L’agroforesterie, le futur de la vigne

L’agroforesterie, le futur de la vigne

Des vignes parsemées de haies et longées d'arbres fruitiers : une protection contre le changement climatique ?

Franck Renouard, ancien chirurgien-dentiste, propriétaire du domaine viticole de Scamandre, à Vauvert, dans le Gard, a démarré il y a 19 ans et a commencé à planter des arbres il y a 15 ans. Une dizaine de pionniers, principalement des vignerons en bio se sont lancés dans l'agroforesterie à cette époque.
"C’était pour la biodiversité, pour ramener dans la vigne les oiseaux et les chauves-souris qui mangent les insectes qui nous embêtent. Et pour l’humus du sol, car un terrain sans humus ne retient pas l’eau."

Il semblerait que les arbres aient une utilité supplémentaire : protéger les vignes du changement climatique.
"Lors des grosses chaleurs d’été, en pleine journée, à l’ombre des arbres la température peut être réduite de 4 à 6 degrés", observe Fabien Liagre, fondateur de la Scop Agroof, spécialisée en agroforesterie. "Quand on calcule les entrées et sorties d’eau sur la parcelle, on se rend compte que la parcelle en agroforesterie garde beaucoup mieux l’eau et limite la transpiration des cultures."
Un autre avantage serait de faire baisser le degré d'alcool dans les vins et de protéger contre les gelées tardives du printemps. Ce n'est pas une solution miracle, mais la demande commence à exploser : Fabien Liagre anime aujourd'hui 5 à 10 formations par an sur le thème "vignes et agroforesterie".

 

Source : Reporterre, Marie Astier et David Richard – 03/09/22