Bus, métros, RER… Les difficultés s'accumulent sur le réseau de transport francilien, freinant la décarbonation de la mobilité

Bus, métros, RER… Les difficultés s'accumulent sur le réseau de transport francilien, freinant la décarbonation de la mobilité

Les transports en commun sont la clé de la décarbonation, pourtant le réseau francilien est au bord de l'implosion.

Plus d'une heure d'attente dans certains bus, rames et couloirs des métros bondés, incidents à répétition… Et la situation a empiré depuis l'été !
La hausse des prix de 12 % au 1er janvier 2023, bien que justifiée par l'inflation et la hausse des prix de l'énergie, ne fait qu'accentuer la colère des usagers.

Face à cela, 50 maires ont signé la pétition "Stop Galère" demandant le gel des tarifs et le retour à 100 % du service, réduit pendant les confinements et qui n'a pas retrouvé son niveau d'avant la crise.
La gestion à court terme par Île-de-France Mobilités est critiquée. Compte tenu de ses investissements sur le Grand Paris et pour les jeux Olympiques de 2024, sa dette avoisine les 6 milliards €.

Selon l'association des usagers des transports d'Île-de-France, la RATP n'est pas en mesure de rétablir le service, essentiellement par manque d'effectifs. Absentéisme, grèves, matériel défaillant… "Des conducteurs de métro devraient être recrutés d'ici fin décembre mais, pour le bus, les recrutements nécessaires ne seront pas terminés avant le printemps." Pour ces derniers, on constate une désaffection dans toute la France à cause des conditions de travail difficiles et d'une rémunération insuffisante.

Pourtant, les besoins augmentent chaque année : les déplacements ont augmenté de 34 % au sein de Paris entre 2001 et 2018, tous modes de transports confondus. Les déplacements en voiture ont légèrement baissé tandis que la marche, le vélo et l'usage des transports en commun ont augmenté.

 

Source : Novethic, Fanny Breuneval – 29/12/22