Alimentation : L’éco-score mesure l’impact environnemental de nos aliments, mais le fait-il bien ?

Alimentation : L’éco-score mesure l’impact environnemental de nos aliments, mais le fait-il bien ?

10 acteurs de l'alimentation ont lancé le 7 janvier dernier un éco-score calqué sur le Nutri-score.

Parmi eux : Yuka, Foodcheri, Marmiton, La Fourche. Il s'agit d'un affichage environnemental, sous la forme d’une note de A à E, qui sera apposé sur les produits alimentaires. L'objectif est d’informer les Français sur l’impact environnemental des produits qu’ils consomment.
L'éco-score s’appuie principalement sur l’analyse du cycle de vie, selon une méthode élaborée par le groupe de travail Agribalyse et pilotée par l’Ademe. 14 indicateurs prennent en compte non seulement la phase de production, mais aussi toutes les étapes par lesquelles passe un produit, de la fourche à la fourchette et, pour l’impact environnemental, non seulement les émissions de CO2, mais aussi la pollution de l’air, de l’eau, des sols… À cela s'ajoutent encore 6 critères bonus ou malus destinés à prendre en compte les labels, la provenance des produits, la politique environnementale du pays producteur, le fait qu'une espèce soit menacée, la recyclabilité de l’emballage ou la saisonnalité des ingrédients.
Certaines associations pointent du doigt les limites du système : les points faibles d’un produit peuvent être compensés par ses points forts, la grande majorité des produits se retrouvant dans un ventre mou, avec une note ni trop bonne, ni trop mauvaise. Témoin le Nutella, qui décroche un éco-score flatteur de niveau C.

 

Source : 20 Minutes, Fabrice Pouliquen – 07/01/21