Revue de presse

En bref, toute l'actualité du net dans les domaines de la santé, du bien-être et de l'environnement.
Chaque semaine, la rédaction sélectionne, pour vous, les meilleurs articles des sites d'information du web, et vous en livre un condensé.
L'événement à ne pas manquer, le buzz du moment, les nouvelles initiatives, les dernières tendances, les sujets de société ou l'étude scientifique qui vient d'être publiée…

17/04/2019

232 substances actives de pesticides ou de métabolites perturbateurs endocriniens suspectés ont été relevées par l'ONG Générations Futures après analyse des données publiques concernant la pollution des eaux en France métropolitaine, Martinique et Réunion. Ce sont en moyenne, par département, 41 substances actives pouvant être des perturbateurs endocriniens.
Dans le trio de tête : le fameux glyphosate, l'atrazine-déséthyl (un désherbant interdit depuis 2003), le métolachlor (un herbicide). L'ONG a publié sur son site une carte des départements les plus touchés.
Les perturbateurs endocriniens sont des substances capables d'interférer avec le système hormonal. Ils peuvent avoir des effets négatifs sur la croissance, la fertilité, le comportement et être à l'origine de certains cancers.

Source : Futura Sciences,

17/04/2019

13 % des cas d'asthme infantile diagnostiqués dans le monde seraient dûs à la pollution de l'air générés par les véhicules automobiles, selon une étude états-unienne portant sur 194 pays. 90 % des cas sont situés dans les grandes agglomérations. En cause : la concentration en dioxyde d'azote (NO2), due notamment au diesel. En tête de peloton : la Corée du Sud suivie par le Koweït, le Qatar et les Émirats arabes unis. Dans le top 10 des villes les plus touchées : 8 villes en Chine, Shanghai en tête (avec 48 % des cas d’asthme imputables au trafic routier), suivies de Moscou et Séoul. Paris est à la 21e place (33 %), devant New York et Londres.
92 % de ces cas interviennent dans des zones où les concentrations de NO2 ne dépassent pas les recommandations de l’OMS (40 microgrammes/m3 en moyenne annuelle). Conclusion : "les normes actuelles de l’OMS ne sont pas protectrices contre l’asthme infantile". Les auteurs plaident donc pour un durcissement de ces normes.

Source : Le Monde, Stéphane Mandard

17/04/2019

250 000 morts supplémentaires chaque année entre 2030 et 2050, seraient dus au réchauffement climatique, selon l’Organisation mondiale de la santé. La Banque mondiale estime que l’extrême pauvreté frappera 100 millions de personnes supplémentaires en 2030 si nous ne parvenons pas à infléchir le réchauffement.
L'accroissement du nombre de vagues de chaleur expose au stress thermique et augmente ainsi le risque de développer des maladies cardio-vasculaires et rénales.
On a constaté une recrudescence des allergies, notamment dans les villes polluées où les populations sont plus fragilisées. D'une manière générale les aléas climatiques touchent actuellement 27 attributs de la santé humaine (mortalité, morbidité, blessures, malnutrition ou espérance de vie). Les catastrophes naturelles entraînent des noyades, des asphyxies, des famines et la recrudescence d’épidémies. Elles touchent également la santé mentale : dépressions et stress post-traumatiques. Or les infrastructures de santé ne sont pas dimensionnées pour répondre à ce défi.
Scientifiques, climatologues et épidémiologistes appellent donc à une "transition urgente vers une économie neutre en carbone".

Source : Le Monde, Audrey Garric

17/04/2019

"Le plastique est une crise sanitaire globale ignorée bien que sous nos yeux". C'est le verdict du dernier rapport d'une organisation états-unienne, le Ciel (Center for international environmental law). Des microplastiques ont été retrouvés dans les selles de personnes habitant un peu partout dans le monde. Des bébés naissent contaminés par des substances associées au plastique.
99 % du plastique est produit à partir de combustibles fossiles qui génèrent des pollutions dès l'extraction, notamment le gaz de schiste. La production de plastique relâche ensuite de nombreux polluants hautement toxiques, comme le benzène et le styrène. Au moment de l'utilisation, le consommateur se voit exposé à des molécules toxiques du fait de la migration des substances contenues dans les emballages vers la nourriture ou la boisson. Les additifs ajoutés au plastique, comme les phtalates ou le Bisphénol A, peuvent être cancérigènes ou perturbateurs endocriniens. Les déchets plastiques s'accumulent ensuite dans l'environnement. S'ils sont incinérés, ils relâchent des polluants dans l'air, l'eau et les sols. S'ils sont recyclés, ils perpétuent l'impact des produits dangereux.

Source : Reporterre, Marie Astier

17/04/2019

Des allergènes en pagaille, des molécules irritantes, des désinfectants favorisant la résistance bactérienne… La dernière enquête de 60 Millions de consommateurs effectuée sur 100 produits d'entretien courant montre que les produits ménagers sont responsables d'une important pollution intérieure qui serait 5 fois plus importante que la pollution extérieure. L’association de consommateurs demande aux pouvoirs publics "la mise en place d'un MenagScore pour que les consommateurs aient une information claire et transparente sur la composition des produits ménagers".
L'Ademe (Agence de l’environnement et de la maîtrise de l’énergie) conseille d'utiliser des produits naturels comme le savon de Marseille pour les vitres, le bicarbonate de soude pour l’évier et les cristaux de soude mélangés à du savon pour le sol. Sans abuser des huiles essentielles qui peuvent provoquer des réactions cutanées et respiratoires.

Source : Passeport Santé, Aurélie Giraud

17/04/2019

Le liquide céphalo-rachidien joue un rôle de nettoyeur du cerveau. C'est la découverte que viennent de faire une neurobiologiste danoise avec une équipe de chercheurs états-uniens. 20 % de l'énergie dépensés par notre métabolisme est consommée par le cerveau qui ne pèse pourtant que 2 % du poids de notre corps. Cette consommation produit des déchets potentiellement toxiques, comme les protéines bêta-amyloïdes connues pour être impliquées dans la maladie d’Alzheimer. Le liquide céphalo-rachidien circule entre les neurones, se charge de ces déchets et les emporte avec lui pour les éliminer. C'est le système "glymphatique". Il est beaucoup plus actif pendant le sommeil et il est favorisé durant l'éveil par l'activité physique.
Ces découvertes ouvrent la voie à un champ de recherche visant par exemple à améliorer le sommeil en prévention de la maladie d'Alzheimer.

Source : Le Figaro, Anne Lefèvre-Balleydier

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