La pêche au chalut libère autant de CO2 que l'ensemble du secteur aérien

La pêche au chalut libère autant de CO2 que l'ensemble du secteur aérien

Entre 0,6 à 1,5 gigatonne de tonnes de CO2 par an, contre 0,9 gigatonne en 2019 pour le transport aérien…

Selon une étude qui vient d'être publiée dans la prestigieuse revue Nature, c'est ce que relâche dans l'eau le chalutage, une pratique qui consiste à trainer d’imposants filets qui raclent les fonds marins pour optimiser les captures de poissons.
26 biologistes marins, climatologues, et économistes se sont penchés pour la première fois sur la question. Le résultat est alarmant. "Les sédiments marins constituent le premier réservoir de carbone à long terme de la planète. La perturbation de ces réserves en carbone (…) est susceptible d’augmenter l'acidification des océans, de réduire la capacité d’absorption du CO2 par l'océan et de contribuer à son accumulation dans l'atmosphère."
Les scientifiques préconisent donc la mise en place de zones protégées. Il faudrait cibler en priorité les zones où les fonds marins stockent le plus de carbone et où le chalutage est le plus important. 3,6 % de l'océan protégés suffiraient à éliminer 90 % du risque de perturbation.

 

Source : Novethic, Pauline Fricot – 02/04/21