Les succédanés à base de chicorée, d’orge ou de lupin n’ont pas exactement le même goût que le café mais ils en allègent l’addition écologique.
73 % des Français consomment régulièrement du café. Et l’engouement est planétaire : près de 2 milliards de personnes en consomment quotidiennement dans le monde.
Déforestation, pesticides, atteintes aux droits humains : la facture environnementale et sociale du café ne cesse pourtant de s’alourdir. Et sa culture est par ailleurs fortement exposée aux aléas climatiques.
Pour des raisons éthiques, écologiques, ou simplement pour réduire leur consommation de caféine, de plus en plus de consommateur(ice)s se tournent donc vers des alternatives qui se sont multipliées ces dernières années.
La chicorée connaît un regain de popularité (Leroux, Nourée, Cherico). Obtenue à partir de racines torréfiées puis réduites en poudre, cette boisson sans caféine affiche un bon bilan environnemental : une tasse de chicorée émet environ quatre fois moins de dioxyde de carbone (CO2) qu’une tasse de café voire encore moins si elle est bio. Elle est riche en fibres et en inuline, un prébiotique reconnu pour son impact positif sur le microbiote intestinal. Au goût, on y retrouve l’amertume du café, avec des notes de caramel et de noisette.
Populaire en Italie (caffè d’orzo) et au Portugal (cevada), le café d’orge (Kafékap, Graine de Breton) se prépare en infusion, idéalement en cafetière à piston, ou en cafetière italienne ; certaines marques proposent aussi des capsules. L’essentiel de l’orge utilisé est cultivé et transformé en France. Le "Koffé 532", de Graine de Breton, est un mélange d’orge et de petit épeautre dont le goût se rapproche vraiment du café.
Le café de lupin (Lupi Coffee, Arsene, La Tribu des Kawas) a aussi un goût qui se rapproche du café, avec moins d’acidité. Le lupin est une légumineuse dont les graines, très riches en protéines, sont torréfiées pour donner un café moulu ou en grains.
Le thé n’est pas un substitut au café mais il figure, selon l’Ademe, parmi les boissons les moins émettrices après l’eau du robinet, avec 43,6gCO₂e par litre, soit quinze fois moins que le café. Sa culture entraîne moins de déforestation et, là encore, privilégier le bio limite la teneur en pesticides.
Source : Vert, Raphaëlle Vivent - 20/09/26
