Les citoyens en ont "plein le dos" et les autorités publiques ont sur cette question du pain sur la planche !

Franck ArguillèreHaro sur les migrants ! Rassurez-vous, je n'ai pas été gagné par la névrose obsessionnelle de la peur de l'étranger. Il s'agit des produits qui migrent dans notre alimentation à partir des emballages alimentaires. Il semblerait que ces passagers clandestins se rappellent aujourd'hui à notre bon souvenir.

Dans son dernier numéro, Que Choisir publie un test montrant que des substances chimiques issus des cartons d'emballages se retrouvent dans nos aliments. En cause : les encres d'impression contenant des huiles minérales qui causent sur le rat de laboratoire des dommages au foie, aux valves du cœur, aux ganglions lymphatiques. 14 des 20 produits testés par l'association de consommateurs contenaient ces substances dans des proportions supérieures aux seuils réglementaires : du couscous Tipiak ou Lidl à la chapelure de Leader Price en passant par les pâtes Lustucru ou Barilla et le riz de chez Ed ou Intermarché.
Même si la toxicité sur l'homme n'est pas prouvée, je ne sais pas vous mais moi ça ne m'inspire pas confiance…

D'autant que l'épisode récent du bisphénol A (BPA) n'est pas très encourageant. Malgré les alertes répétées de certains scientifiques depuis plusieurs années, les autorités considéraient jusqu'il y a quelques mois qu'il n'y avait aucun souci avec le BPA. Tout de même, ils finissaient par l'interdire dans les biberons en juin dernier. Mais juste par précaution et pour calmer tous ces gens qui s'inquiètent pour un rien…
Et voilà que fin septembre, l'Anses (Agence française de sécurité sanitaire de l'alimentation, de l'environnement et du travail) découvre que le BPA auraient des effets même avec des doses inférieures aux seuils réglementaires actuels !
Quels sont les produits qui peuvent contenir du BPA ? Emballages alimentaires, lunettes et lentilles de contact, CD et DVD, câbles, mastics, adhésifs, électroménager, optiques de phare et pare-chocs, articles de sport, appareils médicaux, revêtements de sol, vernis et peintures, bateaux de plaisance, encres d'imprimerie… N'en jetez plus !
Le BPA est un perturbateur endocrinien. Chez l'homme il toucherait à la fertilité féminine, aux pathologies cardiovasculaires et au diabète. Chez les animaux on constate l'avancement de l'âge de la puberté, l'augmentation de la survenue de kystes ovariens et de lésions sur la glande mammaire, l'altération de la production spermatique…
Mmmmh ! Je ne sais pas vous mais moi ça ne m'inspire pas confiance…

Franck ArguillèreBien obligés, ils ont réduit leur consommation d'électricité. Avec 11 centrales nucléaires en fonctionnement sur 54, les Japonais ont adhéré massivement à la campagne "économiser l'énergie" : fini les débauches d'enseignes flamboyantes, on coupe la climatisation, on éteint les lumières et dans certains cas les usines se relaient pour fonctionner alternativement le jour ou la nuit. 15 % d'économie sont attendus.

Bien obligés, demain nous aurons à prendre des mesures de ce type en France. Pour cause de catastrophe naturelle ou industrielle ? Peut-être. Mais dans tous les cas parce que l'énergie va devenir une denrée rare.
Alors il vaudrait mieux se détacher de nos mauvaises habitudes en douceur et progressivement, nous avons tout à y gagner. Prenons l'exemple de la question de la mobilité dont on parle beaucoup en ce moment parce qu'une campagne européenne bat son plein sur ce thème. Laisser sa voiture au parking, faire ses trajets à pied ou en vélo : coût en énergie égale à zéro et bienfait maximum pour notre santé. Tous les experts s'accordent à dire que ce type d'exercice réduit les risques de nombreuses pathologies chroniques.

Il y a bien d'autres exemples dans la vie quotidienne où l'on a ainsi l'occasion de se faire plaisir à moindre coût. Et accessoirement de remettre du (bon) sens dans notre vie.

Franck ArguillèreQu'on aime ou qu'on n'aime pas la rentrée, il faut faire face. Nous avons tous une organisation plus ou moins nouvelle à mettre en place. Il y a le boom de la reprise de l'école, du collège ou du lycée ainsi que des activités extrascolaires pour les enfants et les ados. Pour les adultes, il y a le coup de feu au boulot où il faut se mettre à jour après le break estival et il y a nos propres activités à mettre en place.

Pendant les vacances, si l'on a réussi à déconnecter du quotidien et de sa routine, on a pu aussi se reconnecter avec nous-mêmes… Pour certains c'est prendre du temps pour soi, pour d'autres profiter de ses proches, pour d'autres encore faire des rencontres, découvrir de nouveaux univers ou vivre des sensations inédites… Dans tous les cas c'est être mieux à l'écoute de nos rythmes profonds, de nos goûts, de nos valeurs essentielles.

Et nous voilà maintenant en train de reprendre le quotidien. Va-t-on le faire de la même manière qu'avant ? Ou va-t-on essayer de changer quelque chose, de nous rapprocher des sensations ou des valeurs que nous avons aimées pendant nos vacances ? Va-t-on tenter d'évoluer, de nous améliorer, de mieux nous préserver ? En d'autres mots quelles sont nos bonnes résolutions de la rentrée pour l'année qui vient ?

C'est une nouvelle page qui s'ouvre.

C'est aussi le cas de viesaineetzen.com qui démarre une nouvelle étape de son histoire avec une version un peu modifiée qui, j'espère, correspondra encore mieux à vos attentes.

Franck ArguillèreIl témoigne : "si je n'avais pris que la médecine officielle, je serais mort. Si je n'avais pris que la médecine complémentaire, je serais mort. C'est vraiment l'addition des deux qui m'a fait gagner dix années." Ce n'est pas un illuminé qui parle, c'est un enseignant-chercheur en chimie à la faculté des sciences de Nantes qui confie son histoire, ce mois-ci, à Que Choisir Santé. Ce scientifique atteint d'un cancer a suivi pendant dix ans un double parcours au vu et au su de son cancérologue.
C'est que, sur le terrain, on trouve beaucoup de praticiens ouverts à toutes les approches qui cherchent simplement à guérir ou à soulager leur patient. Dans certains hôpitaux, on avoue même officieusement qu'on fait appel à des guérisseurs qui agissent avec succès par exemple sur les douleurs consécutives au traitement par radiothérapie.

Parallèlement à cela, on assiste dans notre pays à une véritable crise de confiance vis-à-vis du système de santé. Selon un sondage TNS Sofres, pour 77 % des Français l'affaire du Mediator ne serait pas un cas isolé et remettrait en cause la fiabilité de l'ensemble des médicaments. Surmonter cette crise va prendre du temps : il faudra repenser le système de pharmacovigilance, et renouer avec le public un lien de confiance basé sur une véritable transparence des informations.
Dans la même démarche les pouvoirs publics seraient bien inspirés de prendre en compte la forte demande des patients pour que soient enfin intégrées et réglementées sereinement les médecines alternatives et complémentaires.

Franck ArguillèreIl y aurait pire que le chômage. Des chercheurs australiens se sont penchés sur la question auprès de 7 000 personnes. Ils ont constaté sans surprise que le fait d'être heureux dans son métier entraîne un sentiment de calme et de sérénité. Mais le fait d'avoir un travail de "piètre qualité psycho-sociale", c'est à dire un boulot mal payé où on ne contrôle rien, a des répercussions plus négatives sur l'état mental de l'individu que la situation de chômage. Pour sa santé mentale, il vaudrait donc mieux rester inactif que de retrouver un "mauvais" travail.

Il n'est pas dit qu'une telle étude aurait abouti aux mêmes résultats il y a quelques années. Il n'est pas dit non plus qu'elle ait la même validité dans un pays en voie de développement. Mais dans nos pays industrialisés elle est aujourd'hui le signe d'une évolution majeure : la valeur travail de nos aïeux (que certains politiques essaient à toute force de ressusciter) a du plomb dans l'aile.
C'est d'abord parce qu'une grande partie des taches dans nos entreprises ont été vidées de leur sens : elles se sont parcellisées, enlisées dans des process kafkaïens, à des cadences qui n'ont plus rien d'humain.
C'est aussi parce que les mécanismes de solidarité, mis en place par les pouvoirs publics ou les associations, aident à se dégager des problèmes de survie, lorsqu'on est sans travail.
Et c'est surtout parce que la valeur du bien-être individuel est passée sur le devant de la scène et que la réalisation de soi prime en matière de reconnaissance sociale.

Il faudra donc changer notre point de vue sur les chômeurs, et adresser en priorité nos regards compatissants à ceux qui stressent dans un travail de fou.

Franck ArguillèreIl faut se résoudre définitivement à cette réalité intangible : l'énergie sera de plus en plus chère. Nous ne pourrons pas maintenir nos modes de vie en l'état. Réduction drastique de notre consommation, développement des énergies renouvelables, sortie du nucléaire ?… Nous avons besoin de mener une réflexion collective qui doit aboutir à une remise en cause profonde de nos modèles économiques.
Le prix du gazole à la pompe a augmenté de 48,4 % depuis début 2005. Le litre d'essence à 2 € est en vue, c'est Christophe de Margerie, le patron de Total, qui a fait cette prophétie à court terme. Souvenez-vous lors du passage à l'euro en 2002, nous étions à 1 € le litre… Notre facture de gaz a explosé de 20 % en moins d'un an et Henri Proglio, le patron d'EDF, envisage une hausse de 30 % de l'électricité d'ici cinq ans.
Quel que soit le type d'énergie, les hausses à venir, après un break d'un an (élections présidentielles obligent), vont impacter sérieusement notre porte-monnaie.

Or tous les experts s'accordent pour considérer que les énergies renouvelables, une fois les coûts d'investissement amortis, sont ceux dont l'exploitation est la plus économique. Le soleil, le vent, le sous-sol, c'est gratuit.
Et pourtant les objectifs français, déjà très modestes, du Grenelle de l'Environnement en matière d'énergies renouvelables ne seront pas tenus à l'horizon 2020, le Syndicat des énergies renouvelables s'en est ému tout récemment.
Vous l'avez vu dans notre revue de presse cette semaine, l'Ademe estime qu'on pourrait multiplier par dix la production énergétique issue de la géothermie en Ile-de-France.
Nous sommes un des pays européens les plus mal placés : en dix ans la part des énergies renouvelables consommées en France est passé de 6,5 % à seulement 7,5 % (de 8 à 17 % au Danemark).

Tout le monde en parle depuis longtemps, un débat national sur l'énergie doit avoir lieu d'urgence. L'occulter pourrait aboutir à terme à une explosion sociale. La question du coût doit être mise sur la table. Celle de l'acceptabilité également : quelles concessions sommes-nous prêts à faire en terme de paysage, quels risques sommes-nous prêts à prendre en terme de sécurité… ?
Une proposition dans ce sens a été déposée le 18 avril dernier par des députés de tous bords politiques. Il ne faudrait pas qu'elle soit enterrée ou occultée par un simulacre pour lequel nos responsables nationaux ont un savoir-faire particulier, comme le montrent les récents faux débats sur les nanotechnologies ou la laïcité.