La plupart des plastiques finissent dans des décharges où ils peuvent mettre des siècles à se décomposer, libérant des produits chimiques.
Une étude franco-britannique publiée le 27 janvier dernier dans The Lancet Planetary Health a cherché à intégrer les différentes étapes du cycle de vie du plastique pouvant nuire à la santé humaine, de l’extraction du pétrole et du gaz servant à sa fabrication jusqu’à la pollution causée par ses déchets (mais sans prendre en compte d’autres possibles sources de dommages, comme les microplastiques ou les produits chimiques pouvant s’échapper d’emballages alimentaires).
Résultat : si rien ne change, le nombre d’années de vie en bonne santé perdues à cause du plastique pourrait plus que doubler dans le monde, de 2,1 millions en 2016 à 4,5 millions en 2040.
Même dans un scénario où les efforts mondiaux sont accrus contre les dommages du plastique sur la santé, le plus efficace serait de réduire la quantité de plastique “inutile” initialement produite. Le recyclage ferait peu de différence.
Jusqu’ici, les tentatives de conclure un traité mondial contre la pollution plastique se sont soldées par un échec, sous l’effet de l’opposition des pays pétroliers. Les auteurs de l’étude soulignent néanmoins que, face à cette “crise sanitaire mondiale”, les pays peuvent cependant agir au niveau national.
Source : Le Monde, AFP - 27/01/26
