Le congrès mondial de la nature s'achève sur un bilan en demi-teinte

Le congrès mondial de la nature s'achève sur un bilan en demi-teinte

Un bilan positif selon l'organisateur et le gouvernement français, plus nuancé selon les associations environnementales…

Le congrès mondial de la nature s'est achevé à Marseille, après une semaine de travaux. Le "Manifeste de Marseille" donne un bilan de l'événement avec, selon l'Union internationale pour la conservation de la nature (UICN), organisateur du congrès, des "contributions substantielles et significatives à la reprise post-pandémie et à la crise biodiversité-climat" pour lesquelles se sont engagés les participants. Cinq entreprises multinationales (Kering, Holcim, L'Occitane, LVMH, Pernod Ricard) se sont engagées "à restaurer et à améliorer la biodiversité grâce à des stratégies et des actions d'entreprise favorables à la nature".

France Nature Environnement et le WWF France jugent que l'événement a permis des avancées positives, notamment autour d'un certain nombre de motions au caractère non contraignant mais susceptibles d'être reprises dans des politiques publiques. Les domaines concernés sont le cadre mondial de la biodiversité post-2020, la reconnaissance des droits des peuples autochtones, la réduction des impacts de l'industrie minière, la restauration des forêts primaires, la protection de l'Amazonie ou celle de la santé humaine, animale et environnementale.

Les ONG pointent du doigt, en revanche, le manque de mesures concrètes à la hauteur des enjeux, notamment de la part du gouvernement Français.
Greenpeace regrette en particulier l'abstention de la France "à rebours de l'histoire" sur le vote de la motion en faveur d'un moratoire sur les exploitations minières dans les grands fonds marins.

 

Source : Actu-Environnement, Laurent Radisson - 10/09/21