TOUS LES ÉDITOS

Franck ArguillèreIl faut se résoudre définitivement à cette réalité intangible : l'énergie sera de plus en plus chère. Nous ne pourrons pas maintenir nos modes de vie en l'état. Réduction drastique de notre consommation, développement des énergies renouvelables, sortie du nucléaire ?… Nous avons besoin de mener une réflexion collective qui doit aboutir à une remise en cause profonde de nos modèles économiques.
Le prix du gazole à la pompe a augmenté de 48,4 % depuis début 2005. Le litre d'essence à 2 € est en vue, c'est Christophe de Margerie, le patron de Total, qui a fait cette prophétie à court terme. Souvenez-vous lors du passage à l'euro en 2002, nous étions à 1 € le litre… Notre facture de gaz a explosé de 20 % en moins d'un an et Henri Proglio, le patron d'EDF, envisage une hausse de 30 % de l'électricité d'ici cinq ans.
Quel que soit le type d'énergie, les hausses à venir, après un break d'un an (élections présidentielles obligent), vont impacter sérieusement notre porte-monnaie.

Or tous les experts s'accordent pour considérer que les énergies renouvelables, une fois les coûts d'investissement amortis, sont ceux dont l'exploitation est la plus économique. Le soleil, le vent, le sous-sol, c'est gratuit.
Et pourtant les objectifs français, déjà très modestes, du Grenelle de l'Environnement en matière d'énergies renouvelables ne seront pas tenus à l'horizon 2020, le Syndicat des énergies renouvelables s'en est ému tout récemment.
Vous l'avez vu dans notre revue de presse cette semaine, l'Ademe estime qu'on pourrait multiplier par dix la production énergétique issue de la géothermie en Ile-de-France.
Nous sommes un des pays européens les plus mal placés : en dix ans la part des énergies renouvelables consommées en France est passé de 6,5 % à seulement 7,5 % (de 8 à 17 % au Danemark).

Tout le monde en parle depuis longtemps, un débat national sur l'énergie doit avoir lieu d'urgence. L'occulter pourrait aboutir à terme à une explosion sociale. La question du coût doit être mise sur la table. Celle de l'acceptabilité également : quelles concessions sommes-nous prêts à faire en terme de paysage, quels risques sommes-nous prêts à prendre en terme de sécurité… ?
Une proposition dans ce sens a été déposée le 18 avril dernier par des députés de tous bords politiques. Il ne faudrait pas qu'elle soit enterrée ou occultée par un simulacre pour lequel nos responsables nationaux ont un savoir-faire particulier, comme le montrent les récents faux débats sur les nanotechnologies ou la laïcité.

 

Franck ArguillèreSelon la légende catholique, les cloches de Rome font leur tournée mondiale depuis le jeudi précédant la fête de Pâques jusqu'au lundi. Elles sèment sur leur passage, dans les jardins et les maisons, des œufs que les enfants se font une joie d'aller débusquer. Le symbole de l'œuf est lié à l'idée de naissance, de renaissance.
Pour les chrétiens, la fête de la résurrection du Christ est bien une re-naissance. Du reste après la pénitence du Carême, l'abondance revient avec, selon les traditions locales, toutes sortes de gourmandises : agneau, porc, omelettes, gâteaux, chocolat…
La date de Pâques, située entre le 22 mars et le 25 avril, fait l'objet de controverses qui divisent les différentes confessions. Mais dans tous les cas, et c'est aussi vrai pour les agnostiques et les athées, elle correspond sous nos latitudes à une période de l'année où, avec l'arrivée du printemps, la nature est en plein renouveau. Et c'est un sentiment de renaissance qui nous anime quand, les premiers beaux jours venant, nous pouvons enfin quitter bonnets, écharpes et manteaux, flâner dans la nature ou les parcs et lézarder sur les terrasses.

En cette période de Pâques, l'actualité nous donne l'occasion d'adresser notre re-co-naissance à tous ces peuples qui vivent une re-naissance plus douloureuse que la nôtre. Ceux qui, à l'issue d'un mouvement pacifique, font difficilement l'apprentissage de la démocratie. Ceux qui se reconstruisent après avoir été atteints dans leur chair par le tsunami et la catastrophe de Fukushima. Et ceux de Tchernobyl que nous avions oubliés et dont on apprend, au hasard d'un anniversaire et d'une réunion au sommet des responsables du monde, qu'ils sont toujours menacés.

Franck ArguillèreRalentir son rythme de vie est une aspiration largement partagée. Selon une récente étude Ipsos, 77 % des Européens auraient l'intention d'évoluer dans ce sens. Pour quelles raisons ? "Parce que nous sommes stressés", disent 57 % des personnes interrogées. "Parce que nous faisons souvent plusieurs choses la fois", disent 76 %.

Le mouvement Slow est né en Italie avec le Slow Food qui incite à prendre le temps de bien choisir ses aliments, de les cuisiner et de les déguster. Puis sont venues logiquement les déclinaisons dans à peu près tous les domaines de la vie : Slow Cities, Slow Sex, Slow Travel, Slow Design, Slow Wear… La Slow Life, quoi !
Et aujourd'hui c'est tendance. Au point que la Foire de Paris, du 28 avril au 8 mai prochain, se place cette année sous le signe de la Slow Attitude.

L'écho que rencontre ce mouvement est dû à l'accélération qui s'est produite dans tous les domaines de notre vie. C'est le cas bien sûr au boulot avec la pression grandissante dans les entreprises, chroniquement en sous-effectif. Mais c'est aussi le cas dans les loisirs, la vie affective et familiale, avec les progrès de la technologie en matière d'électroménager, de communication, de médias, de transport. La technologie nous a rendu multitâches et nous avons du mal à résister.

En musique lorsqu'on veut acquérir sur son instrument de la vitesse et de la dextérité, il faut travailler la précision du toucher sur un tempo lent.
Lorsqu'on pratique un art martial et qu'on veut effectuer une technique de combat de manière efficace, avec force et rapidité, il faut travailler en lenteur pour améliorer la stabilité, la précision du geste et sa consistance énergétique ; c'est le sens de disciplines comme le Taiji Quan ou le Qi Gong.

Notre vie est à l'image de ces approches. Nous avons besoin de lenteur pour être, quand il le faut, rapide et précis. Faudrait-il adopter la Slow Attitude du lever au coucher ? Ce serait très exaspérant et aussi absurde que la situation actuelle où l'on "speede" en permanence.
Ce qui nous manque aujourd'hui c'est l'alternance entre les moments de rush et les moments où l'on prend son temps. Et c'est cet équilibre qu'il est urgent et vital de retrouver.

Franck ArguillèreLes conséquences catastrophiques du tsunami japonais nous rappellent le sérieux des enjeux écologiques que la tiédeur médiatique avait tendance à nous faire oublier depuis quelques mois.
La controverse climatique, l'irruption de la crise financière, l'enterrement progressif du Grenelle de l'environnement, les querelles internes des écolos, les petites phrases du genre "l'environnement maintenant ça va bien !", tout cela a eu tendance à nous enliser dans l'idée que nous entrions dans une période écolo-sceptique. Il aura fallu une catastrophe naturelle doublée d'un cataclysme industriel pour que les enjeux environnementaux se rappellent à nos bons souvenirs.

À cet égard la récente tribune du journal Le Monde, signée notamment par Michel Rocard, remet les pendules à l'heure de la planète.
Il faut être lucide sur les phénomènes qui se préparent sous nos yeux : rareté de l'eau, coût prohibitif d'une énergie fossile de plus en plus rare, érosion et dégradation des sols, catastrophes naturelles fréquentes pouvant entraîner des accidents industriels dont l'exemple de Fukushima nous indique l'ampleur… Et derrière cela : des victimes, des migrations de grande ampleur, une exacerbation des inégalités entre ceux qui pourront se protéger de ces phénomènes et les autres. Des sources de violence en pagaille.
Par ailleurs avec l'étude de l'épigénétique, on se rend compte que les substances polluantes avec lesquelles nous sommes en contact influencent l'expression de nos gênes. Ces gênes que nous transmettons à notre descendance. Nous préparons donc des générations d'enfants qui souffriront de nos poisons.
C'est vrai, le genre humain est menacé.

En voilà des manières, me direz-vous, de tenir un tel discours anxiogène ! Et vous aurez raison, viesaineetzen.com a plutôt vocation à proposer des solutions, pas à pousser des cris d'alarme.
Mais parfois la peur est un bon moteur. Nous devons garder à l'esprit l'urgence de la situation dans laquelle nous nous trouvons et ne pas oublier qu'à notre niveau, si nous ne voulons pas subir mais choisir, il va falloir appuyer sur l'accélérateur pour remettre en cause nos modes de vie.

Franck ArguillèreÀ l'heure de la remise en cause complète de notre système de pharmacovigilance à la suite de l'affaire du Mediator et après le rejet massif, l'an dernier, des consignes officielles autour de la grippe H1N1, une majorité de Français questionne notre système de santé et fait le choix des médecines alternatives et complémentaires.
Depuis longtemps plébiscitées par le public, l'homéopathie, la phytothérapie, l'aromathérapie, l'ostéopathie et l'acupuncture sont largement reconnues. D'après un récent sondage Ipsos, 54 % des Français ont recours à l'homéopathie aujourd'hui.

Mais il y a de nombreuses disciplines, souvent considérées comme des médecines à part entière dans leur pays d'origine, qui ont encore une consonance mystérieuse et exotique pour beaucoup d'entre nous : shiatsu, médecine traditionnelle chinoise, réflexologie, ayurvéda, naturopathie…
Le 7 avril prochain, la 2e Journée Nationale des Pratiques de Santé permet de découvrir gratuitement ces approches alternatives et complémentaires et de s'en faire une idée par soi-même.

À nous d'être prudent car ces disciplines ont vécu longtemps dans la marginalité et donc dans l'absence de norme et de contrôle quant à la qualification des praticiens. Michel Odoul, auteur du best-seller Dis-moi où tu as mal, je te dirai pourquoi et fondateur de l'Institut Français de Shiatsu, nous donne cette semaine en vidéo des pistes pour faire le meilleur choix et éviter de se tromper.

Il faudrait à l'avenir que soient mises en place des formations solides et reconnues qui permettraient à nous autres, patients, d'avoir les meilleures garanties sur le sérieux de ces thérapeutes. Mais il faudrait aussi pour cela que les autorités arrêtent d'ostraciser des disciplines qui répondent à la demande de soin d'un nombre grandissant de Français.

Franck ArguillèreIl y a encore des responsables en France qui ne l'ont pas encore compris : chercher à rassurer, ça inquiète !
"Le nuage de Fukushima qui passe sur la France n'aura aucun effet sanitaire ou environnemental", disent-ils.
Oui mais voilà, il y a eu les mensonges de Tchernobyl et tous les cafouillages à répétition de ces dernières années : sang contaminé, grippe H1N1, Mediator, OGM…
Pourtant, peu après le tsunami, le ministre concerné puis la patronne d'une entreprise dédiée au nucléaire s'empressent d'affirmer qu'à Fukushima il n'y a pas de catastrophe nucléaire, que la situation est maîtrisée.
Quelques jours plus tard l’IRSN, l'organisme qui en cas d’accident nucléaire en France devra décider des mesures à prendre, estime qu’il est à peine nécessaire d’évacuer la zone de 20 km autour de Fukushima et qu’au-delà il n’y a aucun problème.
Face à de telles déclarations, presque mécaniquement, c'est plus fort que nous, on a un doute. D'autant que, sur le terrain, nombreux sont ceux qui prédisent l'ampleur de la catastrophe.

Ces responsables n'ont toujours pas compris que lorsqu'ils cherchent à rassurer, on les soupçonne de vouloir minimiser.
Dans ce contexte, dire que le nuage radioactif au-dessus de nos têtes est sans danger, ça inquiète.

En revanche, expliquer le dispositif mis en place pour faire les mesures dans l'atmosphère et informer le public du résultat des analyses… Voilà qui pourrait rassurer.
Surtout si des organismes indépendants comme la CRIIRAD (Commission de Recherche et d'Information Indépendantes sur la Radioactivité) confirment les résultats.
Selon son président, Roland Desbordes, "vu la distance, la dispersion, la dilution, il est clair que le risque est évidemment très faible (…). Il est très peu probable que cela atteigne un niveau sanitaire demandant de prendre des mesures. Cependant, l’accident n’est pas terminé, on ne sait pas ce qui peut se passer si la situation dégénère avec des rejets dans l’atmosphère : personne ne connaît les scénarios, ni les conséquences qui en découleraient."
Celui-là ne cherche pas à rassurer, et donc, presque mécaniquement, c'est plus fort que nous, on lui fait confiance.
Nous voilà rassurés. Provisoirement.

Franck ArguillèreLes images montrent un peuple digne, apparemment serein, imprégné depuis des millénaires de sa culture de l'éphémère et de l'impermanence. Et l'empereur déclare qu'il prie.
Pourtant un piège absolu s'est refermé sur les japonais. À l'horreur de la catastrophe naturelle s'est ajoutée la démence du cataclysme industriel. Fukushima, c'est Phuket et Tchernobyl en même temps. Les populations meurtries par le tsunami sont maintenant en compagnie de leurs sauveteurs exposés aux radiations dont on sait qu'elles se situent à des niveaux critiques pour la santé humaine. Et les voilà dans l'impossibilité de fuir la région par manque de transport et de carburant. Bientôt va se rajouter au tableau le désastre économique : l'impact sera lourd pour ce pays déjà lourdement endetté.

Je pense qu'on n'a pas fini de tirer les leçons de Fukushima.
À l'heure où l'on sait que la planète sous l'influence du réchauffement climatique va être exposée de plus en plus fréquemment à des phénomènes naturels d'une violence extrême, il serait incompréhensible d'être les seuls en Europe à évacuer une fois de plus le débat sur le bien-fondé du tout nucléaire en France.
À l'heure où l'on connaît l'impact et les risques de notre surconsommation frénétique d'énergie sur l'environnement et la santé, il serait inconscient de reporter encore la réflexion collective sur notre modèle de croissance économique.
Mais peut-être que la leçon la plus profonde pourrait venir dans les jours qui viennent de l'observation de ce peuple à la fois lointain et proche.
Aujourd'hui, nous sommes tous des japonais.

Franck Arguillère"L'homme est l'avenir de la femme. Non, ce n'est pas une plaisanterie. Dans notre revue de presse, l'article de Novethic ne vous a sans doute pas échappé. Au sein de l'univers professionnel, de plus en plus de responsables, y compris au MEDEF, considèrent que l'instauration d'un congé de paternité obligatoire serait la solution pour faire changer le regard des entreprises sur la parentalité. Les femmes ne seraient plus les seules à interrompre leur carrière pour s'occuper des nouveaux-nés. En Norvège et en Angleterre, il y a même des hommes ministres qui ont montré l'exemple en prenant leur congé parental.

À la maison, seulement 1/3 des foyers français sont dans le partage équitable des tâches ménagères. Il y a encore du chemin à parcourir ! Et bien c'est la même chose, ici aussi la solution passe par l'homme ! Tant que ce dernier ne fera que "participer" aux taches ménagères, tant que la femme ne fera que "demander" de l'aide, qu'elle soit quémandeuse ou commandante en chef, on ne pourra pas parler de partage. Tant qu'elle fera la loi à la maison et se posera en victime de la mauvaise volonté masculine par rapport aux règles qu'elle a elle-même édictées, elle ne fera que reproduire sous une autre forme la posture sacrificielle de la femme judéo-chrétienne, genre mater dolorosa.

Il faut donc que les hommes prennent leur part de pouvoir dans la sphère domestique, mettent leur grain de sel dans l'organisation, décident avec leur compagne des taches à effectuer et d'un partage qui soit équitable. Ce soir il y a le dîner à préparer, le bain des enfants, la lessive à ranger, qui fait quoi ? En agissant ainsi, ils cesseront d'être des handicapés du quotidien et montreront aux jeunes garçons un modèle que ces derniers pourront reproduire une fois adulte sans avoir l'impression de déchoir.

Qu'ont-ils à y gagner, les hommes ? Plus d'harmonie dans le couple, du plaisir dans une relation plus proche avec les enfants… Et je prétends qu'on peut même trouver du bien-être anti stress dans les taches ménagères. J'aime bien faire les courses, le ménage, la cuisine… Ça me détend, ça me vide la tête. Je recommande.

Franck Arguillère"On est foutu, on se lave trop !" aurait pu chanter Alain Souchon. C'est ainsi. Les scientifiques nous incitent aujourd'hui à renoncer à notre douche quotidienne. Ça vous choque ? Normal, nous avons tous été élevés dans la phobie des microbes, la religion de l'hygiène chevillée au corps.
Le dernier dossier de Que Choisir Santé fait le point sur cette question. Tant qu'il s'agissait de supprimer les égouts à ciel ouvert dans les rues de nos villes, de généraliser les salles de bains dans les appartements, et de sauver avec les antibiotiques les patients atteints de maladies infectieuses, il n'y avait pas à discuter.
Oui mais voilà, plus la recherche scientifique avance et plus on se rend compte qu'on est allé trop loin dans notre volonté d'exterminer toutes bactéries.

L'abus d'antibiotiques a créé des souches résistantes, les produits nettoyants désinfectants qui n'ont d'antibactérien que le mot figurant sur l'étiquette, dégagent des composés polluants plus néfastes que les microbes qu'ils sont censés éliminer. Quant aux décapages répétés de notre peau, les dermatologues nous expliquent qu'ils éliminent le film de sébum protecteur, assèchent notre épiderme et finissent par faire de cette barrière naturelle une passoire à germes.
Comme le manque d'hygiène, son excès, en rompant l'équilibre bactérien, peut favoriser la prolifération de microbes pathogènes.
Par ailleurs, la conscience que l'eau devient une denrée rare sur terre progresse de plus en plus.

Alors faut-il arrêter de se laver ? Sûrement pas. Mais espacer les douches, faire des toilettes de chat, utiliser des savons doux, bannir les déodorants et les parfums synthétiques, ça peut s'envisager sans risque de passer pour un malpropre.

Franck ArguillèreÀ l'heure où le Salon de l'Agriculture bat son plein sous le signe de la hausse des prix des denrées agricoles (celui du blé européen a doublé, par exemple), on assiste dans la profession à une grande disparité de situation : les céréaliers profitent de l'aubaine, les éleveurs font grise mine, les producteurs de lait sont en perdition et manifestent devant le stand de Danone.
Le malaise est palpable, le système marche sur la tête. On sent bien qu'il est à bout de souffle, d'autant que les enjeux du réchauffement climatique pointent du doigt son coût élevé en matière d'émissions de carbone.

Cela fait longtemps que les experts prêchent l'abandon du modèle actuel basé sur l'utilisation de machines, de semences améliorées, de fertilisants chimiques pour aller vers une agriculture protectrice du sol, de l'eau et du climat.
Et d'après eux, dans les pays du sud, seul le retour à l'exploitation familiale pourrait permettre de lutter efficacement contre la faim qui a touché en 2010 encore plus de 900 millions de personnes dans le monde.
Une double solution donc : du bio et des fermes de petites tailles.

Et nous, consommateurs, qu'allons-nous faire ? Comme d'habitude, acheter responsable, de plus en plus.
Tout le monde s'accorde aujourd'hui sur le fait que réduire sa consommation de viande aurait un impact déterminant sur le changement climatique. Pour une raison simple à comprendre : 1 kg de bœuf a besoin de 7 kg de céréales, consomme 100 fois plus d'eau et émet 100 fois plus de gaz à effet de serre qu'1 kg de blé.
L'impact sur notre santé est également reconnu. Moins de viande dans nos menus pourrait diminuer les risques de surpoids, cholestérol, diabète, maladies cardio-vasculaires, cancers…

Nous serons donc demain flexitariens. Vous en avez entendu parler ? Le mot vient des Etats-Unis. 80 % végétariens, 20 % omnivores. On mange de la viande une ou deux fois par semaine, de préférence des viandes maigres comme les volailles. Et le reste de l'alimentation est constitué de poissons, œufs, laitages, céréales, fruits et légumes (de saison !). Dans nos régions, cela ressemble à s'y méprendre au fameux régime méditerranéen prôné par la plupart des nutritionnistes depuis une quinzaine d'années.
J'étais donc flexitarien sans le savoir ! Apparemment je ne serais pas le seul, aux Etats-Unis 30 à 40 % de la population le seraient également.
Frugheur, flexitarien et locavore, voilà la jeune garde des consomm'acteurs !