L’antenne de Lecher dans la méthode Acmos

L’antenne de Lecher dans la méthode Acmos

Inventée par Ernst Lecher, l’antenne a été perfectionnée par René Naccachian, le créateur de la méthode Acmos où elle joue un rôle central : résonance et questionnement. Comment ça marche ?

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Sommaire

- Qui l’a inventé ?
- Quelles modifications apportées par René Naccachian ?
- Capteur d’ondes vibratoires
- Emetteur d’ondes vibratoires
- Fonction de questionnement
- Quel type de questionnement ?
- Quelles hypothèses pour expliquer ce phénomène ?
- Une hypothèse liée à la physique quantique ?
- Une hypothèse “spirituelle” ?
- Le soin à distance

La méthode permet à chacun de bénéficier d’un bilan énergétique et de rétablir les connexions défaillantes (voir : La méthode Acmos : rétablir l’équilibre énergétique). L’antenne de Lecher en est un élément central. 
À ce propos, Alain Sallez, spécialiste en aménagement du territoire, ancien enseignant à l'ESSEC et à l'Ecole Nationale des Ponts & Chaussées, bio-énergéticien Acmos et formateur dans cette discipline, répond à nos questions.*

L’antenne de Lecher est un élément central dans la méthode Acmos. Qui l’a inventé ?
Alain Sallez : Il s’agit d’Ernst Lecher, un physicien autrichien décédé en 1926. Il avait constaté que, quand on mettait un générateur à l’origine d’un fil coudé et qu’on déplaçait un curseur entre les deux fils, se mettait en place un système d’ondes stationnaires avec des noeuds et des ventres… À partir de cette expérimentation, un ingénieur allemand, Reinhard Schneider, a conçu un instrument : l’antenne de Lecher. C’est un bras qui s’articule à chacune des extrémités du fil. Le générateur est l’organisme de la personne qui tient les deux poignets. En déplaçant le curseur, le système d’ondes stationnaires se met en place et, en fonction de la position du curseur, la longueur d’onde et la fréquence changent. Il suffit donc de régler l’instrument en plaçant le curseur sur la longueur d’onde choisie.

Quelles sont les modifications apportées ensuite par René Naccachian, le créateur de la méthode Acmos ?
A.S. : René était ingénieur. Il a créé sa propre antenne de Lecher, plus maniable, plus sensible, en jouant notamment sur les matériaux. Il a ajouté aussi différentes potentialités : par exemple, grâce à une tirette, l’onde, au lieu de partir dans la matière, peut être réfléchie et revenir sur la personne qui a ainsi la possibilité de s’automesurer.

L’une des fonctions importantes de l’antenne dans le protocole Acmos et celle de résonance. Elle serait capable de capter les vibrations de l’organisme humain…
A.S. : Le physiologiste Georges Lakhovsky a découvert au 20e siècle que nous émettions des ondes et que les différentes parties du corps émettent des ondes de longueurs différentes. Une des fonctions de l’antenne va être effectivement de vérifier qu’un organe émet bien une onde correcte, à l’intensité souhaitable. L’antenne est réglée sur une certaine fréquence d’émission et est dirigée vers la personne. Si celle-ci émet la même fréquence, il y a un phénomène de résonance. À ce moment-là, se produit un courant de Foucault dans le fil de l’antenne. On peut appliquer à ce courant la loi d’Ampère (courant-champ-force) et, s’il y a résonance, la force de Laplace va s’appliquer sur la tête de l’antenne qui va s’incliner vers l’utilisateur. Cela se produit parce qu’il y a résonance entre la longueur d’onde de l’antenne et celle émise par la personne.

L’antenne de Lecher serait à la fois capable de capter des ondes mais aussi d’en émettre…
A.S. : Si un organe n’émet plus ou pratiquement plus, on va pointer l’antenne en émettant la longueur d’onde souhaitable sur la partie de l’organisme qui est en cause. S’il s’agit, par exemple, d’un ganglion d’élimination lymphatique, on va le pointer jusqu’à ce que l’onde arrive à “réveiller” l’organe qui va de nouveau émettre l’onde en question.

Outre la résonance, l’antenne de Lecher aurait une fonction plus mystérieuse : celle du questionnement…
A.S. : René Naccachian a mis 30 ans à mettre au point sa méthode. Sa première découverte a été le fait de pouvoir vérifier la qualité de certains produits avec l’antenne de Lecher en regardant s’ils étaient bénéfiques et s’ils favorisaient le bon fonctionnement vibratoire de la personne. Et puis un jour, grâce à l’expérience d’un de ses élèves, il s’est aperçu qu’on pouvait questionner l’antenne. À partir de ce moment-là, s’est ouverte une nouvelle étape et le questionnement s’est mis en place dans la méthode. 

Quel type de questionnement ?
A.S. : Par exemple, “est-ce que cette personne a un problème au niveau de tel organe ?” On peut aussi citer différents organes ou se promener sur une échelle comportant des indications écrites jusqu’au moment où l’antenne réagit. L’expérience montre que ça marche. C’est phénoménologique. Il y a des centaines et des centaines de bioénergéticiens qui ont fait cette expérience et eux-mêmes l’ont fait des centaines de fois.

Quelles sont les hypothèses dont on dispose aujourd’hui pour expliquer ce phénomène ?
A.S. : Jusqu’à présent, on n’a aucune réponse scientifique démontrée. En revanche nous avons des hypothèses. La première est qu’il y aurait un inconscient du corps comme il y a un inconscient psychique. Quand on énonce le nom d’un organe, par exemple les surrénales, il y aurait une vibration au niveau de cet organe et une réponse qui proviendrait donc de cet inconscient du corps.

Une autre hypothèse serait liée à la physique quantique… 
A.S. : Depuis les expériences d’Albert Einstein et, plus récemment, la démonstration par Alain Aspect du phénomène d’intrication quantique ou de "non localisation", on sait que deux particules qui ont été en lien à un moment donné et reçu une information, si l’on modifie cette information pour l’une, l’autre se modifie, même à grande distance. Or une cellule peut capter beaucoup d’informations. Et dans l’univers, depuis le temps qu’il y a des phénomènes d’intrication, il y a des milliards et des milliards de cellules qui se répondent les unes les autres. On peut donc imaginer, un peu à l’image de la toile internet, un espace gigantesque d’interconnexions et d’informations. Il pourrait y avoir une possibilité d’interroger cette masse d’informations et notre cerveau aurait la capacité d’entrer en résonance avec elle… Cette hypothèse rejoint les discussions entre le psychanalyste Carl Gustav Jung et le physicien Wolfgang Pauli autour de l’inconscient collectif et du concept d’archétypes. Cet inconscient collectif serait partagé par toute l’humanité. René Naccachian disait qu’une certaine longueur d’onde dite “sacrée” (1,1 sur l’antenne de Lecher) était partagée par tous les humains. Une longueur d’onde de “reliance”. On tourne toujours autour de la même idée : quelque chose qui relie les humains et qui relie les humains à l’univers.

Il y enfin une hypothèse plus “spirituelle"…
A.S. : On peut penser aussi que la réponse vient d’une intelligence supérieure. Ce n’est pas qu’une réponse mystique. C’en est une si l’on pense qu’il s’agit d’un dieu ou d’un maître de l’univers. Mais de grands physiciens comme Max Planck ou Albert Einstein ont été stupéfaits de constater que l’univers répondait à des constantes extrêmement fines, réglées au milliardième de milliardième… Selon eux, cela ne pouvait pas être le fruit du hasard. L’un et l’autre disait donc que c’était l’oeuvre d’une intelligence très supérieure à celle de l’homme, sans lui donner de forme particulière. Un physicien contemporain, Emmanuel Ransford, s’est aussi intéressé à cette question. Il fait l’hypothèse que les particules élémentaires seraient constituées d’une partie physique sous forme de matière ou de vibrations et d’une partie de conscience qui permettrait d’orienter le choix de la particule. Selon lui, on trouverait cette capacité de conscience à l’oeuvre dans tout le développement de l’univers.

Le soin à distance serait, selon vous, une bonne illustration de ces hypothèses…
A.S. : On constate effectivement que, lorsqu’on a une représentation d’une personne par exemple à travers une photo, et si l’on travaille sur les paramètres bioénergétiques de cette personne, ceux-ci se modifient. On a vérifié cela expérimentalement avec René Naccachian. Il faisait un bilan à distance à quelques kilomètres d’une personne et celle-ci avait un bioénergéticien à côté d’elle. Ce dernier constatait une modification des paramètres de la personne à l’issue du bilan : par exemple l’équilibre de l’énergie entre ses méridiens, la relance de son système d’élimination lymphatique ou le système des glandes endocrines. 


*Alain Sallez a dirigé un ouvrage collectif de référence sur la méthode Acmos qui est paru à l’automne 2025 : Bioénergétique, l’équilibre du corps et de l’esprit, édition Acmos.

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L’aventure du livre

Pouvez-vous raconter dans quelles conditions est né ce livre, Bioénergétique, l’équilibre du corps et de l’esprit ?
Alain Sallez : En 2015, René Naccachian avait des problèmes de santé importants. Nous étions beaucoup en contact et un jour René me dit : “j’avais prévu de faire un livre mais je n’en ai plus la force.”
Je lui ai alors proposé : “tu vas parler et je vais prendre des notes”.
Son livre prévoyait neuf chapitres. Nous avons fait ensemble les deux premiers chapitres puis il m’a dit : “je suis trop fatigué, ce n’est plus possible”. Il est décédé en 2019.
En 2022, j’ai pensé que j’avais un devoir moral par rapport à lui et qu’il fallait finaliser ce projet. J’ai rédigé les deux premiers chapitres à partir des notes que j’avais prises, j’ai distribué les autres chapitres aux formateurs de la méthode. Ils ont été revus et validés avec Antoine Naccachian, le fils de René. Enfin j’ai écrit un dernier chapitre sur les mécanismes que nous avons évoqués plus haut. 
Un chapitre sur la relation soignant-soigné, reprenant les éléments d’une conférence d”Hélène Sallez**, avait été confié à un collaborateur. Or il se trouve que ce dernier a quitté l’univers Acmos. Nous avons donc demandé à Hélène Sallez, qui était à l’origine de ce chapitre, de le rédiger directement.


**Épouse d’Alain, Hélène Sallez est psychologue clinicienne, psychanalyste puis haptothérapeute, auteure notamment de Sensualité féminine et maternité, La femme réconciliée, éditions l’Harmattan 

Vie Saine et Zen